[ Energie et développement durable ]

Publié le mardi 11 novembre 2008

[ Mardi 11 novembre 2008 ]

11 Nov Parlons hydrogene E&D

Vers la production d'hydrogène à partir d'énergie solaire ?

L'équipe de Daniel Nocera vient de mettre au point un catalyseur efficace et bon marché. Alors que les recherches précédentes suivaient la piste d'un matériau à la structure maîtrisée, celui des chercheurs du MIT est amorphe et se forme de lui-même en s'accumulant spontanément autour d'une anode oxyde d'étain-indium plongée dans un électrolyte contenant du phosphate de potassium et du cobalt. Sous l'action du champ électrique, ces éléments s'accumulent autour de l'anode où ils deviennent un catalyseur très efficace pour rompre la molécule d'eau et produire de l'oxygène gazeux, qui se dégage, et des ions H+, qui restent en solution.

Il faut savoir qu'en une heure, le soleil fournit assez d'énergie à la Terre pour couvrir une année de consommation énergétique mondiale. Pour James Barber, un spécialiste de la photosynthèse de renom mondial, "Cette découverte est un pas de géant vers l'utilisation massive et peu coûteuse de l'énergie solaire en substitution des énergies fossiles".

http://74.125.95.104/search?q=cache:qM9rze1QtccJ:www.tregouet.org/article.php3%3Fid_article%3D545+Vers+la+production+d%27hydrog%C3%A8ne+%C3%A0+partir+d%27%C3%A9nergie+solaire+Daniel+Nocera&hl=fr&ct=clnk&cd=4&gl=ca&client=firefox-a

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Des bactéries productrices d'hydrogène, sources d'énergie propre

 

Une nouvelle technologie "verte" vient d'être développée et brevetée par les équipes de Paul Bishop et Telisa Loveless (Agricultural Research Service) et de Jonathan Olson et Bruno-José Bárcena North (Carolina State University). Il s'agit de la production d'hydrogène à partir de bactéries fixatrices d'azote. Les sources d'énergie renouvelables, comme l'hydrogène, qui ne produisent pas de polluants ou de gaz à effet de serre sont nécessaires pour résoudre le problème mondial de pénurie d'énergie. Les combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel sont des sources d'énergie non renouvelables et fortement impliqués dans le réchauffement climatique.

Cet hydrogène d'origine bactérienne pourra être utilisé dans des piles à combustible qui feront réagir l'hydrogène et l'oxygène pour produire de l'électricité. Ces piles sont efficaces, silencieuses et non polluantes; elles sont actuellement à l'essai dans des produits variés, notamment des voitures qui ne dégagent que de la vapeur d'eau.

Les bactéries fixatrices d'azote jouent un rôle clé bien connu dans l'agriculture. Elles vivent dans le sol et sur certaines racines de plantes, elles fixent l'azote de l'air sous une forme chimique utilisables par les plantes. Trois processus de base sont impliqués dans le recyclage de l'azote: la fixation de l'azote diatomique N2, la nitrification, qui produit de l'hydrogène, et la dénitrification.

Les chercheurs ont développé une méthode de sélection et d'identification des souches de bactéries productrices d'hydrogène, sans qu'il soit nécessaire de faire un séquençage génomique ou des modifications génétiques. Ils ont ainsi pu identifier un gène qui inactive la capacité d'absorption de l'hydrogène ce qui lui permet d'être dégagé et donc capturé et utilisé comme combustible dont le seul sous-produit est la vapeur d'eau.

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55928.htm

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Production d'hydrogène à partir de résidus de panification

Publié dans : Les News, Energie

Le groupe agroalimentaire Sapporo Beer a présenté une technique permettant de synthétiser à haut rendement de l'hydrogène à partir de résidus de l'industrie boulangère par fermentation induite par du houblon.

Les résidus de la panification sont mélangés à de l'eau puis introduits dans un réacteur. Lorsque que celui-ci est chauffé, le glucose compris dans les restes alimentaires subit une fermentation bactérienne et libère de l'hydrogène. L'introduction de houblon à cette étape permet de contrôler le développement et l'activité des bactéries, sans chauffer de nouveau le milieu de culture. Le houblon utilisé peut lui aussi provenir des résidus des brasseries.

Des essais menés sur 180 jours dans des bacs expérimentaux de 900 litres ont démontré que le contrôle des fermentations permet d'atteindre un rendement de 80% dans la transformation de glucose en hydrogène. Les méthodes précédentes ne permettaient pas de dépasser les 50%. Le rendement expérimental obtenu étant jugé suffisant, l'entreprise va maintenant réaliser des essais sur les sites de production afin de voir si la technologie peut être transposée à l'échelle industrielle.

Les chercheurs espèrent enfin coupler à la production d'hydrogène celle de méthane par méthanisation des résidus une fois la première fermentation terminée. Le rendement total en comptant l'énergie dépensée pour le fonctionnement des bacs de réaction se situerait alors aux alentours de 60%. Ce dispositif serait particulièrement adapté à des structures possédant des équipements fonctionnant avec des piles à combustible.

L'entreprise va continuer ses recherches afin de pouvoir utiliser le système avec d'autres matières végétales : résidus de manioc lors de la fabrication de tapioca, feuilles et branchages, etc.

http://greenfutur.free.fr/index.php/200711071172/production-d-hydrogene-a-partir-de-residus-de-panification.html

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[ publié par jeromet le 2008-11-11 13:09:01 ]

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[ Mardi 11 novembre 2008 ]

Brûler nos forêts pour faire de l'énergie? E&D

Dérapage potentiel à l'horizon

Patrick Nadeau, Biologiste, responsable de la foresterie Société pour la nature et les parcs du Canada - Section Québec

Nicolas Mainville, Biologiste, directeur de la conservation à la Société pour la nature et les parcs du Canada - Section Québec

 

C'est maintenant officiel: le Québec produira sous peu de l'électricité... en brûlant nos forêts. Nombreux sont ceux et celles qui n'ont pas vu passer, mercredi dernier, l'adoption officielle d'un règlement permettant à Hydro-Québec de lancer un appel d'offre pour 125 mégawatts provenant de la combustion de biomasse forestière.

Cela représente pourtant un changement considérable: autant dans les pratiques d'aménagement forestier que dans le dossier énergétique du Québec. Si les potentiels de développement économique de cette filière sont importants, les possibles impacts environnementaux le sont tout autant, et ce, principalement car Québec se précipite à la hâte sans fixer de balises claires.

 

 

Déchets sources de vie

En juillet dernier Québec lançait des appels d'offres pour récolter dans les forêts publiques ce que certains considèrent comme des déchets. Les scientifiques vous diront que ces «déchets» sont en fait l'engrais principal de nos forêts et qu'ils jouent un rôle crucial dans la régénération de celles-ci et dans le maintien de la biodiversité forestière. Dans le monde forestier, on appelle «biomasse forestière» tout ce qui n'est pas commercialisable sous forme de bois ou de pâtes. Arbres morts ou brûlés, espèces non commerciales, branches, feuilles, arbustes, résidus à l'usine... tout y passe. Tant dans les zones de coupe que dans les zones de feux, le gouvernement accorde maintenant des volumes indéterminés de biomasse forestière (et ce, gratuitement!) pour la combustion et la vente à Hydro-Québec.

 

 

Hypothéquer la productivité

Autrefois présentée comme énergie de substitution au mazout lourd, la biomasse vient, par contre, avec ces nouveaux appels d'offres, s'insérer subtilement dans les rangs des sources d'énergie achetées par Hydro-Québec, au même titre que le nucléaire de Gentilly-2 et le gaz naturel de Bécancourt. Or, une semaine avant l'adoption de ce règlement, des recherches provenant du même ministère des Ressources naturelles et de la Faune montraient que certaines régions du Québec sont particulièrement vulnérables à l'extraction de la biomasse forestière. Cette étude montre que la biomasse n'est pas seulement un engrais pour les forêts, mais aussi le meilleur tampon contre les pluies acides, encore virulentes dans le sud du Québec. La récolte de la biomasse, si mal gérée ou effectuée dans des zones à risques, vient hypothéquer la régénération des forêts.

 

 

Brûler nos forêts pour combattre

les changements climatiques?

Plusieurs promoteurs présentent la filière biomasse comme étant «carbone neutre» du fait que les arbres que l'on brûle vont à terme repousser et recapter le carbone libéré grâce à la photosynthèse. Or plus d'un siècle sera nécessaire avant de pouvoir recapter tout le carbone émis lors de la combustion, tandis que la lutte contre les changements climatiques doit être immédiate. Il nous paraît essentiel d'évaluer globalement l'apport de cette filière à la diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) et sa concordance avec le Plan québécois sur les changements climatiques.

 

 

Établir les règles du jeu

En dépit de cette pression supplémentaire sur nos écosystèmes forestiers et de cet ajout majeur aux pratiques forestières jugées admissibles au Québec, le programme a été adopté à la hâte, se trouvant ainsi évincé des débats actuels entourant la Commission parlementaire sur l'avenir de la foresterie québécoise. Nous croyons qu'une telle orientation doit passer sous la loupe du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) afin d'établir des balises strictes tant sur les objectifs du programme que sur les pratiques

admissibles.

Le Québec se trouve devant une nouvelle filière qui présente d'intéressants potentiels. Or il en ressort que plusieurs questions planent encore sur cette filière, au moment même où les appels d'offres pour le bloc de 125 mégawatts sont lancés. Devant ces inconnues, nous demandons au gouvernement d'agir dans la plus grande prudence. Ce n'est qu'en consultant la population et en établissant des balises claires que cette filière pourra prendre son essor au Québec.

http://www.ledevoir.com/2008/11/11/215342.html

[ publié par jeromet le 2008-11-11 13:06:41 ]

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