[ Energie et développement durable ]

Publi le mercredi 7 mai 2008

[ Mercredi 7 mai 2008 ]

Hors de l'OPEP, point de salut pour la production

Les pays producteurs de pétrole hors OPEP, comme la Russie et les États-Unis, ne sont pas en mesure d'accroître leur offre suffisamment pour faire baisser les prix du brut, à cause d'une forte demande interne, d'investissements trop faibles et de gisements qui s'épuisent.

À court terme, «aucun pays non-OPEP [Organisation des pays exportateurs de pétrole] n'est en mesure de produire plus. Ils vendent tout le pétrole qu'ils peuvent», souligne Francis Perrin, directeur de la rédaction de la revue Pétrole et Gaz arabes. À l'inverse, l'OPEP dispose d'une réserve de production d'environ deux millions de barils par jour (mbj), essentiellement aux mains de l'Arabie saoudite, même si le cartel refuse pour l'instant de pomper plus.

À plus long terme, les pays hors OPEP, qui représentent 60 % de l'offre mondiale, ne semblent pas non plus en mesure d'augmenter significativement leur offre pour répondre à la croissance de la demande mondiale. «Nous anticipions jusqu'à peu une hausse de la production hors OPEP mais tout le monde revoit en baisse ses prévisions à cause de déceptions cette année au Mexique, en Russie et au Brésil», explique Mike Wittner, de la Société Générale.

«On table sur une production stable sur 2011-12», poursuit David Fyfe, de l'Agence internationale de l'énergie, qui représente les intérêts énergétiques des pays industrialisés. «Il y a quelques sources d'augmentation de l'offre à long terme, comme au Kazakhstan, au Brésil, ou au Canada, mais elles peinent à compenser le déclin de gisements» britanniques et norvégiens en mer du Nord, souligne M. Perrin.

Aux États-Unis aussi, «le développement des gisements offshore dans le golfe du Mexique ne suffit pas à compenser le déclin d'autres gisements plus anciens», ajoute-t-il.

Certains pays pâtissent d'un manque d'investissement, comme le Mexique, où la compagnie nationale Pemex verse la totalité de ses bénéfices à l'État, ce qui la prive de moyens de prospection. D'autres champs à fort potentiel souffrent de conditions d'exploitation difficiles, comme celui de Kashagan au Kazakhstan (grande profondeur, forte teneur en soufre, etc.). Plus grosse découverte pétrolière au monde depuis la fin des années 1960, Kashagan devrait produire à terme près de 1,5 mbj, mais son exploitation ne cesse d'être reportée et ne démarrera pas avant fin 2011.

Le Canada, avec ses sables bitumineux, constitue la plus importante réserve prouvée d'or noir de la planète derrière l'Arabie saoudite, mais l'exploitation de ce pétrole extra-lourd pose des problèmes techniques qui tardent à être résolus.

Des inconnues

De nombreuses zones restent encore sous-explorées, comme en Afrique, mais, si les cours élevés du brut ont gonflé les caisses des compagnies pétrolières, les coûts ont doublé en quatre ans, freinant la recherche de nouveaux gisements.

La Russie, qui produit actuellement environ 9,5 mbj de brut et dispute à l'Arabie saoudite la place de premier producteur mondial d'or noir, reste «un immense point interrogation», note M. Perrin. «Nous prévoyons une croissance de la production en Russie, mais faible, et loin des taux à deux chiffres du début de la décennie», remarque M. Witter. «Les investissements sont insuffisants et ce n'est pas le pays le plus attractif pour les sociétés étrangères», remarque M. Perrin, précisant qu'il «y a énormément de zones inexplorées, surtout en Sibérie orientale, mais ce territoire est gigantesque et difficile à exploiter».

Pour Jean-Marie Chevalier, professeur à l'université Dauphine, «notre dépendance vis-à-vis de l'OPEP va donc encore augmenter».

http://www.ledevoir.com/2008/05/03/188109.html

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[ publié par jeromet le 2008-05-07 07:15:10 ]

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[ Mercredi 7 mai 2008 ]

7 Mai Revue de Presse E & D

Aux prises avec une contamination sévère de leurs eaux


Nashina Shariff, de la Société de surveillance des toxiques de l'Alberta, expliquait hier au Devoir par téléphone que cette mince réduction de l'intensité des GES masquait une augmentation en chiffres absolus en raison de l'augmentation importante de la production des sables bitumineux. Mais, dit-elle, le gouvernement albertain n'a pas voulu préciser l'importance de cette augmentation en chiffres absolus pour ne pas perdre la face.

Selon Nashina Shariff, l'Alberta doit hausser rapidement autour de 30 $ le coût de la tonne de GES et porter ce montant à 75 $ d'ici 2020, comme le recommande l'ONU, si elle veut vraiment que la séquestration de CO2 devienne une option rentable pour ces sociétés commerciales.

Quant aux autochtones de la région, ils sont sur un pied de guerre depuis une semaine à la suite de la mort de plus de 500 canards, empoisonnés dans les étang toxiques de Syncrude Canada. C'est dans ce genre de bassins de rétention que s'accumulent généralement les eaux usées de l'industrie pétrolière de la région de Fort McMurray.

Pour les bandes autochtones, l'Alberta doit impérativement faire le point scientifiquement sur la contamination croissante des rivières qui écopent des écoulements de ces étangs de rétention et des rejets industriels. Trop de signes, disent-ils, d'intoxication à l'arsenic, au mercure et aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont désormais disponibles à partir d'analyses faites sur des poissons et la sauvagine pour ne pas penser que ces communautés sont maintenant aux prises avec une contamination sévère de leurs eaux.

http://www.ledevoir.com/2008/05/05/188351.html

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Sachs, qui a lié la crise alimentaire à la hausse de la demande et aux catastrophes climatiques, a appelé à ne pas répondre à cette crise uniquement par une aide alimentaire d'urgence. «La première étape devrait être d'aider les petits agriculteurs en Afrique et dans les autres régions à bas revenus à augmenter leur rendement», en leur fournissant engrais, semences plus efficaces et systèmes locaux d'irrigation, a-t-il insisté, notant que «heureusement», aider à faire pousser des cultures vivrières localement coûtait «un dixième» de l'acheminement de l'aide alimentaire.

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«Le développement durable est, dans les faits, une série d'intentions proposant de voir les choses dans une large perspective, d'être prudent et généreux et de porter la responsabilité de ses actes. Mais tous ces éléments existent depuis le début de la civilisation

«Écoutez, on vit dans un monde où l'on perd beaucoup de temps à préciser quelque chose qui sera toujours flou. On ne peut pas penser le développement durable, on ne peut que juger de la durabilité du développement après coup.» En clair, dit-il, il faut revenir à l'essentiel, soit miser sur la responsabilité citoyenne envers son environnement immédiat.

«Il existe, poursuit M. Villeneuve, plusieurs pistes de solutions qui s'offrent aux humains pour réduire les facteurs qui provoquent les changements climatiques. Et puis, on ne peut pas toujours s'en remettre au système pour régler les problèmes; il nous faut, à titre individuel, être en mesure de se "policer" pour aboutir à des résultats concrets. Vous savez, on vit dans une société où les dépenses personnelles sont plus élevées que les revenus. Eh bien, la liberté de consommer, c'est aussi la liberté de ne pas le faire.»

Et le pétrole, dans tout cela?

Dans cette optique, on a en effet le loisir de ne pas (ou moins, soyons réalistes) consommer de pétrole. De toute manière, le pétrole n'en a pas pour très longtemps,

Cet ouvrage avance que, d'ici 15 à 20 ans, peut-être avant, l'humanité aura consommé la moitié des réserves ultimes de pétrole. À peine une décennie plus tard, le même sort attend le gaz naturel. La vie après le pétrole, poursuit-on, est difficilement imaginable, non pas tant à cause du manque d'options de rechange techniques, économiques et physiques, mais en raison de la rigidité des comportements sociaux et des structures organisationnelles. Plus encore, lit-on, la mollesse généralisée de la communauté internationale devant le principal problème à résoudre en ce XXIe siècle, soit gérer la décroissance des combustibles fossiles, fait peur.

 «L'hypothèse que j'avance, dit-il, c'est que l'âge du pétrole sera suivi par celui de l'électricité. Je crois que chaque communauté dans le monde aura son propre modèle d'approvisionnement énergétique qui sera basé sur l'électron, et le modèle québécois sera considéré comme une référence.» M. Lafrance estime aussi que le défi mondial à l'échelle de la gouvernance, afin d'assurer un avenir durable pour la planète, «est de respecter le protocole de Kyoto»

http://www.ledevoir.com/2008/05/03/187834.html

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Le réchauffement touchera bientôt l'Antarctique

Les changements climatiques devraient provoquer un réchauffement de l'Antarctique d'ici quelques années, pendant qu'à l'autre bout du monde, la situation de l'Arctique demeurera précaire, préviennent des chercheurs.

Si l'intensité de la radiation solaire et la quantité de gaz à effet de serre sont similaires aux deux endroits, explique l'océanographe James Overland, de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, les deux régions réagissent jusqu'à présent fort différemment.

L'été dernier, la glace marine a fondu à un niveau sans précédent dans l'Arctique, une situation que plusieurs attribuent aux changements climatiques. Les chercheurs croient maintenant que les fluctuations naturelles de température y sont aussi pour quelque chose, les deux phénomènes se renforçant mutuellement pour créer un Arctique où on retrouve moins de glace que jamais.

M. Overland s'attend maintenant à ce qu'on ne retrouve dans l'Arctique qu'une quantité minime de glace marine en septembre, soit environ 40 % de moins qu'il y a 20 ans.

D'autre part, poursuit le scientifique américain, le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique a contribué à maintenir les températures basses pratiquement partout sur le continent. Mais au fur et à mesure que ce trou se réparera au cours des prochaines années, les effets des changements climatiques commenceront à être ressentis dans la région.

M. Overland, qui reconnaît avoir été jadis sceptique quant à l'impact du réchauffement planétaire, estime que ces conclusions sont «stupéfiantes».

De plus, ajoute le climatologue Gareth Marshall, du British Antarctic Survey, les changements climatiques ont renforcé les vents qui circulent autour du continent antarctique, emprisonnant de l'air froid à l'intérieur.

Mais l'intensité de ces vents diminuera au cours des prochaines années, prévient-il, permettant à de l'air chaud de s'infiltrer.

http://www.ledevoir.com/2008/05/03/188159.html

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[ publié par jeromet le 2008-05-07 07:09:07 ]

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