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[ Vendredi 10 octobre 2008 ]
Les sables bitumineux: de l'Alberta au Quebec E&D
Le premier ministre de l'Alberta, Ed Stelmach, s'est donné pour mission de redorer l'image des sables bitumineux, fierté de sa province. Selon lui, il s'agit là d'une production énergétique, non seulement moins dommageable pour l'environnement qu'on voudrait le croire, mais aussi des plus bénéfiques pour l'économie canadienne. Une vision que les écologistes ont décriée hier.
Un effort certain pour rassurer les Québécois à quelques semaines du dépôt d'un projet de transport de pétrole bitumineux jusqu'au Québec.
Une vision optimiste que ne partagent absolument pas les écologistes, qui voient les sables bitumineux comme une source d'énergie «extrêmement polluante». Le coordonnateur général d'Équiterre, Sidney Ribaux, a notamment expliqué hier que l'extraction de pétrole bitumineux produit cinq fois plus de gaz à effet de serre que les procédés traditionnels.
Cela a considérablement contribué à la progression des émissions canadiennes. Une situation qui ne peut que s'aggraver, a-t-il prévenu, parce qu'on prévoit tripler la production d'ici quelques années. M. Ribaux préconise plutôt le recours à l'énergie éolienne, à la géothermie ou à des mesures d'efficacité énergétique, autant de solutions qui créeraient, selon lui, autant d'emplois.
Un nouveau rapport, rendu public hier par des chercheurs de l'Université de Toronto, met aussi en garde contre les effets néfastes de l'exploitation des sables bitumineux sur les Grands Lacs. Dix-sept raffineries pourraient être construites autour de ces véritables mers intérieures, essentiellement du côté américain de la frontière. L'eau utilisée pour le traitement du pétrole bitumineux serait lourdement polluée, tout comme l'air de la région, de quoi annuler tous les effets des programmes de dépollution mis en place depuis les années 70, prédisent les auteurs.
http://www.ledevoir.com/2008/10/09/209849.htm l
[ publié par jeromet
le 2008-10-10 09:11:41 ]
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[ Mercredi 8 octobre 2008 ]
8 Oct Revue de Presse E&D
230 ÉCONOMISTES CANADIENS EN FAVEUR D'UNE TAXE SUR LE CARBONE
230 influents économistes canadiens exigent l'imposition d'une taxe sur le carbone au Canada et une action immédiate contre le réchauffement planétaire. Dans une lettre ouverte publiée mardi, ils affirment qu'on ne peut soutenir une économie saine sans un environnement sain. Ils écrivent que l'action gouvernementale aura un coût substantiel, mais ils enjoignent les candidats politiques de ne pas s'en servir pour justifier leur inaction. Les signataires se disent non partisans mais leur initiative donne un coup de pouce à la campagne du Parti libéral, dont l'un des éléments clés du programme est la création d'une taxe sur le carbone. Par ailleurs, plus de 120 experts des changements climatiques ont dénoncé la politique du gouvernement conservateur depuis son arrivée au pouvoir en 2006. Ils invitent les Canadiens à voter "stratégiquement" pour l'environnement le 14 octobre. Dans leur lettre ouverte, les experts canadiens écrivent que même si les gaz à effet de serre se stabilisaient à leur niveau actuel, la glace disparaîtrait de l'Arctique l'été et entre 10 et 25% des espèces de la planète seraient appelées à disparaître. Les scientifiques affirment que depuis 2006, le Canada a entravé les efforts internationaux afin de s'attaquer aux changements climatiques.
RCI
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L'ACIA A MODIFIÉ SES RÈGLES PEU AVANT L'ÉCLOSION DE LA LISTÉRIOSE
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a cessé, le printemps dernier, d'exiger des entreprises de transformation de la viande qu'elles alertent l'ACIA au sujet de toute viande contaminée par la bactérie listeria. C'est du moins ce que soutiennent le quotidien Toronto Star et le réseau de télévision Radio-Canada-CBC au terme d'une enquête. La société des Aliments Maple Leaf a été impliquée au mois d'août dans une éclosion de cas de listériose qui ont fait 20 morts au Canada. Des inspecteurs fédéraux et leur syndicat affirment que le changement des règles a probablement eu pour effet de rendre la situation pire qu'elle ne l'aurait été. Avant le 1er avril, si une entreprise de transformation de la viande obtenait un résultat positif à la suite d'un test de dépistage de la bactérie, des inspecteurs fédéraux en étaient informés. Ils étaient ensuite appelés à superviser les opérations de nettoyage, selon Bob Kingston, responsable du syndicat qui représente les inspecteurs de l'ACIA.
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OTTAWA VA METTRE FIN À L'AIDE LIÉE AUX PAYS EN DÉVELOPPEMENT
Le Canada va mettre fin à une pratique condamnée depuis des années par des organismes d'aide internationale. La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, a annoncé l'abandon progressif du principe de l'"aide liée", qui force les pays en développement bénéficiaires du financement canadien à acheter en retour leurs biens et services au Canada. Cette décision touche 1,5 milliard de dollars consacrés par le Canada à l'aide bilatérale et sera pleinement effective d'ici à 2013. Plusieurs organisations non gouvernementales demandaient depuis des décennies la fin de cette politique qui incite au gaspillage et profite surtout aux pays donateurs. Selon le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), qui représente une centaine d'organismes, l'aide liée entraîne des coûts de 25 à 30% plus élevés. Un responsable de l'organisme Développement et Paix, Gilio Brunelli, évalue que l'assistance financière du Canada sera deux à trois fois plus efficace, pour chaque dollar investi. Le président du CCCI, Gerry Barr, estime que l'abandon de l'aide liée fait du Canada un "chef de file" en matière de coopération internationale.
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Grand producteur et exportateur de pétrole et de produits de base, le Canada est très favorisé par la conjoncture. Puisque nous en avons encore les moyens, c’est l’occasion, avant la catastrophe annoncée, d’investir massivement dans les énergies nouvelles et de faire preuve de responsabilité dans la lutte contre les changements climatiques.
Philippe Faucher est directeur du département de science politique de l’Université de Montréal et chercheur associé du CÉRIUM. Il est également membre du Réseau économie internationale (REI).
http://www.cerium.ca/Des-perspectives-difficiles
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Pascal Boniface au pays de l’or noir
Claude Lévesque
Le directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques (qu’il a fondé à Paris en 1990)
plusieurs grands enjeux de la mondialisation, en matière de démographie, de protection de l’environnement, de lutte contre les pandémies et de matières premières, passent par l’Afrique. »
Alors qu’il y a un accord sur le principe d’une paix entre Israël et les Palestiniens, on s’en éloigne un peu plus chaque jour sur le terrain. Ce conflit n’est pas le seul facteur, mais il reste la clé de nombreux problèmes de la région. Tant qu’il ne sera pas réglé de façon satisfaisante, le fossé entre le monde musulman et le monde occidental se creusera », croit Pascal Boniface.
Le politologue cite aussi les inquiétudes qui planent sur le programme iranien, « une menace pour le régime de non-prolifération plus que pour la sécurité de l’Europe ou même d’Israël », l’instabilité persistante en Irak, le « risque d’enlisement » pour l’OTAN et les pays engagés militairement en Afghanistan, de même que « l’extrême fragilité du Liban ». « Les espoirs de démocratie dans la région, de même que le rêve des néoconservateurs d’y voir émerger des pays proaméricains, se sont évanouis pour des raisons géopolitiques, dit-il. On voit bien qu’aujourd’hui, quand ces pays votent librement, ils se tournent vers les éléments les plus antiaméricains. »
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LES PAYS RICHES MANQUENT À LEURS PROMESSES D'AIDE AU DÉVELOPPEMENT
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, demande à la communauté internationale de redoubler d'efforts pour atteindre l'objectif du millénaire qui concerne la réduction de la pauvreté dans le monde. Dans un rapport publié jeudi, l'ONU estime que les pays les plus riches manquent à leur promesse d'aide au développement et mettent en péril les objectifs de l'organisation qui souhaite réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici 2015. Les huit objectifs du millénaire fixés en 2000 incluent la réduction de la pauvreté dans le monde, le recul des grandes pandémies, de la mortalité infantile, et de l'illettrisme, de même que l'égalité des sexes, l'amélioration de la santé maternelle et la protection de l'environnement. Les pays donateurs devront accroître leur aide annuelle de 18 milliards de dollars jusqu'en 2010 pour atteindre l'objectif de 50 milliards adopté par le G8 lors du sommet de Gleneagles en Écosse, en 2005.
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«Il est prévu que les changements climatiques augmenteront les risques pour la santé des Canadiens par l’entremise de plusieurs voies telles que les aliments qu’ils consomment, l’air qu’ils respirent et l’eau qu’ils boivent, ainsi que par l’exposition aux événements météorologiques extrêmes et aux maladies infectieuses qui se retrouvent dans l’environnement naturel», peut-on lire dans le rapport de Santé Canada. N’est-ce pas là un rapport important, voire alarmant
De plus en plus, le gouvernement tend vers une idéologie à la Big Brother. Ce n’est pas nouveau: qui contrôle l’information, détient le pouvoir. À Ottawa, le travail des journalistes n’a jamais été aussi difficile. La collecte de l’information des autres journalistes à travers le pays non plus. Gageons que Stephen Harper a lu bien avant moi 1984
http://www2.canoe.com/infos/chroniques/virginieroy/archives/2008/08/20080806-192321.html
[ publié par jeromet
le 2008-10-08 10:11:48 ]
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[ Mercredi 8 octobre 2008 ]
Harper a approuvé jusqu’ici quatre lacs comme dépotoirs de déchets E&D
« Deux groupes rendent public un rapport non publié du gouvernement sur la crise de l'eau au Canada »
Ottawa – Le Conseil des Canadiens et Mines Alerte ont rendu public un rapport rédigé par Environnement Canada en décembre 2007 qui révèle que le ministère possédait de l’information cruciale sur la crise imminente de l’eau douce au Canada.
Intitulé A Federal Perspective on Water Quantity Issues, le rapport, obtenu en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, prévient « qu’il pourrait y avoir un risque accru de conflit de compétences en matière de gestion de l’eau entre les provinces et également entre le Canada et les États-Unis. » [traduction]
« Le gouvernement Harper a balayé systématiquement la menace des exportations d’eau en vrac, tout en faisant disparaître le rapport. Nous sommes préoccupés de voir que cette information, qui contredit les affirmations de Stephen Harper, n’a pas été publiée il y a plusieurs mois, » dit Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens. « Nous savons maintenant qu’Environnement Canada a souligné la possibilité de pression pour exporter l'eau aux États-Unis, étant donné la crise de l'eau dans le sud-ouest des États-Unis et les incidences des changements climatiques. » a-t-elle ajouté.
Le rapport d’Environnement Canada met également en valeur le mythe de l’abondance d’eau douce au Canada et souligne que seulement 1 % de la réserve d’eau totale du Canada est renouvelée chaque année. Il souligne la consommation industrielle non durable de l’eau dans les secteurs de l’énergie et de l’agriculture.
Le Conseil des Canadiens et Mines Alerte sont préoccupés par le manque de protection législative de l’eau douce du Canada en ce temps de crise et affirment que les dernières politiques ont exacerbé le problème.
Les deux organismes ont mené une campagne active contre « l’annexe 2 » du Règlement sur les effluents des mines de métaux de la Loi sur les pêches, qui permet aux sociétés de demander la permission d’utiliser les plans d’eau douce comme bassins de résidus. Le gouvernement Harper a approuvé jusqu’ici l’utilisation de quatre lacs comme dépotoirs de déchets de mine; de nombreux autres lacs sont destinés à connaître le même sort.
« Le rapport d’Environnement Canada fait part de l’ incertitude du gouvernement par rapport à la quantité d’eau douce disponible au Canada ainsi que la pression croissante sur nos ressources en eau, » affirme Catherine Coumans de Mines Alerte. « Nous sommes outrés par le fait qu’Environnement puisse en même temps transformer nos écosystèmes en dépotoirs de produits toxiques pour les compagnies minières. C’est inacceptable que l’on puisse privatiser une ressource publique précieuse de cette manière. »
Les groupes sont inquiets de voir que les recommandations du rapport n’exigent pas l’élaboration d’une politique nationale de l’eau pour protéger l’eau douce du Canada, interdire les exportations d’eau en vrac et reconnaître que l’eau est un droit de la personne.
Le rapport est disponible en anglais au : www.canadians.org
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[ publié par jeromet
le 2008-10-08 10:09:44 ]
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[ Mercredi 8 octobre 2008 ]
8 Oct Revue de Presse E&D
230 ÉCONOMISTES CANADIENS EN FAVEUR D'UNE TAXE SUR LE CARBONE
230 influents économistes canadiens exigent l'imposition d'une taxe sur le carbone au Canada et une action immédiate contre le réchauffement planétaire. Dans une lettre ouverte publiée mardi, ils affirment qu'on ne peut soutenir une économie saine sans un environnement sain. Ils écrivent que l'action gouvernementale aura un coût substantiel, mais ils enjoignent les candidats politiques de ne pas s'en servir pour justifier leur inaction. Les signataires se disent non partisans mais leur initiative donne un coup de pouce à la campagne du Parti libéral, dont l'un des éléments clés du programme est la création d'une taxe sur le carbone. Par ailleurs, plus de 120 experts des changements climatiques ont dénoncé la politique du gouvernement conservateur depuis son arrivée au pouvoir en 2006. Ils invitent les Canadiens à voter "stratégiquement" pour l'environnement le 14 octobre. Dans leur lettre ouverte, les experts canadiens écrivent que même si les gaz à effet de serre se stabilisaient à leur niveau actuel, la glace disparaîtrait de l'Arctique l'été et entre 10 et 25% des espèces de la planète seraient appelées à disparaître. Les scientifiques affirment que depuis 2006, le Canada a entravé les efforts internationaux afin de s'attaquer aux changements climatiques.
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L'ACIA A MODIFIÉ SES RÈGLES PEU AVANT L'ÉCLOSION DE LA LISTÉRIOSE
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a cessé, le printemps dernier, d'exiger des entreprises de transformation de la viande qu'elles alertent l'ACIA au sujet de toute viande contaminée par la bactérie listeria. C'est du moins ce que soutiennent le quotidien Toronto Star et le réseau de télévision Radio-Canada-CBC au terme d'une enquête. La société des Aliments Maple Leaf a été impliquée au mois d'août dans une éclosion de cas de listériose qui ont fait 20 morts au Canada. Des inspecteurs fédéraux et leur syndicat affirment que le changement des règles a probablement eu pour effet de rendre la situation pire qu'elle ne l'aurait été. Avant le 1er avril, si une entreprise de transformation de la viande obtenait un résultat positif à la suite d'un test de dépistage de la bactérie, des inspecteurs fédéraux en étaient informés. Ils étaient ensuite appelés à superviser les opérations de nettoyage, selon Bob Kingston, responsable du syndicat qui représente les inspecteurs de l'ACIA.
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OTTAWA VA METTRE FIN À L'AIDE LIÉE AUX PAYS EN DÉVELOPPEMENT
Le Canada va mettre fin à une pratique condamnée depuis des années par des organismes d'aide internationale. La ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, a annoncé l'abandon progressif du principe de l'"aide liée", qui force les pays en développement bénéficiaires du financement canadien à acheter en retour leurs biens et services au Canada. Cette décision touche 1,5 milliard de dollars consacrés par le Canada à l'aide bilatérale et sera pleinement effective d'ici à 2013. Plusieurs organisations non gouvernementales demandaient depuis des décennies la fin de cette politique qui incite au gaspillage et profite surtout aux pays donateurs. Selon le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), qui représente une centaine d'organismes, l'aide liée entraîne des coûts de 25 à 30% plus élevés. Un responsable de l'organisme Développement et Paix, Gilio Brunelli, évalue que l'assistance financière du Canada sera deux à trois fois plus efficace, pour chaque dollar investi. Le président du CCCI, Gerry Barr, estime que l'abandon de l'aide liée fait du Canada un "chef de file" en matière de coopération internationale.
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Grand producteur et exportateur de pétrole et de produits de base, le Canada est très favorisé par la conjoncture. Puisque nous en avons encore les moyens, c’est l’occasion, avant la catastrophe annoncée, d’investir massivement dans les énergies nouvelles et de faire preuve de responsabilité dans la lutte contre les changements climatiques.
Philippe Faucher est directeur du département de science politique de l’Université de Montréal et chercheur associé du CÉRIUM. Il est également membre du Réseau économie internationale (REI).
http://www.cerium.ca/Des-perspectives-difficiles
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Pascal Boniface au pays de l’or noir
Claude Lévesque
Le directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques (qu’il a fondé à Paris en 1990)
plusieurs grands enjeux de la mondialisation, en matière de démographie, de protection de l’environnement, de lutte contre les pandémies et de matières premières, passent par l’Afrique. »
Alors qu’il y a un accord sur le principe d’une paix entre Israël et les Palestiniens, on s’en éloigne un peu plus chaque jour sur le terrain. Ce conflit n’est pas le seul facteur, mais il reste la clé de nombreux problèmes de la région. Tant qu’il ne sera pas réglé de façon satisfaisante, le fossé entre le monde musulman et le monde occidental se creusera », croit Pascal Boniface.
Le politologue cite aussi les inquiétudes qui planent sur le programme iranien, « une menace pour le régime de non-prolifération plus que pour la sécurité de l’Europe ou même d’Israël », l’instabilité persistante en Irak, le « risque d’enlisement » pour l’OTAN et les pays engagés militairement en Afghanistan, de même que « l’extrême fragilité du Liban ». « Les espoirs de démocratie dans la région, de même que le rêve des néoconservateurs d’y voir émerger des pays proaméricains, se sont évanouis pour des raisons géopolitiques, dit-il. On voit bien qu’aujourd’hui, quand ces pays votent librement, ils se tournent vers les éléments les plus antiaméricains. »
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LES PAYS RICHES MANQUENT À LEURS PROMESSES D'AIDE AU DÉVELOPPEMENT
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, demande à la communauté internationale de redoubler d'efforts pour atteindre l'objectif du millénaire qui concerne la réduction de la pauvreté dans le monde. Dans un rapport publié jeudi, l'ONU estime que les pays les plus riches manquent à leur promesse d'aide au développement et mettent en péril les objectifs de l'organisation qui souhaite réduire de moitié la pauvreté dans le monde d'ici 2015. Les huit objectifs du millénaire fixés en 2000 incluent la réduction de la pauvreté dans le monde, le recul des grandes pandémies, de la mortalité infantile, et de l'illettrisme, de même que l'égalité des sexes, l'amélioration de la santé maternelle et la protection de l'environnement. Les pays donateurs devront accroître leur aide annuelle de 18 milliards de dollars jusqu'en 2010 pour atteindre l'objectif de 50 milliards adopté par le G8 lors du sommet de Gleneagles en Écosse, en 2005.
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«Il est prévu que les changements climatiques augmenteront les risques pour la santé des Canadiens par l’entremise de plusieurs voies telles que les aliments qu’ils consomment, l’air qu’ils respirent et l’eau qu’ils boivent, ainsi que par l’exposition aux événements météorologiques extrêmes et aux maladies infectieuses qui se retrouvent dans l’environnement naturel», peut-on lire dans le rapport de Santé Canada. N’est-ce pas là un rapport important, voire alarmant
De plus en plus, le gouvernement tend vers une idéologie à la Big Brother. Ce n’est pas nouveau: qui contrôle l’information, détient le pouvoir. À Ottawa, le travail des journalistes n’a jamais été aussi difficile. La collecte de l’information des autres journalistes à travers le pays non plus. Gageons que Stephen Harper a lu bien avant moi 1984
http://www2.canoe.com/infos/chroniques/virginieroy/archives/2008/08/20080806-192321.html
[ publié par jeromet
le 2008-10-08 10:03:35 ]
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[ Mercredi 8 octobre 2008 ]
La rivière George devient aire protégée E&D
Michel Corbeil
Le Soleil
(Québec) Québec s'approche peu à peu de son objectif de placer 8 % de son territoire dans des aires protégées. Le premier ministre Jean Charest a annoncé la mise sous réserve de près de 18 000 kilomètres carrés de terres du Nord québécois, dont toutes les rives d'un cours d'eau aux allures de fleuve, la «mythique» rivière George.
Flanqué de représentants inuits, plus de 80 % des nouvelles zones désignées se trouvent au nord du 52e parallèle, M. Charest a indiqué, hier, que son Conseil des ministres a voté un décret, la semaine dernière, à ce sujet.
Il met les terres désignées à l'abri de toute tentative de développement hydroélectrique, minier ou forestier, jusqu'à «la fin des temps», a laissé tomber M. Charest. Les secteurs protégés représentent maintenant 7,07 % du Québec. Le reste à faire pour atteindre le but fixé ne constitue qu'une formalité, a laissé entendre le chef du gouvernement.
Aux yeux du premier ministre, le fait saillant à retenir porte sur la George, qui se déverse dans la baie d'Ungava. La rivière protégée sur toute sa longueur a valeur de symbole pour les Inuits, a-t-il dit.
Le corridor abrité des activités d'exploitation des ressources représente 9000 km2. C'est l'équivalent d'un cordon de nature large de deux kilomètres qui s'étirerait de Blanc-Sablon à Victoria, à l'autre bout du Canada, a insisté le chef du gouvernement.
Les nouvelles aires protégeront aussi les monts Pyramides, toujours dans le Nord québécois. Un parc de la Baie-aux-Feuilles verra le jour. La réserve pour le parc national des Collines-Ondulées, près de Schefferville, est également instituée. Des aires de moindre grandeur sont également instaurées plus au sud, comme dans la région de Mont-Laurier.
Jean Charest a insisté sur le lien qu'il fait avec le Plan Nord, dont il a dévoilé les grandes lignes lors du récent congrès du Parti libéral du Québec, un vaste chantier pour exploiter les ressources du Québec septentrional. «L'avenir du Nord commence par sa protection», a-t-il lancé lors du point de presse, dont le fond de scène était la vallée de la rivière Jacques-Cartier.
M. Charest a signalé que les aires protégées n'empêcheront pas des entreprises de réaliser des projets ailleurs dans le Grand Nord. Hydro-Québec n'abandonne pas pour autant son projet d'ériger des barrages sur la rivière aux Feuilles, a-t-il répondu. Il a indiqué que tout projet, comme cela a été le cas pour la désignation des aires protégées, passe par la consultation des habitants du territoire, les Inuits, les Premières Nations, mais aussi les Blancs qui y demeurent.
À ses côtés, la présidente de l'administration régionale Kativik, Maggie Emudluk, en a témoigné. Il y a six ans, «l'implication (des Inuits sur le développement de leur territoire) était minimale. Depuis 2003, les choses ont changé».
Bonne annonce
Les premiers échos sont favorables. Une coalition d'écologistes, comprenant Nature Québec, a applaudi l'annonce. «Une autre étape vient d'être franchie», peut-on lire dans un communiqué se réjouissant particulièrement de la protection de la rivière George, «patrimoine ancestral» des autochtones et qui accueille «l'une des plus grandes hardes de caribous au monde».
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualite s/environnement/200810/07/01-27456-la-riviere -george-devient-aire-protegee-du-quebec.php
[ publié par jeromet
le 2008-10-08 10:00:58 ]
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[ Mercredi 24 septembre 2008 ]
GES - La plupart des grandes sociétés québ. refusent de dévoiler leur bilan E&D
La plupart des sociétés ouvertes québécoises sollicitées par le Carbon Disclosure Project (CDP) ont refusé de dévoiler publiquement leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).
Des 28 entreprises québécoises contactées par le CDP, sept ont refusé de répondre et dix n'ont pas voulu que leurs réponses soient rendues publiques. Onze ont accepté.
Astral Media, le Groupe Jean Coutu, Power Corporation, Quebecor, Reitmans, Saputo et TransForce ont refusé net de répondre au questionnaire du CDP, selon le site web de l'organisme.
La société mère d'Air Canada, ACE Aviation, la Banque Nationale , Bell Canada, CAE, Cascades, CGI, Gildan, l'Industrielle Alliance, Quebecor Worl et Rona ont répondu, mais n'ont pas voulu que leurs réponses soient rendues publiques. Il faut dire que plusieurs de ces sociétés produisent relativement peu d'émissions de GES dans le cadre de leurs activités, du moins pas directement.
Le Carbon Disclosure Project est une initiative mondiale visant à sensibiliser les entreprises publiques à l'importance de combattre les changements climatiques. Plus de 385 investisseurs institutionnels du monde entier appuient le projet, dont la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Régime de pension des enseignants de l'Ontario et l'Office d'investissement du Régime de pensions du Canada.
Plus de trois ans après l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto au Canada, plusieurs entreprises ne se sont toujours pas dotées d'un plan de réduction des émissions de GES. Des 10 sociétés qui ont accepté que leurs réponses au CDP soient publiées, la moitié l'a fait et l'autre moitié ne l'a pas fait.
Dans les documents rendus publics, on apprend que Bombardier a réussi à réduire ses émissions de GES de cinq pour cent par année depuis 2003, pour une diminution totale de 15 %, conformément à ses objectifs. L'effort n'a rien coûté à Bombardier, au contraire: en 2007, les réductions ont permis au constructeur de réaliser des économies de 5 millions à ses installations aéronautiques de Belfast, Toronto, du Mexique, de Montréal, de Chicago et de Tucson.
De son côté, AbitibiBowater prévoit avoir investi 84 millions en 2007 et en 2008 dans des mesures ayant pour but de réduire ses émissions. Le rendement sur l'investissement ne tardera pas: l'entreprise s'attend à des économies annuelles récurrentes de 27 millions. Domtar s'est aussi doté d'un plan de réduction des GES, mais celui-ci ne comprend pas d'objectifs chiffrés.
Alimentation Couche-Tard prévoit consacrer 5,1 millions par année, pendant cinq ans, à son plan. L'objectif que l'entreprise s'est fixé demeure toutefois modeste: limiter l'augmentation de ses dépenses en énergie à l'inflation. On incite aussi les employés à recycler et les dirigeants à favoriser les téléconférences au détriment des voyages.
Pour sa part, le Canadien National, grâce à son plan de réduction calqué sur celui de l'Association des chemins de fer du Canada, dit avoir réduit de deux pour cent l'intensité de ses émissions depuis 2006.
De toutes les entreprises québécoises qui ont répondu au CDP, seule Bombardier affirme s'être fixé des objectifs de réduction absolus, comme le prévoit le protocole de Kyoto.
Aeroplan, Metro, SNC-Lavalin, Transcontinental et les Pages Jaunes ont répondu au questionnaire du CDP mais n'ont pas encore établi de plan de réduction des GES. Elles disent toutes y travailler. Gaz Métro dévoilera son rapport plus tard cet automne.
La version canadienne du rapport 2008 du CDP sera publiée au début novembre. Dans le rapport mondial, dévoilé lundi à New York, on apprend que 74 % des 500 plus importantes sociétés mondiales qui ont répondu au CDP se sont fixé des objectifs de réduction des GES. Quelque 77 % des grandes entreprises sollicitées ont rempli le questionnaire, soit le même taux que l'année dernière.
http://www.ledevoir.com/2008/09/23/206976.html
[ publié par jeromet
le 2008-09-24 09:45:12 ]
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[ Lundi 22 septembre 2008 ]
Pétro et gaz québécois E&D
Au-delà des chiffres avec Léo-Paul Lauzon
Que votre joie surabonde : on vient de découvrir beaucoup de gaz naturel au Québec, et du pétrole. Partout au monde, l’annonce en aurait été faite par le premier ministre. Mais pas au Québec colonisé. Telle que parue dans La Presse du 3 avril 2008, l’annonce nous est parvenue du Colorado, aux États-Unis, depuis les bureaux de Forest Oil Corporation. On est la risée du monde entier. Au Brésil, la société d’État Petrobras vient de découvrir un immense gisement de pétrole, et c’est le président du pays, Lula, qui en a fait l’annonce, pas une firme étrangère.
Le Journal de Montréal du 29 juillet 2007, publiait que la société aéronautique brésilienne Embraer vient d’implanter deux usines au Portugal. C’est le président du Brésil qui a entériné l’entente. Au Canada, le gouvernement a privatisé, sans aucun droit de regard, Canadair en le vendant à Bombardier, qui n’avait aucune connaissance de l’aéronautique et pas d’argent. Le Brésil a aussi privatisé Embraer, mais le gouvernement a conservé une action en or (golden share) qui lui permet d’avoir le dernier mot sur toutes les décisions importantes pour le pays, les travailleurs et la population. Avoir suggéré ce modèle ici, on m’aurait crucifié pour cause d’hystérie.
Afin de privilégier quelques opportunistes, le gouvernement du Québec a démantelé Hydro-Québec gaz et pétrole, a dissous la Société québécoise d’initiatives pétrolières et a cédé «gratos» tous leurs droits d’exploration aux trois bineries québécoises inexpérimentées, insolvables et inopérantes Pétrolia, Gastem et Junex. En 2007, celles-ci n’avaient aucun revenu d’exploitation, avaient toutes subi des pertes et n’avaient pratiquement pas d’actifs. Je connais des cabanes à sucre plus grosses que ces trois «juniors». N’ayant pas l’argent, les compétences et la technologie nécessaires, elles ont vite cédé des parts majoritaires de droits d’exploration au Québec à des firmes étrangères comme Forest Oil des States, Pilatus de Suisse et Corridor Resources, qui font de la prospection pour elles au Québec. Nos trois Québécoises n’ont même pas de «pépines» pour creuser un étang. Et comme lobbyiste, Junex a embauché l’ineffable André Caillé, ancien président d’Hydro-Québec. Toute cette histoire sans que les Québécois rouspètent, sans qu’aucun chroniqueur journalistique ne soulève la moindre critique et avec les applaudissements nourris de nos politiciens. On fait dur!
Léo-Paul Lauzon
http://www.journalmetro.com/searchresults?searchType=Article&r=category:''AND%20FullCategory:Cities/Montreal%20AND%20keywords:%20Léo-Paul%20Lauzon
[ publié par jeromet
le 2008-09-22 11:20:30 ]
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[ Jeudi 18 septembre 2008 ]
18 sept Revue de presse
Les clients de Gaz Métro écoperont
Surplus d’Hydro-Québec - Les clients de Gaz Métro écoperont
Le siège social de Gaz Métro, à Montréal
Curieusement, les clients de Gaz Métro (GZM.UN) vont débourser pour les surplus de disponibilité d’électricité d’Hydro-Québec.
Gaz Métro a investi 45M$ pour alimenter la centrale de gaz naturel de TransCanada Energy (TCE) (TRP) à Bécancour, construite pour subvenir aux besoins d'Hydro. Mais comme la société d'État dispose d’un surplus d’électricité et n’a pas besoin du courant produit par cette centrale, la société d’État s’est entendue avec TransCanada pour en cesser la production en 2008 et 2009.
Gaz Métro s’en trouve perdante, puisqu’elle misait sur les revenus tirés de la vente de gaz à cette centrale. Le distributeur gazier demande donc une augmentation de tarifs salée à compter du 1er octobre, soit de 6%. La hausse s’ajoutera à l’augmentation du gaz naturel, de l’ordre de 20% depuis un an, souligne le quotidien La Presse.
Gaz Métro demande à la Régie de l’énergie qu’elle impose une compensation à TCE pour le gaz qui ne lui sera pas livré. Dans le meilleur des cas, les clients de Gaz Métro devront absorber une augmentation de 5,98% des tarifs de distribution. Mais si TCE ne verse pas plus d’argent à Gaz Métro, la hausse sera de 6,15%.
En incluant la hausse du prix du gaz, le client résidentiel moyen verra sa facture augmenter de 15 à 20% en 2008-2009, incluant la nouvelle taxe verte imposée par le gouvernement Charest.
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Exportation de l'eau douce Barrages d'environnementalistes
Le Journal de Montréal Nicolas Dubois
La proposition de l’Institut économique de Montréal d’exporter 10% des réserves d’eau douce renouvelable du Québec soulève l’indignation des environnementalistes, qui estiment que ce serait un pas dans la mauvaise direction.
L’environnementaliste Daniel Green ne mâche pas ses mots à l’égard des conclusions de la recherche de l’Institut. Selon lui, il serait éthiquement et moralement irresponsable de vendre notre eau.
Situation précaire
«En raison des changements climatiques, nous sommes dans une situation précaire et nous ne savons même pas si nous manquerons d’eau en 2040. En établissant des contrats fermes d’exportation avec d’autres pays, nous risquons d’être pris à notre propre piège», souligne-t-il.
La vice-présidente de la Coalition Eau Secours, Martine Ouellet, abonde dans le même sens. Pour elle, l’idée de l’Institut aurait pour conséquence la perte de notre souveraineté sur notre eau.
«Si on exporte l’eau en vrac comme une denrée commerciale, on se soumet aux règles de l’ALENA [Accord de libre-échange nord-américain], et ainsi à la compétence des tribunaux de commerce internationaux », explique-t-elle.
Mme Ouellet contredit les chiffres de l’Institut et soutient qu’au contraire, l’impact financier serait catastrophique.
«On va puiser dans les réserves du sud du Québec, comme dans les bassins des Grands Lacs ou dans le fleuve Saint-Laurent, qui sont déjà à des niveaux historiquement très bas. Imaginez les conséquences sur l’affluence touristique dans les ports du Québec si la navigation devient impossible», conclut-elle.
http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/08/20080827-224018.html
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M. Harper avec l’environnement.
Avec son parti pris évident en faveur des pétrolières de l’ouest et son absence manifeste de volonté de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, il ne fait rien d’autre que laisser sa maison se détériorer jusqu’à devenir insalubre.
Trop fort? Pas si l’on considère que le mot écologie vient du grec «oikos», qui veut dire maison, notre maison. Et que écologie signifie, dans les faits, la science, la connaissance de la maison. Le terme économie, quant à lui, veut dire administration de la maison. Ike, Katrina, les inondations, les canicules sont autant de signes que notre maison est mal en point. Peut-être serait-il temps pour M. Harper d’agir en bon père de famille pour notre maison, pas juste pour la sienne et celles de ses amis.
La vie en vert de Steven Guilbeault
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[ publié par jeromet
le 2008-09-18 09:40:28 ]
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[ Mardi 16 septembre 2008 ]
The Most Destructive Project on Earth E&D
Canada’s Toxic Tar Sands: The Most Destructive Project on Earth
Because of their sheer scale, all Canadians are affected by the Tar Sands, no matter where they live.
If you live downstream, your water is being polluted and your fish and wildlife may be dangerous to eat. If you live in Saskatchewan you are a victim of acid rain. If you live in BC, “supertankers” may soon be plying your shoreline carrying Tar Sands oil to Asia. If you live in Ontario, you are exposed to harmful emissions from the refining of Tar Sands Oil. And the impacts do not stop at Canada’s border – US refineries are re-tooling to handle the dirty oil from Alberta.
With the Tar Sands, Canada has become the world’s dirty energy superpower.
Environmental Defence’s report highlights the environmental and human health effects of the Tar Sands. And, outlines what the federal government should do to clean it up.
Download the full report
http://www.environmentaldefence.ca/reports/pdf/TarSands_TheReport.pdf
http://www.environmentaldefence.ca/reports/tarsands.htm
[ publié par jeromet
le 2008-09-16 09:05:22 ]
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[ Dimanche 10 août 2008 ]
Les gagnants et les perdants d'un échec des négociations E&D
Genève -- L'échec des négociations de Genève sur la libéralisation du commerce mondial soulage un certain nombre de pays et de secteurs mais d'autres regrettent un accord qui aurait pu dynamiser l'économie de la planète.
Gagnants
- Les gouvernements: La plupart des dirigeants de la planète n'auront pas à risquer l'impopularité d'avoir signé un accord qui se serait traduit par une ouverture accrue à la concurrence de l'agriculture dans les pays riches et de l'industrie dans le monde en développement.
- Les agriculteurs subventionnés: L'accord en préparation prévoyait une baisse de 50 % à 85 % des subventions internes versées aux agriculteurs des pays riches. Il prévoyait aussi l'élimination en 2013 des subventions à l'exportation. La dernière proposition des États-Unis ramenait à 14,5 milliards par an les subventions aux agriculteurs américains, contre plus de 40 milliards actuellement.
- Les pays protectionnistes en matière d'agriculture: Les pays développés imposant des droits de douane très élevés à l'importation de produits agricoles pour défendre leur production interne, comme le Japon ou la Suisse, auraient vu leurs tarifs plafonnés par l'accord. Les pays en développement fortement dépendant de quelques produits agricoles, l'Inde ou l'Indonésie, auraient dû limiter leurs protections tarifaires.
Perdants
- L'économie mondiale: Un accord se serait traduit par une injection de 50 milliards par an dans l'économie mondiale et de 100 milliards au bout de dix ans via l'abaissement des droits de douane, selon le patron de l'OMC, Pascal Lamy. Ces montants représentent une part infime du PIB mondial, évalué à plus de 50 000 milliards, mais un accord aurait constitué un signal positif en période de crise financière.
- Les exportateurs de produits agricoles: Le Brésil, le Canada, l'Australie ou l'Uruguay attendaient avec impatience la baisse des subventions des pays riches pour exporter leurs produits agricoles à la fois vers les marchés des pays développés et ceux des pays en développement.
- Les pays les moins avancés: Ces pays n'avaient aucune concession à faire aux termes du cycle de Doha, qui devait leur offrir un accès sans droits de douane aux marchés des pays développés pour 97 % de leurs produits d'exportation.
- L'industrie: Les pays industrialisés attendaient avec impatience que les pays émergents abaissent leurs droits de douane pour accéder à leurs marchés. L'Inde ou le Brésil auraient dû ramener la moyenne de leurs droits de douane sur les produits industriels entre 11 % et 12 %. La Chine aurait également largement bénéficié de l'ouverture de nouveaux marchés pour exporter ses produits manufacturés.
- Les services: Les secteurs des télécommunications, des banques ou des assurances des pays riches, qui cherchent de nouveaux débouchés dans les pays émergents, auraient profité de l'accord qui demandait à chacun des États membres de «signaler» les domaines qu'ils étaient prêts à ouvrir à la concurrence. L'ébauche de texte prévoyait également de faciliter la migration temporaire du personnel qualifié.
- Les producteurs africains de coton: Quatre pays d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) s'étaient rassemblés pour demander la baisse des subventions que les États-Unis accordent à leurs propres cotonniers et la fin des subventions à l'exportation.
- Pascal Lamy: Le directeur général de l'OMC a joué son va-tout en convoquant une réunion ministérielle en sachant que les chances de réussite ne dépassaient guère 50 %. Il pourrait choisir de ne pas solliciter un renouvellement de son mandat de quatre ans, qui expirera le 31 août 2009.
http://www.ledevoir.com/2008/07/30/199633.html
[ publié par jeromet
le 2008-08-10 13:29:50 ]
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[ Lundi 4 août 2008 ]
4 Aout Revue de Presse E&D
L'Arctique nord-américain renfermerait 30 milliards de barils de pétrole et de gaz
Washington -- Une étude réalisée par le Service géologique des États-Unis (U.S. Geological Survey) suggère que l'équivalent de 30 milliards de barils de pétrole gît sous la glace et les eaux de l'Arctique du côté nord-américain.
C'est la première fois que des chiffres aussi précis sont avancés pour décrire le potentiel énergétique du Grand Nord et cette nouvelle étude risque d'ajouter de la pression au débat entourant le contrôle des ressources de cette région.
La plupart des accumulations de pétrole et de gaz naturel de cette région sont situées dans des zones que le Canada partage avec les États-Unis et le Danemark, et dont les frontières font l'objet de contestations.
Loin des côtes
Le pétrole et le gaz de l'Arctique sont par ailleurs situés loin des côtes, ce qui présente d'importants défis pour leur exploitation et transport vers les marchés.
L'ensemble de l'Arctique abriterait l'équivalent de 412 milliards de barils, selon l'étude, principalement au large des côtes de la Russie. En comparaison, les sables bitumineux de l'Alberta renfermeraient, d'après les estimations, environ 173 milliards de barils d'or noir.
http://www.ledevoir.com/2008/07/24/198948.html
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Les libéraux sont contre l'inspection des aliments par l'industrie
Les libéraux de Stéphane Dion déplorent l'intention du gouvernement de Stephen Harper de laisser l'industrie alimentaire s'occuper elle-même de l'inspection de ses produits.
Dans un communiqué, les porte-parole du Parti libéral en matière d'agriculture, Wayne Easter, et de santé publique, Carolyn Bennett, ont demandé «que le Comité permanent de l'agriculture soit convoqué pour forcer le gouvernement conservateur à dévoiler son projet d'abandonner des inspections indispensables», dont est responsable l'Agence canadienne d'inspection des aliments.
Le gouvernement conservateur n'a toujours pas précisé ses intentions, alors que son plan aurait été approuvé il y a huit mois. Mais il serait notamment question de diminuer les inspections de produits de viande et d'aliments pour animaux. Le financement alloué aux tests de dépistage de la maladie de la vache folle serait aussi diminué.
M. Easter a déclaré que, «si les conservateurs ne sont pas prêts à divulguer leur projet secret d'abandonner volontairement les inspections indispensables à la sécurité alimentaire», les députés les y obligeront «par tous les moyens» dont ils disposent. Il a ajouté qu'«il est temps que le gouvernement conservateur dise la vérité aux Canadiens».
D'après Mme Bennett, «les Canadiens doivent savoir à quels dangers les conservateurs les exposent».
http://www.ledevoir.com/2008/07/24/199000.html
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Le prix du pétrole
À Washington, un projet de loi visant à établir des nouvelles règles pour les investissements dans les contrats à terme sur le pétrole
Le projet, selon les démocrates, permettrait à la Commodity Futures Trading Commission d'imposer des limites aux joueurs du marché qui achètent des contrats à terme sans avoir l'intention de prendre livraison du liquide. De plus, les Bourses sur lesquelles se négocient des instruments financiers de nature énergétique feraient face à des obligations de transparence plus grandes.
Les républicains, pour leur part, souhaiteraient recommencer à forer en haute mer et voudraient creuser le sous-sol d'une réserve protégée en Alaska, ce que le projet de loi ne prévoit pas.
http://www.ledevoir.com/2008/07/23/198868.html
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UN MOIS DE JUIN PARMI LES PLUS CHAUDS SUR TERRE
Le mois de juin 2008 compte parmi les 10 plus chauds jamais recensés par la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis. La température moyenne de la planète en juin a été de 16 degrés Celsius, soit 0,5 degré de plus que la moyenne pour ce mois. De plus, la période couvrant les six premiers mois de l'année est la neuvième plus chaude enregistrée depuis que les données ont commencé à être compilées en 1880. La température moyenne a alors été de 13,9 degrés Celsius, soit 0,4 degré de plus que la moyenne observée pour le 20ème siècle.
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Étiquetage: les règles en vigueur le 1er janvier
En vertu des nouvelles règles, les aliments désignés comme étant un produit canadien devront être faits à partir d'ingrédients provenant «en totalité ou presque en totalité» du Canada. Il est actuellement légal d'affirmer qu'un produit a été «fabriqué au Canada» si 51 % des coûts de production ont été encourus au pays ou que la transformation finale du produit a été faite en sol canadien. Les nouvelles mesures découlent du Plan d'action pour assurer la sécurité des produits alimentaires et de consommation, annoncé par M. Harper en décembre.
http://www.ledevoir.com/2008/07/16/197862.html
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Petro-Canada a indiqué le 25 juillet que ses profits du deuxième trimestre ont augmenté de 77 % à 1,5 milliard, en dépit d'une baisse de production de 3 %
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Le marché de l'énergie a pris note hier des propos de Shaul Mofaz, le ministre israélien des Transports, selon lequel l'Iran s'approche d'une percée dans son programme nucléaire et Israël doit être «prêt pour toutes les options».
«L'Iran continue d'avancer vers une capacité en armement nucléaire et s'achemine vers une avancée majeure», a dit M. Mofaz, aussi vice-premier ministre, lors d'un discours à Washington.
«Pour nous, une situation où l'Iran serait doté d'un pouvoir nucléaire est une menace existentielle, et du point de vue de l'État d'Israël, c'est inacceptable», a ajouté M. Mofaz.
«Ce qui a changé également, c'est la politique américaine, qui s'est apaisée envers l'Iran, ce qui rend les Israéliens plus nerveux, et donne plus de poids à l'idée d'une initiative isolée d'Israël contre l'Iran», a dit à l'Agence France-Presse l'analyste Antoine Halff, de Newedge Group.
La montée spectaculaire du prix du brut, au début du mois de juillet, s'expliquait en partie, là aussi, par les préoccupations géopolitiques concernant le gouvernement iranien et Israël. Le point focal des inquiétudes s'articule autour du détroit d'Ormuz, par lequel transitent des quantités massives de pétrole, généralement estimées à un taux allant de 20 % à 40 % de la production mondiale.
Fermer le détroit d'Ormuz
En juin dernier, le général Mohammad Ali Jafari, qui dirige les Gardiens de la révolution en Iran, a dit que si son pays faisait l'objet d'une attaque de la part des forces israéliennes ou américaines, le détroit d'Ormuz serait scellé de bout en bout.
http://www.ledevoir.com/2008/08/02/200111.html
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Rapport de Santé Canada - Harper est accusé de vouloir cacher les conséquences des changements climatiques
Pourquoi tant de discrétion pour un enjeu d'une telle taille? Hier, en choeur, mouvements environnementalistes et partis d'opposition se sont interrogés sur la grande timidité avec laquelle le gouvernement de Stephen Harper a rendu public cette semaine un volumineux rapport sur les conséquences sanitaires des changements climatiques au pays.
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CLIMAT: PLAN AMBITIEUX D'AL GORE POUR LA "SURVIE" DES USA
L'ancien vice-président américain Al Gore a présenté jeudi un plan ambitieux pour que, d'ici 10 ans, 100% de la production d'électricité des États-Unis provienne des énergies renouvelables. Le lauréat du Prix Nobel de la Paix 2007 a comparé ce programme à celui lancé par le président John Kennedy pour envoyer un homme sur la Lune. Lors d'un rassemblement organisé par l'Alliance pour la protection du climat, une organisation qu'il a fondée et qu'il préside, M. Gore a parlé de changement nécessaire parce que "la survie des États-Unis est en péril et l'avenir de la civilisation en danger". Soulignant l'aggravation plus rapide que prévu des changements climatiques, il a aussi fait valoir les dangers du réchauffement climatique pour la sécurité nationale des États-Unis, évoquant "des centaines de millions de réfugiés" qui pourraient déstabiliser nombre de pays dans le monde. L'ancien vice-président américain a expliqué que la dépendance aux énergies fossiles "détruit la planète" et constitue l'une des raisons des catastrophes présentes ou à venir. Dans son combat, Al Gore a reçu le soutien du candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama.
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L'ONTARIO SE JOINT À UN PROJET RÉGIONAL DE MARCHÉ DU CARBONE
Le Premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a de nouveau décoché une flèche à l'endroit de son homologue fédéral Stephen Harper en le blâmant pour son manque de leadership dans la lutte contre les changements climatiques. Au terme de la réunion du Conseil de la fédération à Québec, M. McGuinty a affirmé que les provinces ne présentaient pas une position unanime sur la façon de réduire les gaz à effet de serre, mais qu'Ottawa manquait à son devoir de leader à ce sujet. Plus tôt, le Premier ministre McGuinty a annoncé que sa province se joignait à une initiative nord-américaine qui vise à contraindre des compagnies à réduire leurs émissions de GES. L'Ontario devient ainsi la quatrième province du Canada à devenir membre de la Western Climate Initiative, après la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Québec. L'Ontario pourra désormais prendre une part active aux décisions dans l'élaboration des lignes directrices d'un futur système d'échange de droits d'émissions de carbone qui doit être instauré d'ici 2010. Les membres de la WCI comptent aussi sept États américains.
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LE PRÉSIDENT GEORGE BUSH NE LUTTERA PLUS CONTRE LES GES
Le président américain George W. Bush reportera à plus tard toute initiative visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Bush laissera donc à son successeur le soin de lutter contre les GES. Le président américain s'en remet au rapport de 588 pages publié vendredi par l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), qui juge préférable d'attendre la publication d'autres études d'ici quelques mois avant de prendre une décision. En avril 2007, la Cour suprême des États-Unis avait pourtant ordonné à l'EPA de prendre des mesures de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Et il y a quelques jours, lors du Sommet du G8 au Japon, George Bush avait laissé timidement entendre qu'il allait mettre la main à la pâte pour lutter contre le réchauffement climatique.
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BRÉSIL: LA DÉFORESTATION SE POURSUIT DE PLUS BELLE
La déforestation de l'Amazonie brésilienne s'est poursuivie en mai, à un rythme accéléré. L'Institut national brésilien de recherches spatiales, l'INPE, soutient que la forêt a encore perdu près de 1,100 km2. Plus de la moitié de cette déforestation a eu lieu dans l'État du Mato Grosso do Sul, où les pressions sont déjà fortes pour convertir la forêt en champs pour le bétail et le soja. Depuis 20 ans, l'INPE affirme que la forêt a perdu une superficie de la taille d'un terrain de football à toutes les 10 secondes en Amazonie, une région considérée comme le poumon de la planète.
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Ottawa et la Nouvelle Ecosse règlent un litige remontant à 1986
La Nouvelle-Ecosse recevra 870 millions $ d'Ottawa en guise de règlement d'un vieux différend.
L'entente vise à mettre un terme au conflit sur les paiements de rajustement à l'égard de la part de la Couronne, qui datait de 1986, quand Ottawa avait promis à la Nouvelle-Ecosse de lui verser une compensation pour sa renonciation à sa participation financière dans l'exploitation des ressources offshore.
http://www.matin.qc.ca/articles/20080713190143/ottawa_nouvelle_ecosse_reglent_litige_remontant_1986.ht
DEUX AMÉRICAINES EXPLORERONT LE SOUS-SOL AU LARGE DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE
Pour la première fois en 5 ans, le pétrole et le gaz naturel de la Nouvelle-Écosse retiennent à nouveau l'attention des investisseurs. Deux entreprises américaines ont payé 216 millions de dollars pour des permis d'exploration au large des côtes néo-écossaises. Parmi elles, l'américaine Amonied Corporation. des mesures fiscales de même qu'un accès amélioré a des données géologiques semblent avoir stimulé les investisseurs. IL faudra attendre encore trois ans pour savoir si les gisements ciblés au large de la Nouvelle-Écosse sont exploitables et viables.
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L’Ontario protégera au moins 225 000 kilomètres carrés Canoë
En vertu de son initiative de planification du Grand Nord, l'Ontario protégera au moins 225 000 kilomètres carrés de la région boréale du Grand Nord. Cette région dont la superficie est égale à une fois et demie celle des Maritimes est dorénavant réservée aux fins de protection permanente.
Les scientifiques, les collectivités des Premières nations et des Métis collaboreront pour dresser la carte et protéger en permanence un réseau interconnecté de terres de conservation dans tout le Grand Nord.
Une des dernières régions sauvages La région boréale du Nord de l'Ontario est une des toutes dernières régions vraiment sauvages de la planète. Elle compte quelque 200 espèces vulnérables d'animaux comme l'ours blanc, le carcajou et le caribou qui sont menacées ou en voie de disparition.
La région boréale du Nord représente 43% de la masse des sols de l'Ontario et compte 24 000 habitants répartis dans 36 localités. Le gouvernement ontarien évalue que chaque année, cette région absorbe quelque 12,5 millions de tonnes de CO2 de l’atmosphère. http://www.canoe.com/infos/environnement/archives/2008/07/20080714-145138.html
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The FDA itself says pesticide violations or infectious disease occur three times more often in imported foods than in domestic foods
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The conventional food industry, depends on food grown or processed at an average of 1,300 miles away and handled by up to six people before it reaches the consumer’s mouth.
For growers and processors, direct interaction with people who are going to eat the food they produced is one of the main reasons for selling at farmers’ markets.
------------------------ Farmers do their own thing. They always have. And agriculture is dying because we can't accept being owned corporate, like the feudal system again."
The gospel according to Quinn: "If you ate today, thank a farmer."
You sense, in listening to him, that gratitude has been insufficient. Canadian agriculture, in Quinn's estimation, is "the most efficient industry in the history of the world," yet its practitioners are soil-tilling Rodney Dangerfields who get no respect from the people chowing down on the fruits - and vegetables - of dawn-to-dusk labour.
http://www.canada.com/montrealgazette/news/story.html?id=a860ac4f-03f8-4beb-ba22-88f1332e8723&p=1 ------------------
[ publié par jeromet
le 2008-08-04 10:41:46 ]
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[ Dimanche 27 juillet 2008 ]
L'auto électrique, miracle technologique ou mirage écologique? E&D
S'il est assez évident que les véhicules électriques peuvent être efficaces pour réduire la pollution (smog) dans les centres-villes, au niveau atmosphérique plus global, les résultats positifs sont beaucoup plus douteux. En fait, l'électricité nécessaire à ces véhicules devra provenir de certaines sources d'énergie, dont les moins dispendieuses et les plus abondantes dans le monde sont le charbon, et le nucléaire. Celles-ci sont toutefois très polluantes ou très dangereuses. Nous sommes privilégiés et un cas presque unique, ici au Québec, avec notre abondance d'hydroélectricité, que l'on dit propre, propre.
Tout comme les industries qui, dans les décennies 1960 et 1970, ont «réglé» leurs problèmes locaux de pollution atmosphérique en rehaussant leurs cheminées, la venue des véhicules électriques ne pourrait que déplacer et amplifier les problèmes de pollution. En effet, ils soulageraient les centres-villes, mais accentueraient les pluies acides et l'effet de serre à plus large échelle. Dans ce contexte, certains disent avec cynisme que, globalement, les ZEV (Zero Emissions Vehicles), soit des véhicules sans émissions polluantes, s'avèrent davantage des EEV (Elsewhere Emissions Vehicles), soit des véhicules polluant ailleurs.
Cette technologie ne doit pas nous faire oublier certaines approches de développement durable des transports. Celles-ci sont évidemment moins spectaculaires, mais néanmoins très recommandables, comme: des politiques de réduction de l'étalement urbain, l'amélioration des transports en commun, l'optimisation du transport des marchandises, spécialement par l'usage du train et du bateau, la taxation des carburants, la réduction des transports aériens, l'accroissement des déplacements non motorisés, etc.
Le véhicule électrique, considéré souvent comme symbole du miracle technologique pour sauver la planète, ne semble donc être en fait qu'un mirage écologique. Il pourrait simplement servir à cautionner nos pratiques actuelles inappropriées en matière de transport, tout en gonflant le portefeuille des «développeurs» économiques de tout acabit.
Pascal Grenier, Québec
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DES VOITURES ÉLECTRIQUES AU PORTUGAL
Les constructeurs automobiles Renault et Nissan ont signé mercredi avec le gouvernement portugais un accord qui favorisera l'utilisation des voitures électriques en créant un réseau national de stations de rechargement des batteries. Le Portugal, particulièrement dépendant des importations pétrolières puisqu'il ne produit aucune énergie fossile, est le premier pays à conclure un tel accord avec les deux constructeurs à la fois. Renault et Nissan ont cependant déjà signé séparément des accords comparables avec Israël et le Danemark. La viabilité du projet pourrait être favorisée par la taille relativement petite du pays. Les deux constructeurs prévoient commercialiser à grande échelle des modèles électriques sur le marché portugais à partir de 2011.
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[ publié par jeromet
le 2008-07-27 22:58:05 ]
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[ Samedi 19 juillet 2008 ]
Réchauffement-Sécheresse-Conflits
En général, la désertification du Sahel est imputée à la pratique du surpâturage par les populations locales. « Il n'en est rien », a dit M. Nyong en expliquant que c'étaient les changements climatiques qui étaient à l'origine du problème de la désertification et que les précipitations dans le Sahel n'avaient cessé de diminuer depuis les années 1960.
Selon lui, les changements climatiques sont aussi souvent à l'origine des conflits dans les pays du Sahel.
Prenant en exemple le conflit du Darfour au Soudan, il a expliqué que la vulnérabilité des gens aux effets des changements climatiques était souvent liée à des conflits et précisé que lorsque les ressources venaient à manquer, les gens étaient plus acharnés pour conserver le peu qu'ils avaient. « Ce qui se passe au Darfour est lié au manque de ressources », a-t-il dit.
Au Sahel, les conflits à propos des ressources opposent souvent les nomades, qui ont besoin de pâturages pour leurs animaux, aux agriculteurs qui sont sédentaires et qui ont besoin des mêmes terres pour les cultiver.

[ publié par jeromet
le 2008-07-19 09:17:15 ]
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[ Dimanche 13 juillet 2008 ]
13 Juillet Revue de Presse E&D
LES SABLES BITUMINEUX ET L'EAU NE FONT PAS BON MÉNAGE EN ALBERTA
Une nouvelle étude conclut que l'Alberta ne devrait pas donner son feu vert à l'entrée en opération de six usines de traitement de sables bitumineux près d'Edmonton avant d'avoir un plan solide pour limiter l'utilisation d'eau potable et la pollution générée par ces installations. Selon un rapport de l'Institut Pembina, ces usines consommeraient dix fois plus d'eau que la ville d'Edmonton chaque année et devraient émettre 45 mégatonnes de gaz à effet de serre, soit l'équivalent de ce qu'émettent 10 millions de véhicules. Un porte-parole du ministère albertain de l'Énergie a confié que le délai réclamé par l'Institut ferait fuir les investisseurs et coûterait des milliers d'emplois.
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HARPER ADMET UN LIEN ENTRE LES BIOCARBURANTS ET LA HAUSSE DES PRIX DES ALIMENTS
Les 2,2 milliards de dollars investis par le gouvernement conservateur pour les biocarburants canadiens en font le programme environnemental le plus dispendieux de l'administration Harper.
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Deals With Iraq Are Set to Bring Oil Giants Back by Andrew E. Kramer
BAGHDAD - Four Western oil companies are in the final stages of negotiations this month on contracts that will return them to Iraq, 36 years after losing their oil concession to nationalization as Saddam Hussein rose to power.
Exxon Mobil, Shell, Total and BP - the original partners in the Iraq Petroleum Company - along with Chevron and a number of smaller oil companies, are in talks with Iraq’s Oil Ministry for no-bid contracts to service Iraq’s largest fields, according to ministry officials, oil company officials and an American diplomat.
The deals, expected to be announced on June 30, will lay the foundation for the first commercial work for the major companies in Iraq since the American invasion, and open a new and potentially lucrative country for their operations.
The no-bid contracts are unusual for the industry, and the offers prevailed over others by more than 40 companies, including companies in Russia, China and India. The contracts, which would run for one to two years and are relatively small by industry standards, would nonetheless give the companies an advantage in bidding on future contracts in a country that many experts consider to be the best hope for a large-scale increase in oil production.
http://www.commondreams.org/archive/2008/06/19/9730/
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JOHN McCAIN EN VISITE AU CANADA PLAIDE EN FAVEUR DE L'ALENA
Le candidat républicain à la présidentielle américaine John McCain a vivement défendu à Ottawa l'accord de libre-échange nord-américain critiqué par son rival démocrate Barack Obama. Il a ajouté que l'ALENA est crucial pour l'avenir des travailleurs et des entreprises du Canada et des États-Unis. Soulignant qu'aucune autre nation ne partage autant de liens avec les Etats-Unis que le Canada, le sénateur républicain a affirmé sa volonté de renforcer encore la coopération entre les deux grands voisins. John Mc Cain précise que le Canada et les Etats-Unis auraient beaucoup à gagner à harmoniser leurs politiques énergétiques, rappelant que le Canada est le premier fournisseur d'énergie des Etats-Unis et qu'il dispose des secondes réserves mondiales de pétrole derrière l'Arabie Saoudite.
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The Bush-McCain agenda of putting corporate profits before people and the planet
Canadians Reject McCain’s NAFTA Plea Continental Movement for Renegotiation Grows
“We have lost democratic control of energy under NAFTA and we may lose control over water, if the NAFTA-SPP agenda is allowed to proceed unchecked,”
Barlow adds, “NAFTA has destroyed hundreds of thousands of jobs and given corporations unprecedented power to override local democracy.”
“Senator McCain’s visit to Ottawa is an act of desperation aimed at stopping the increasing opposition to NAFTA in the US, Mexico, and Canada. While McCain would have Americans believe that Canadians support the reckless trade model embodied by NAFTA, the opposite is actually true,” continues Barlow.
It’s time to renegotiate NAFTA, stop the Security and Prosperity Partnership (SPP), and reject the Bush-McCain agenda of putting corporate profits before people and the planet,” concludes Barlow.
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2 pions du pouvoir corporatif
Charest ds sa tournée americaine défendant l'alena
Mcain venant au Canada pr aussi défendre le petrole
Jerome
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LE CHEF DU PLC DÉVOILE SA TAXE SUR LE CARBONE ET SON "TOURNANT VERT"
Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, a dévoilé jeudi son plan environnemental baptisé "le tournant vert" et caractérisé par une taxe sur le carbone pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. Ce plan, un pari risqué dans une période d'énergie chère, prévoit des taxes sur les combustibles fossiles, le charbon et le gaz naturel, mais n'en rajoutera aucune sur l'essence. Ces taxes rapporteraient des revenus annuels de 15 milliards de dollars. Elles seront calculées par tonne d'émissions de carbone, 10 dollars la tonne la première année et 40 dollars la tonne après quatre ans. Les taxes seraient imposées aux entreprises qui achètent les combustibles fossiles. Les libéraux estiment que ces taxes entraîneraient des dépenses additionnelles de 250 dollars par année pour un ménage moyen, mais elles seraient compensées par des baisses d'impôts
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LE PLAN VERT DES LIBÉRAUX CRITIQUÉ PAR LE BLOC QUÉBÉCOIS
Le plan du chef libéral Stéphane Dion de taxe sur le carbone passe à côté du problème et reste incomplet, selon le chef du Bloc québécois. Gilles Duceppe critique ainsi le plan intitulé Tournant Vert du Parti libéral du Canada sous plusieurs aspects.
Selon le chef bloquiste,
ce plan ne comporte pas une véritable bourse du carbone, ne prône pas une approche territoriale au sein du Canada pour réduire les gaz à effet de serre et enfin ne comprend pas des cibles absolues de réductions des gaz à effet de serre.
Gilles Duceppe accuse le premier ministre et chef conservateur Stephen Harper d'être vendu aux pétrolières et le chef libéral Stéphane Dion de ne pas vouloir davantage déplaire aux pétrolières de l'Ouest canadien.
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LA HAUSSE DES PRIX DU PÉTROLE VA SE POURSUIVRE
Le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, Chakib Khelil, a affirmé, dimanche, que la hausse des prix du pétrole va se poursuivre en raison de la chute du dollar. M. Khelil a évoqué aussi les effets géopolitiques sur le prix du pétrole, à travers notamment la crise entre l'Iran et les Occidentaux au sujet du programme nucléaire iranien. Il a rejeté, par ailleurs, la thèse selon laquelle les pays du cartel ne favorisent pas la recherche pour augmenter leur production et peser ainsi sur les prix à la baisse.
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L'Inde pourrait investir jusqu'à 10 milliards de dollars dans l'exploitation des sables bitumineux .
La production d'un baril de pétrole extrait des sables bitumineux génère trois fois plus de gaz à effet de serre que celle d'un baril de pétrole conventionnel
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[ publié par jeromet
le 2008-07-13 15:02:24 ]
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[ Lundi 16 juin 2008 ]
16 Juin Revue de Presse E&D
Les républicains torpillent un projet de loi sur le climat
La minorité républicaine du Sénat a torpillé hier le premier grand projet de loi pour lutter contre le réchauffement climatique, faisant qu'aucune initiative sur le climat n'aboutira aux États-Unis avant le prochain président et une nouvelle législature en 2009.
Les partisans de ce texte n'ont obtenu que 48 votes contre 36 pour pouvoir clôturer les débats, soit loin des 60 votes nécessaires pour que ce projet de loi puisse être soumis à un vote final, le bloquant de facto.
Le texte proposé par le républicain John Warner (Virginie), la démocrate Barbara Boxer (Californie) et Joseph Lieberman (Connecticut), un démocrate devenu indépendant, proposait notamment une réduction contraignante d'environ 65 % des émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis d'ici 2050.
Pour ce faire, il prévoyait la création d'un marché de droits à polluer, sur le modèle de celui adopté en Europe pour appliquer le protocole de Kyoto.
Ses promoteurs estimaient que ce système, en pénalisant les pollueurs et en récompensant les industries les plus propres, aurait généré des milliards de dollars pour financer des investissements dans des énergies alternatives propres tout en créant de nombreux emplois.
Le président George W. Bush avait rejeté Kyoto en 2001, faisant valoir que des réductions contraignantes de ces émissions polluantes seraient trop pénalisantes pour l'économie américaine , donnant un avantage compétitif notamment à la Chine, non tenue de respecter le protocole de Kyoto, étant un pays en développement.
Campagne
M. Bush et des industriels dans le charbon et la production électrique notamment avaient lancé une campagne récemment pour faire dérailler ce texte dont les chances d'adoption cette année étaient pourtant jugées faibles.
Le président américain prône un système de réduction volontaire par les industriels ainsi que le développement de technologies propres permettant de réduire les gaz comme le CO2 (dioxyde de carbone) dont les États-Unis sont les plus gros émetteurs, avec 25 % du total.
«C'est une poignée de dirigeants républicains du Sénat qui a saboté le processus en gaspillant 340 heures de débat sur une motion déjà approuvée, a-t-il dit. Mercredi, ils ont forcé les clercs du Sénat à lire à haute voix les 491 pages du texte.»
http://www.ledevoir.com/2008/06/07/193088.html
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Climat: l'alliance Québec-Ontario se heurte au diktat fédéral
Alec Castonguay , Robert Dutrisac
Répliquant aux initiatives du Québec et de l'Ontario visant à instaurer un système de plafonnement et d'échange de gaz à effet de serre (GES), le premier ministre Stephen Harper a prévenu les deux provinces qu'elles n'avaient d'autres choix que de se plier au diktat du gouvernement fédéral en la matière.
«Je regarde avec intérêt la réunion entre les gouvernements du Québec et de l'Ontario, et je peux dire que les cibles nationales établies par ce gouvernement sont des cibles obligatoires et que les provinces ne peuvent pas éviter ces cibles», a lancé Stephen Harper lors de la période de questions à la Chambre des communes.
La hache de guerre environnementale déterrée par le Québec et l'Ontario a frappé Ottawa avec fracas hier. Visiblement, le premier ministre Harper et son ministre de l'Environnement, John Baird, n'ont pas digéré les attaques des deux plus importantes provinces sur le «manque d'ambition» d'Ottawa en matière de lutte contre les gaz à effet de serre.
Au terme d'un Conseil des ministres conjoint Québec-Ontario qui s'est tenu à Québec, les premiers ministres Jean Charest et Dalton McGuinty, ont dévoilé le protocole d'entente formel entre le Québec et l'Ontario qui se liguent pour définir «l'architecture» d'un marché climatique. Ce marché pour les crédits de carbone s'appuie sur un plafonnement des émissions de GES, ce que rejette le gouvernement conservateur qui préconise plutôt des cibles de réduction basées sur «l'intensité» des émissions. Or cette formule ne conduit pas à une réduction absolue des émissions de GES, déplorent le Québec et l'Ontario.
Jean Charest a contesté la prétention d'Ottawa qui croit pouvoir imposer ses cibles sans l'accord des provinces. «Nous sommes dans un système fédéral où il y a des compétences partagées, comme c'est le cas avec les émissions de SO2» qui causent les pluies acides et celles de GES, a-t-il fait valoir.
L'initiative du Québec et de l'Ontario est un premier pas vers l'établissement d'un marché climatique à l'échelle du Canada, a signalé Dalton McGuinty. «Nous pouvons aller plus vite et plus loin» que ce que propose le gouvernement Harper.
Jean Charest a accusé le gouvernement Harper de mettre sur pied un système incompatible avec le système qui a cours en Europe et avec celui qui se mettra en place aux États-Unis. «Peu importe qui sera le prochain président américain, il y aura un virage à 180 degrés», a prédit M. Charest. Les conservateurs de Stephen Harper sont «désynchronisés. Si on a le choix entre le VHS et la Bétamax, il me semble qu'on est mieux [d'aller] là où la technologie s'en va».
John Baird a ajouté à sa sortie des Communes que l'Ontario et le Québec «n'ont aucun plan» de réduction des gaz à effet de serre destiné aux grandes entreprises et que les deux provinces «ne font que parler». «Si les provinces veulent prendre des mesures supplémentaires, c'est tout à fait leur droit, mais je dois être très certain que nos cibles nationales seront respectées», a-t-il dit.
En réplique à Jean Charest, John Baird a soutenu qu'il n'y a aucun vide à combler en matière de leadership environnemental et que le Québec devrait se regarder avant de parler. «Il n'y a aucune industrie au Québec qui fait face à des réductions obligatoires de gaz à effet de serre, a-t-il dit. Je peux moi aussi aller dans un hôtel du centre-ville [faire un discours] et espérer que les industries vont faire ce que je demande pour réduire les gaz à effet de serre. Ce serait un jour magnifique, mais ce n'est pas la vraie vie.»
L'alliance du Québec et de l'Ontario sur le front des changements climatiques pourrait bientôt être rejointe par la Colombie-Britannique et le Manitoba, qui désirent eux aussi un marché d'échange des crédits de GES basé sur un plafond absolu des émissions, comme l'exige le protocole de Kyoto. Le gouvernement Harper se débattait hier pour ne pas être isolé avec son allié albertain dans sa volonté de mettre en place un mécanisme basé sur des cibles d'intensité.
«L'Alberta est la seule province, la seule juridiction en Amérique du Nord, qui a fait une réglementation, et on va avoir un accord avec elle, a dit John Baird. Mais elle doit suivre notre cible nationale. Si le Québec et l'Ontario veulent faire plus que nous, ils sont libres de le faire, mais la vraie réalité est que nos chiffres seront beaucoup plus forts que les chiffres [avancés par les provinces].»
Pour mettre en place une Bourse du carbone, il faut un cadre réglementaire. Le fédéral aura le sien en place en 2010, basé sur la réduction de l'intensité des émissions. Selon le gouvernement Harper, l'Ontario et le Québec sont en retard de trois ou quatre ans, puisque l'élaboration de leur cadre réglementaire -- qui impose des cibles à chaque industrie -- n'est pas en marche. Une Bourse du carbone basée sur l'intensité des réductions est toutefois incompatible avec les marchés internationaux qui se développent sur le modèle des réductions absolues, comme le Québec et l'Ontario veulent le faire.
Les partis d'opposition aux Communes, qui attaquent les plans verts du gouvernement Harper depuis 2006, n'ont pas raté pareille occasion hier. Jack Layton a affirmé que le ministre de l'Environnement fédéral «est un obstacle à la création d'un vrai système de plafond et d'échange du carbone dès maintenant au Canada».
Le Bloc québécois affirme pour sa part que le plan des conservateurs basé sur la réduction de l'intensité des GES est fait sur mesure pour les pétrolières et qu'il nuit au Québec et à l'Ontario, qui ont un important secteur manufacturier qui a fait des efforts dans le passé pour être plus efficace. «On ne peut pas s'attendre à ce que Harper et compagnie nous présentent un plan de développement durable et respectueux de l'environnement», a dit Gilles Duceppe.
TGV et marché commun
MM. Charest et McGuinty ont rendu publics divers protocoles d'entente, tout en soulignant les progrès accomplis par leur projet de partenariat économique pour le Canada central, ce que le premier ministre du Québec a qualifié de «marché commun».
De même, le Québec et l'Ontario collaboreront davantage sur le plan de l'énergie. Les deux gouvernements ont aussi signé une déclaration commune en faveur d'un partenariat économique entre le Canada et l'Europe.
Les deux premiers ministres ont réitéré leur volonté «ferme» de réaliser le projet d'un train à haute vitesse (TGV) reliant Québec et Toronto en passant par Montréal et Ottawa. «On a le choix: pendant les vingt prochaines années, on peut construire une autre autoroute 401 ou bien on peut investir dans un TGV», a résumé Dalton McGuinty.
http://www.ledevoir.com/2008/06/03/192491.html
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Climate Change Gives Rise to New World Order by Mario Osava
RIO DE JANEIRO - Once again, humanity is facing the risk of catastrophe. The terror of destruction by nuclear missiles ready to be launched at the touch of a button has given way to the disturbing possibility of global warming going past the point of no return, and this is turning traditional international coalitions and geopolitical concepts upside down.1226 02 1
Although the seriousness of the threat to human survival has been acknowledged in diplomatic rhetoric, the international powers are still not giving the climate crisis the absolute priority it deserves. The old divisions and disputes arising from strategic, economic, trade and ideological issues continue to predominate.Brazil, for instance, should join the European Union (EU) in a “virtuous and responsible alliance,” and distance itself from China, the country that now emits the greatest volume of greenhouse gases and has an “irresponsible” attitude to climate, Eduardo Viola, a professor of international relations at the University of Brasilia, told IPS.
In the view of this pioneer Brazilian scholar of global climate security, only cooperation between the main greenhouse gas emitters can create the conditions needed to avoid dangerous climate change, which will occur if the average surface temperature of the planet rises by more than two degrees during the course of this century.
An important factor will be whether or not U.S. voters chooses a president in November 2008 who is capable of taking a leadership role in facing this challenge.
Brazil, the sixth largest greenhouse gas emitter after China, the United States, the EU, India and Russia, could contribute to climate-friendly progress by allying itself with European governments and Japan to work for “a transition to a low-carbon economy,” assuming major commitments and recovering the degree of environmental leadership it enjoyed in the 1990s, said Viola.
The peculiarity that deforestation accounts for 60 percent of Brazil’s greenhouse gases means that this country can reduce emissions at a lower cost than larger emitters, he said.
Brazil’s annual emissions were one billion metric tons of carbon dioxide equivalents in 2004, but have already fallen by more than 30 percent, because the rate of deforestation of the Amazon has slowed by more than half over the last three years.
However, the equivocal attitude of the government of Brazilian President Luiz Inácio Lula da Silva prevents it from taking advantage of this result to strengthen its position in climate negotiations, complained Rubens Born, coordinator of the non-governmental Vitae Civilis institute.
“If Brazil were more independent of the Group of 77 (G77) and China, it could make a difference to the future of climate change,” Born told IPS.
The G77, now made up of 130 countries, was formed in 1964 to defend the common economic interests of developing nations. But it is dysfunctional with respect to climate issues, because of the presence of China and the petroleum exporting countries, which have conflicting interests with the rest of the group, said the activist.
Born returned with a sense of disappointment from the Dec. 3-15 Conference of the Parties to the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) in Bali, Indonesia.
Political manoeuvring prevented the adoption of an explicit target for industrialised countries’ greenhouse gas emission reductions of 25 to 40 percent by 2020, and relegated the conclusions of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) to a footnote, which “weakened the goal” of the meeting, he said.
(The Nobel Prize-winning panel of 2,500 scientists said in its final report this year that this target range for emissions reductions with respect to 1990 levels is necessary in order to avoid the worst climate catastrophes.)
Some progress was achieved at Bali, such as including steps to protect forests in the Bali “roadmap”, the approval of a climate change adaptation fund to help poor countries protect their people against climate disasters, and encouragement for the G77 to take “measurable, communicable and verifiable” national actions for climate change mitigation, even though developing countries are not obliged to do so under the Kyoto Protocol.
However, these outcomes are insufficient to ensure negotiations will progress at the necessary speed, and “we only have two years” to reach a difficult agreement, Born said.
The new reality demands “a different way of grouping countries,” based on criteria that differ from the traditional economic or military rationales. Environmental and climate issues must climb to the top of the agenda in national and international policy-making, he said.
Brazil is pushing for a permanent seat on the United Nations Security Council, but enlarging the membership of the Council will not solve anything, he said. Instead, he argued, “its functions and agenda need to be updated to include food security and climate security.”
Brazilian diplomacy is facing a growing movement of environmentalists and political opponents who criticise the “postponement” of their environmental and trade policy demands. The reason for their anger is the Brazilian government’s “ideological option for the Third World,” said Viola.
His view is shared by diplomats and members of the business community who are against Brasilia’s policy of seeking stronger ties with Africa, the Middle East and Asia, in an effort to create trade links which they believe are to the detriment of trade with wealthy markets. These alliances have given Brazil a leadership role in the negotiations for a new agreement at the World Trade Organisation.
But when the issue is climate change, these alliances mean that Brazil continues to “save China’s bacon,” according to José Goldemberg, who was environment minister in 1992 when Brazil hosted the Earth Summit in Rio de Janeiro, where the U.N. Conventions on Climate and Biodiversity were approved.
It is absurd to place China, now an economic and technological powerhouse, in the same category as African countries like Burundi, in terms of need for financial aid and technology transfer to help developing countries mitigate and adapt to climate change, Goldemberg, a physicist and energy expert, said in a televised debate.
The crisis requires cooperation by every country, otherwise the ship will sink anyway, and it won’t matter who was historically responsible for the leaks in the hull, he said.
China emitted 5.7 billion tons of carbon dioxide equivalents in 2006, surpassing the 5.6 billion tons emitted by the United States. More alarming is the difference in their annual rates of growth of emissions: eight percent for China and one percent for the U.S., according to statistics from several official and independent sources, said Viola.
Between them, they account for 43 percent of global emissions. China has adopted an economic growth model based on heavy environmental and climate impacts, said Viola, who puts both countries in the “irresponsible” category.
Global climate security depends on a “grand agreement” between the 13 largest emitters, which each contribute over 1.5 percent of the world total, to achieve a substantial reduction in global carbon dioxide emissions, Viola said.
The academic described two alternatives to this future scenario: the Hobbesian, according to which nation-states control their populations, while in the international arena the most powerful nation controls the world order — which he said would be catastrophic, given current tendencies; and “deepened Kyoto,” with more mitigation, but not enough to prevent global temperatures increasing by more than two degrees by 2100.
“A grand agreement will demand the political will for in-depth cooperation for the long term,” but the commitment of some leader countries could help to persuade others to come aboard, Viola said. The EU is already committed, and the United States might become a partner after next year’s elections.
The “first circle” would be completed with China and India, which is responsible for nearly 11 percent of greenhouse gas emissions. However, it would be difficult for these two countries to curb the strong growth in their emissions, given their dependence on fossil fuels.
In the “second circle” of large emitters, made up of Russia, Brazil, Japan and Indonesia, the main difficulty may stem from Russia, a big exporter of oil and gas, where the élite hope that global warming may grant the country a windfall of more agricultural land.
Japan has one of the lowest levels of carbon intensity among industrialised nations, as it emits only 0.15 tons of carbon dioxide equivalents for every 1,000 dollars of gross domestic product (GDP), compared to 0.40 tons in the United States.
But Japan has not confronted the U.S. about climate change because it depends on U.S. military protection.
Since the break-up of the former Soviet Union, Europe is no longer constrained in the same way.
The equation is a complex one, but an alliance between the U.S., the EU and Japan, with the possible participation of Brazil, might be a very persuasive combination and offer a greater contribution to mitigation of climate change than the rest of the world put together, Viola said optimistically.
http://www.commondreams.org/archive/2007/12/26/5995/
[ publié par jeromet
le 2008-06-16 11:03:14 ]
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[ Dimanche 8 juin 2008 ]
8 Juin Nouvelles RCI E&D
QUÉBEC VA ADOPTER UNE LOI SUR LE CARACTÈRE
COLLECTIF DE L'EAU
Les grands utilisateurs d'eau souterraine et de
surface au Québec devront acquitter une redevance à
l'État à compter de 2009, une mesure qui s'adresse
aux industries et au monde agricole. C'est ce qu'a
annoncé jeudi la ministre du Développement durable
et de l'Environnement, Line Beauchamp, en précisant
que d'ici là, le gouvernement de la province
adoptera une loi affirmant "le caractère collectif"
de l'eau, une législation qui lui donnera entre
autres les moyens de poursuivre au civil les
entreprises et les individus qui saccagent la
ressource. Déposé jeudi à l'Assemblée nationale à
Québec, le projet de loi 92 "clarifie" le statut
juridique de l'eau de surface et souterraine pour
en faire une propriété collective dont l'État
québécois est le fiduciaire. La pièce législative
introduit par ailleurs un recours de nature civile
permettant au Procureur général d'exiger réparation
"pour tout préjudice écologique subi par les
ressources en eau" attribuable à l'activité
industrielle ou à la négligence individuelle.
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BRITISH PETROLEUM INVESTIT UN MILLIARD $ DANS LE GRAND NORD CANADIEN
Le Canada a annoncé vendredi un investissement "sans précédent" de plus d'un milliard de dollars du géant pétrolier britannique BP pour l'exploration pétrolière dans le Delta du MacKenzie, dans le Grand Nord canadien. Le ministre fédéral des Affaires indiennes et du Nord canadien, Chuck Strahl, a indiqué que le Canada a retenu les entreprises BP, MGM Energy et ConocoPhilips au terme de l'appel d'offres pour la prospection gazière et pétrolière dans la mer de Beaufort et le delta du MacKenzie. Les investissements totaux sont évalués à 1,2 milliard de dollars. M. Strahl a souligné qu'il s'agissait d'investissements "sans précédent", tout en assurant que le gouvernement allait préserver "l'intégrité de l'environnement marin et de la faune de la mer de Beaufort". Le ministère s'est félicité de ces "débouchés économiques" pour les populations nordiques du Canada.
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FEU VERT D'OTTAWA À UN PROJET PÉTROLIER CONTROVERSÉ EN ALBERTA
Le gouvernement fédéral du Canada fait volte-face et a décidé vendredi de restituer à la société Imperial Oil un permis pour l'exploitation d'un projet controversé de 8 milliards de dollars dans les sables bitumineux de la province de l'Alberta. L'entrée en production du projet Kearl est prévue pour 2010-2011, avec une capacité initiale d'environ 100,000 barils de pétrole par jour, qui pourrait être portée à 345,000 barils vers 2018. En mars dernier, Ottawa avait annulé le permis émis à la filiale du géant américain ExxonMobil pour le développement de ce projet critiqué par les écologistes en raison du volume de ses émissions de gaz à effet de serre. Le groupe pétrolier s'était plaint à la Cour fédérale, mais celle-ci avait conclu à la mi-mai que le permis n'aurait jamais dû être émis et l'a invalidé. Ottawa a cependant décidé de donner un nouveau feu vert au projet en s'appuyant sur un nouveau rapport d'une Commission d'étude d'impact sur l'environnement. Ce rapport estime que la production de GES dus à l'exploitation des sables bitumineux sera "considérable" mais sans provoquer d'"effet nocif significatif pour l'environnement". Les sables bitumineux, une source non conventionnelle dont les réserves sont estimées à 175 milliards de barils, positionnent le Canada en 2ème place, derrière l'Arabie Saoudite, en terme de réserves pétrolières.
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INAUGURATION À MONTRÉAL DE LA PREMIÈRE BOURSE DU CARBONE AU CANADA
La Bourse de Montréal a lancé officiellement vendredi le Marché climatique de Montréal, la première Bourse du carbone au Canada. Le Premier ministre du Québec, Jean Charest, ainsi que les ministres canadiens de l'Environnement et des Travaux publics, John Baird et Michael Fortier, ont assisté à l'inscription du tout premier contrat à terme négocié au Canada sur les émissions de gaz à effet de serre. Le Marché climatique de Montréal est une coentreprise de la Bourse de Montréal et de la Chicago Climate Exchange. Il vise à permettre l'achat par les entreprises les plus polluantes de droits d'émissions, sortes de "permis de polluer", à d'autres compagnies ayant au contraire accumulé des crédits en réduisant leurs propres émissions de gaz à effet de serre et se trouvant ainsi au dessous des quotas fixés par les autorités. Le PDG de la Bourse de Montréal, Luc Bertrand, a déclaré que ce nouveau marché "aidera le secteur industriel canadien à découvrir le véritable prix d'une tonne de carbone en vertu du nouveau cadre réglementaire fédéral".
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[ publié par jeromet
le 2008-06-08 15:17:18 ]
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[ Vendredi 30 mai 2008 ]
Étiquetage OGM refusé
Étiquetage OGM refusé ·Greenpeace s’indigne
Le projet de loi privé C-517 sur l’étiquetage obligatoire des OGM a finalement été rejeté hier par la Chambre des communes, au grand dam des groupes environnementaux canadiens.
En effet, le projet de loi C-517 aurait obligé les commerçants à informer les consommateurs de la présence dans les aliments vendus au Canada d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Mais hier, la Chambre des communes a rejeté le projet, à 156 voix contre 101.
Selon Greenpeace, ces résultats confirment que 156 députés ont préféré les intérêts économiques de Monsanto, la multinationale des produits chimiques et des OGM, à ceux des consommateurs canadiens.
«Malgré la mobilisation de milliers de Canadiens, ceux-ci doivent maintenant s’attendre à ce que Mosanto continue à leur administrer des OGM dans leurs aliments sans qu’ils ne le sachent. Depuis des années, les sondages indiquent, qu’à travers tout le Canada et le Québec, de 80 à 95 % des citoyens veulent l’étiquetage obligatoire des OGM», a expliqué Éric Darier, responsable de la campagne Agriculture chez Greenpeace.
Une quarantaine de pays dans le monde ont déjà adopté l’étiquetage des OGM, dont l’Union européenne, la Chine et le Japon. Le Canada, quant à lui, rejoint plutôt les idées américaines. En effet, selon Greenpeace, il est le seul pays industrialisé, avec les États-Unis, à encore refuser l’étiquetage des OGM.
«Il est déplorable qu’une majorité de députés préfère protéger le marché des OGM de Monsanto en forçant de facto les consommateurs à en manger contre leur gré», a ajouté M. Darier.
Les OGM dangereux?
Selon Greenpeace, si les OGM ne sont pas étiquetés, c’est nécessairement parce qu’ils ont quelque chose à cacher. Ainsi, l’organisme dénonce que la quasi-totalité des études réalisées à ce jour ont été financées par des entreprises productrices d’OGM comme Monsanto. Éric Darier rappelle que ces études, en plus d’être confidentielles, n’ont jamais été vérifiées par des chercheurs indépendants. En 2001, la Société Royale du Canada l’aurait constaté dans un rapport.
«Si les OGM étaient si bons, il y aurait longtemps qu’ils auraient été étiquetés. En fait, il n’a jamais été prouvé que les OGM soient sécuritaires pour la santé ni pour l’environnement», a indiqué M. Darier.
«Il est clair qu’Ottawa ne va pas bouger sur l’étiquetage des OGM. Il appartient donc aux gouvernements provinciaux et à celui du Québec d’arrêter de tergiverser et d’agir rapidement en mettant en place l’étiquetage obligatoire des OGM tel que promis par Jean Charest en 2003», a conclu Éric Darier.
Greenpeace entend publier la liste des députés qui ont voté contre le projet de loi C-517 concernant l’étiquetage des OGM, de même que les élus ayant appuyé le projet.
Canoe.ca
[ publié par jeromet
le 2008-05-30 07:21:01 ]
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[ Vendredi 30 mai 2008 ]
Lourdes pertes en espèces
L'érosion de la biodiversité coûte entre 2000 et 4700 milliards par an, selon une étude présentée à la conférence de Bonn Bonn -- L'érosion de la diversité de la vie animale et végétale représente un coût évalué entre 1350 et 3100 milliards d'euros (entre 2000 et 4700 milliards de dollars) par an au monde, selon une étude présentée hier à la conférence de l'ONU sur la biodiversité à Bonn.
Cliquez ici! L'étude, lancée par l'Union européenne et le ministère allemand de l'Environnement, constitue une des premières évaluations majeures de l'impact économique de la perte de la biodiversité dans le monde, à l'instar du rapport de sir Nicholas Stern sur le coût du changement climatique.
«Nous essayons de naviguer sur des eaux agitées et sans carte avec un vieux compas défectueux», a commenté le principal auteur de l'étude, Pavan Sukhdev, un haut responsable de la Deutsche Bank en Inde.
«Il est urgent d'entreprendre des actions de préservation, car les disparitions d'espèces et les dégâts aux écosystèmes sont étroitement liés au bien-être de l'homme», a souligné Pavan Sukhdev.
Intitulée The Economics of Ecosystems and Biodiversity (L'économie des systèmes écologiques et de la biodiversité), cette étude donne une valeur pécuniaire à des facteurs environnementaux tels que l'eau, la protection contre les inondations, les médecines naturelles et les puits de carbone que sont les forêts.
«Alors que notre bien-être est totalement dépendant des services rendus par ces écosystèmes, ils sont considérés comme des biens publics sans marché et sans prix», souligne le rapport.
Certains écosystèmes sont probablement déjà dégradés au-delà de toute possibilité de restauration, conclut Sukhdev. Et d'ici 2050, si rien n'est fait:
- 11 % des espaces naturels restant en 2000 pourraient avoir disparu, transformés pour l'agriculture ou par le dérèglement climatique;
- 40 % des terres actuellement cultivées de façon traditionnelle pourraient devenir des exploitations intensives;
- 60 % des récifs de coraux pourraient avoir disparu, affectant directement le mode de vie de milliards de personnes.
Comme pour le changement climatique, les conséquences de l'érosion de la biodiversité devraient toucher principalement les populations les plus pauvres, selon le rapport.
La valeur réelle de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes doit être intégrée dans les décisions politiques, souligne-t-il.
Environ 150 espèces de la flore et de la faune sauvage disparaissent chaque jour, un rythme qui est de 100 à 1000 fois supérieur à la disparition naturelle des espèces, selon les scientifiques.
Concernant la faune marine, ce dernier a mentionné des études selon lesquelles l'ensemble des réserves halieutiques pourraient avoir pratiquement disparu d'ici 2050 faute de mesures de protection.
Les conséquences d'un tel effondrement seraient désastreuses pour un milliard d'êtres humains, qui dépendent du poisson pour leur apport en protéines. Le secteur de la pêche subirait quant à lui des pertes de 80 à 100 milliards de dollars.
L'étude montre en revanche que l'affectation de 1 % du PIB mondial à la préservation des zones naturelles susciterait de notables améliorations de la qualité de l'air et de l'eau, protégerait la santé humaine et contribuerait à la lutte contre le réchauffement climatique.
Le Fonds mondial pour la nature WWF s'est réjoui dans un communiqué que la biodiversité soit ainsi reconnue comme un enjeu global à l'instar du climat dans le rapport Stern.
Sukhdev a seulement présenté la première partie de son rapport et doit entamer ses travaux sur la deuxième partie, qui sera davantage détaillée.
http://www.ledevoir.com/2008/05/30/191927.html
[ publié par jeromet
le 2008-05-30 07:16:04 ]
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[ Mercredi 28 mai 2008 ]
Monsanto: déni et collusion
Louis-Gilles Francoeur
Un livre-choc accuse la multinationale d'avoir mis en échec depuis 50 ans tous les mécanismes étatiques et scientifiques censés protéger la sécurité et la santé publiques
L'affaire Monsanto atteint le Québec -- un film et un livre sortent en même temps --, où elle ne suscitera peut-être pas le tsunami provoqué en Europe sur la sécurité des semences OGM, mais elle écorchera certainement le tabou qui entoure l'à-plat-ventrisme, sinon la vénalité des scientifiques, des institutions et des politiciens qui se prêtent souvent aux manipulations et aux collusions. Une sorte d'Erreur boréale qui cible cette fois une multinationale accusée de faire main basse sur l'alimentation planétaire.
Quand on referme l'ouvrage de 370 pages, signé par Marie-Monique Robin après trois ans d'une enquête serrée aux quatre coins de la planète, un constat brutal s'impose: tous les mécanismes étatiques et scientifiques censés protéger la sécurité et la santé publique ont été mis en échec depuis plus d'un demi-siècle par cette multinationale -- de Washington à Paris en passant par l'Union européenne et jusqu'à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) -- grâce à une science de plus en plus asservie, qui érige le conflit d'intérêts en règle de fonctionnement.
Le Monde selon Monsanto - De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien a été publié en Europe chez Arte avec préface de Nicolas Hulot et ici chez Stanké avec postface de la sociologue Louise Vandelac. Il a suscité une verte polémique, avec plus de 40 000 exemplaires déjà vendus. Mais la crédibilité de cette enquête unique a été immédiatement attaquée sur Internet par des personnes liées à Monsanto et au lobby de la transgénèse, révélait cette semaine un dossier de L'Express.
La polémique engendrée par ce livre et le documentaire-choc qui porte le même titre -- lequel prendra l'affiche le 23 mai à Ex-Centris -- n'est visiblement pas étrangère à la défaite cette semaine du projet de loi censé libéraliser leur utilisation en France. Mais Monsanto, qui contrôle la majorité des semences OGM actuellement vendues sur la planète, ne lâche pas facilement. Ni ses alliés. Le projet de loi, défait sur une question préalable, va refaire surface et la majorité sarkozyenne battra le rappel de ses troupes pour forcer son adoption.
Cette riposte est en tous points conforme à la manière Monsanto, que Marie-Monique Robin démonte comme une horlogère dans son enquête.
Un fonctionnaire féru d'histoire nous avait un jour montré une série de réclames publicitaires de Monsanto, qui remontaient aux années 50. On y parlait d'un produit fabuleux, les biphényles polychlorés (BPC), qui allait multiplier les progrès dans tous les domaines de la technologie grâce à leur résistance à la chaleur. Aujourd'hui, la merveille devenue calamité contamine pour des siècles la planète jusqu'aux pôles. Son potentiel cancérigène et mutagène est chaque année reconnu davantage. Mais le côté extraordinaire de cette histoire, c'est que la même multinationale vante aujourd'hui les OGM dans les mêmes termes et que, malgré les histoires d'horreur qui ont frappé ses herbicides bourrés de dioxines comme l'agent orange ou ses hormones de croissance bovine et laitière aujourd'hui interdites en Europe, la multinationale de Saint Louis continue de confondre de la même manière les gouvernements et la communauté scientifique.
Les BPC
Marie-Monique Robin a retrouvé la trace de plusieurs de ces procureurs qui se sont opposés à Monsanto, comme Donald Stewart, qui se battra sept ans pour les citoyens de la petite ville d'Anniston, ce qui déclenchera une bataille juridique de 15 millions contre l'usine locale de Monsanto qui y fabriquait ses BPC. Le procès intenté par la population permettra de mettre la main sur 500 000 pages de documents secrets, qui feront en sorte d'établir que Monsanto connaissait depuis longtemps l'impact des rejets de BPC de son usine dans les eaux qui alimentaient en poissons le quartier noir situé en aval. Monsanto a produit à son usine d'Anniston 308 000 tonnes de BPC entre 1929 et 1971, selon des documents déclassifiés par l'Environmental Protection Agency (EPA): 27 tonnes ont été rejetées dans l'atmosphère, 810 tonnes dans l'eau du Snow Creek et 32 000 tonnes ont été enfouies dans un dépotoir voisin à ciel ouvert au coeur du quartier noir.
Une note interne de Monsanto confirmait il y a plusieurs décennies que «nos ouvriers ont été effectivement affectés par les BPC». Mais jamais Monsanto n'a averti les habitants d'Anniston, qui continueront de manger les poissons du Snow Creek jusqu'en 1993 grâce à la complicité de l'EPA. De son côté, la Food and Drug Administration (FDA), qui avait pourtant effectué des tests sur les poissons, y avait découvert une concentration moyenne de 277 parties par million (ppm) alors que la norme de consommation est de cinq ppm. Mais la FDA n'a jamais avisé la population locale du danger et attendra 1993 avant de promulguer une interdiction de consommation. Pourtant, une note interne de Monsanto datée de 1970 disait clairement que «nous déchargeons actuellement 16 livres de BPC par jour contre 250 en 1969 dans Snow Creek | | |