[ Energie et développement durable ]

Publi le samedi 1 décembre 2007

[ Samedi 1 décembre 2007 ]

L’éthanol met le feu au marché des céréales

L’éthanol met le feu au marché des céréales


«Il faut que les Africains protestent et demandent aux Occidentaux d’arrêter de mettre des céréales dans leur moteur».

le blé au plus haut depuis onze ans à Chicago, le contrat novembre à plus de 180 euros la tonne à Paris, l’année dernière, à la même époque, la tonne de blé rendu à Rouen se vendait à 115 euros . C’est la faute à l’éthanol, une monumentale connerie»,

Aujourd’hui, les stocks restants, au niveau mondial, correspondent à 45 jours de consommation, un niveau extrêmement faible que le moindre contretemps climatique peut encore affaiblir. Après la défaillance patente de l’Ukraine, une nouvelle sécheresse en Australie où l’on moissonne en novembre serait une véritable catastrophe.

Les grands perdants de cette folle campagne sont les céréaliers sous contrat avec les fabricants d’éthanol, ils se sont engagés à fournir du blé pendant trois ans sur un prix fixe avoisinant les 100 euros la tonne

http://www.rfi.fr/actufr/articles/090/article_52903.asp

=================================

Les prix agricoles augmentent à cause de la demande de biocarburants

--------------------------------------------------------------------------------
La progression de la demande de biocarburants entraîne une mutation radicale des marchés agricoles susceptible d'induire une hausse des prix mondiaux de nombreux produits agricoles, avertit un nouveau rapport publié aujourd'hui par la FAO et l'OCDE

La diminution des excédents de production et la réduction des subventions à l'exportation viennent accentuer les évolutions de long terme que connaissent les marchés

L'élément marquant est cependant l'utilisation de plus en plus grande qui est faite des céréales, du sucre, des graines oléagineuses et des huiles végétales pour produire des combustibles de substitution, de l'éthanol et du biogazole.

Ce mouvement de conversion conforte non seulement les prix des productions végétales, mais aussi, bien qu'indirectement à travers la hausse du coût des aliments du bétail, ceux des productions animales.

Le rapport montre que la hausse des prix des produits agricoles préoccupe tout particulièrement les pays importateurs nets, de même que les populations urbaines pauvres.

Si l'augmentation du prix des matières premières induite par l'accroissement de la production de biocarburants est favorable aux producteurs de cultures énergétiques, elle implique des coûts supplémentaires et une baisse de revenu pour les agriculteurs qui en ont besoin pour nourrir leur bétail.

javascript:goCO(189357)

 

[ publié par jeromet le 2007-12-01 14:23:40 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]

[ Samedi 1 décembre 2007 ]

Charbon : les banques américaines mises en cause

Les banques américaines critiquées pour leurs investissements dans le charbonL'ONG Rainforest Action Network lance une campagne contre les deux des principales banques américaines Citi (anciennement Citigroup) et Bank of America, les accusant d'investir lourdement sur la filière charbonnière, responsable du tiers des émissions de CO2 des Etats-Unis.

Les deux banques, récemment saluées (notamment par le Carbon Disclosure Project) pour leurs efforts de réduction de leur propre empreinte carbone et leurs actions de financement des projets de lutte contre le changement climatique, investiraient massivement dans l'industrie charbonnière.

Elles seraient les acteurs majeurs des investissements dans les 151 projets de centrales électriques au charbon, actuellement en cours de développement aux Etats-Unis. Seuls 34 de ces projets s'appuient sur la technologie IGCC (gazéification à cycle combiné) et aucun ne prévoit de capture et de séquestration des émissions de gaz à effet de serre.

De plus, certaines des compagnies clientes des banques sont fortement critiquées pour leurs pratiques minières destructives, comme le Mountain Top Removal dans les Appalaches.

Une banque comme Citi investirait ainsi 200 fois plus dans des projets d'énergie sale que dans des projets d'énergies alternatives et les deux banques consacreraient en fait moins de 0,2% de leurs avoirs au financement de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables et de modernisation de l'infrastructure énergétique.

Citigroup et Bank of America sont respectivement les 1ère et 3ème banques mondiales en termes de capitalisation boursière (données 2006), les 2ème et 10ème en termes d'avoirs (données 2004) et les 1ère et 2ème en termes de profit (données 2006), avec plus de 22 et 21 milliards de dollars.

Rainforest Action Network popularisera sa campagne à l'occasion des manifestations nationales sur le changement climatique organisées pour la troisième année consécutive par l'organisation " Step-it up ", le 3 novembre 2007.
 
http://www.enerzine.com/10/3234+Charbon-les-banques-americaines-mises-en-cause+.html

[ publié par jeromet le 2007-12-01 14:06:36 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]

[ Samedi 1 décembre 2007 ]

L'éthanol serait plus polluant que l'essence

Fin septembre 2006, le gouvernement français annonçait l'arrivée du "Flex Fuel – Ethanol E85" afin de garantir l'indépendance énergétique du pays tout en luttant contre les émissions en gaz à effet de serre. Cependant, une étude récente publiée dans la revue Environmental Science & Technology montre que l'éthanol serait source d'une pollution de l’air plus importante que l’essence.

Si l'éthanol peut présenter certaines vertus en ce qui concerne les émissions en gaz à effet de serre (selon l'IFEN), tout comme le gazole par exemple, il ne faut pas oublier que les transports routiers génèrent aussi une importante pollution atmosphérique locale (particules, ozone...) dont les conséquences sont graves pour la santé. C'est cette pollution, souvent supplantée dans les discours par le CO2 (qui contribue au réchauffement de la planète), qui a été mise en avant dans un article publié le 18 avril 2007 par la revue Environmental Science & Technology.

C'est en observant la dégradation de la qualité de l'air au Brésil dans les années 70 avec la large diffusion de l'éthanol, que Mark Jacobson, spécialiste en chimie atmosphérique à l'université de Stanford en Californie s'est penché sur les conséquences de ce carburant, un mélange composé à 85% d'éthanol et 15% d'essence sans plomb.

Le résultat est inquiétant puisque l'E85 présenterait "un risque égal voire plus grand pour la santé publique que l'essence seule" selon le scientifique.
Pour arriver à cette conclusion, l'équipe de Jacobson a exploité un modèle sophistiqué de mesure de la composition atmosphérique avec deux scénarios hypothétiques pour 2020 aux Etats-Unis. Dans le premier, l'ensemble du pays roulerait à l'E85 tandis que dans le second le parc serait entièrement composé de motorisations à essence.
Selon cette projection, l'E85 provoquerait une hausse de la mortalité de 4% sur l'ensemble des Etats-Unis et de 9 % à Los Angeles (où la géographie n'est pas favorable à la dispersion des polluants), accompagnée d'une augmentation du nombre d'hospitalisations dû à l'affaiblissement du système immunitaire et aux cas d'asthme. Le taux de cancer resterait quant à lui similaire à celui attribué à l'essence.

L'E85 "fait baisser le taux de présence de certains polluants, mais il en augmente d'autres." explique Mark Jacobson. Ainsi, il génère moins de benzène et de butadiène, qui accroissent l'effet de serre, mais augmente les concentrations d'acétaldéhyde (éthanal) et formaldéhyde (méthanal), deux composés organiques volatils (COV) précurseurs de l'ozone troposphérique.

Au final, Mark Jacobson s'interroge, à juste titre, "si nous devons continuer à faire la promotion de ces biocarburants alors qu'ils ne présentent aucun bénéfice pour la santé". Et qu'il serait plus opportun de considérer l'E85 au regard de l'indépendance énergétique du pays, des émissions en gaz à effet de serre évitées et des conséquences environnementales des cultures qui en produisent.
Les biocarburants comme l'éthanol ont "tout simplement pas encore été bien étudiés" indiquait dans le même article Mark Delucchi, un spécialiste des transports à l'Université de Californie. Au regard du climat, "nous ne mesurons pas véritablement les conséquences, qu'elles soient positives ou négatives" ajoutait il.

Le Flex Fuel se répand
De nombreux pays vivent déjà à l'heure du Flex Fuel comme le Brésil, la Suède ou les Etats-Unis. En effet, l'éthanol a fourni 44% de tous les carburants (non diesel) pour véhicules automobiles consommés au Brésil en 2004 et a été mélangé avec 30% de toute l'essence vendue aux Etats-Unis (REN21, 11/2005).
Au Etats-Unis, le Président Bush a fait de l'E85 un outil phare pour diminuer la dépendance énergétique du pays.
Enfin, la France vient d'annoncer son soutien à ce nouveau carburant pour qu'il soit largement diffusé d'ici à 2010.

notre-planete.info

[ publié par jeromet le 2007-12-01 12:30:12 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]

[ Samedi 1 décembre 2007 ]

Les biocarburants sont un « crime contre l'humanité !
Jean Ziegler a raison, les biocarburants sont un « crime contre l'humanité » !


  Jean Ziegler a raison, les biocarburants sont un « crime contre l'humanité » !
En pleine euphorie environnementaliste, le rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, Jean Ziegler a pointé du doigt le caractère criminel des biocarburants, déjà dénoncé dans nos colonnes.

Jean Ziegler, Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, s'est inquiété vendredi 26 octobre devant la presse de l'augmentation du nombre d'affamés dans le monde et a dit craindre que la production massive de biocarburants comme l'éthanol n'aggrave encore le problème en diminuant les surfaces agricoles consacrées aux cultures vivrières.

Jean Ziegler a appelé à un moratoire de cinq ans, le temps nécessaire, a-t-il espéré, pour que la recherche trouve le moyen de tirer de l'éthanol des déchets agricoles, essentiellement des parties non comestibles de plantes comme le maïs ou le blé. « Il est légitime de vouloir fabriquer des biocarburants mais le résultat va être désastreux dans l'immédiat. » Il n'a pas hésité à parler d'un « crime contre l'humanité qui est commis lorsque l'on convertit un sol productif pour l'alimentation en terre à produire du biocarburant ».

M. Ziegler, qui s'est aussi exprimé le 25 octobre devant la Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, a dit craindre que le premier objectif du millénaire pour le developpement, la réduction de l'extrême pauvreté et de la faim, ne soit pas atteint à l'échéance de 2015. Il a rappelé que le nombre de personnes souffrant de la faim et de la malnutrition a augmenté tous les ans depuis 1996 pour dépasser les 850 millions, alors que l'on estime que la Terre pourrait nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit deux fois la population mondiale actuelle. En réponse à l'argument selon lequel le nombre d'affamés n'a en fait pas augmenté, en chiffres relatifs par rapport à la croissance de la population mondiale, l'universitaire suisse a répondu : « Je n'accepte pas ce raisonnement car un enfant qui meurt de faim n'est pas une statistique ».

Selon les estimations de l'ONU, six millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année dans le monde à cause de la malnutrition et des maladies associées. Parlant d'un « massacre de la faim qui n'obéit pas à la fatalité », il a estimé qu'un « enfant qui meurt de faim est assassiné ». M. Ziegler a mis en cause en particulier les subventions agricoles européennes qui permettent d'inonder les marchés africains à prix bradés et qui entraînent la ruine des agriculteurs locaux. Selon lui, « l'Union européenne crée de la faim en Afrique par son dumping agricole ».

Le Rapporteur spécial est aussi alarmé par l'augmentation des « réfugiés de la faim » qui tentent de gagner l'Europe et l'Amérique du Nord pour survivre et qui sont considérés comme des délinquants lorsqu'ils arrivent à destination quand ils ont la chance de ne pas mourir en chemin. Il a estimé qu'il est grand temps de renforcer les mécanismes de protection nationaux et internationaux en réaffirmant concrètement « le droit de se nourrir ». Les droits de l'homme ne sont pas uniquement politiques et civiques, a-t-il souligné, mais ils touchent aussi à l'économique, au social et à la culture. Jean Ziegler a estimé que l'Europe doit trouver une réponse autre que militaire pour repousser les miséreux à ses frontières. Il a proposé de créer un nouveau droit de l'homme -le droit d'accueil provisoire- qui protégerait « les réfugiés de la faim », dont l'existence n'est actuellement pas reconnue dans les conventions internationales.

Jacques Cheminade remarque que les déclarations de Monsieur Ziegler viennent à la suite de Fidel Castro. « Malheureusement Messieurs Ziegler et Castro s'avèrent ainsi plus compétents et plus soucieux des conséquences humaines de ce choix que la plupart des experts ». Surtout, il explique que ces problèmes ne pourront pas être réglés tant que le système financier international sera aux mains de milieux financiers s'efforçant de faire rembourser une dette qu'ils ont eux-mêmes créé, en particulier à l'encontre des pays du sud. La solution demeure un nouveau Bretton Woods.

[ publié par jeromet le 2007-12-01 12:23:57 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]



Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com