[ Energie et développement durable ]

Publié le mardi 4 novembre 2008

[ Mardi 4 novembre 2008 ]

Parlons sables betumineux E&D

 

Entre 2003 et 2010, près de la moitié de la croissance des gaz à effet de serre du pays proviendra des sables bitumineux, s'insurge Simon Dyer. Cela signifie que la politique canadienne en matière de climat se soldera par un échec, car elle est prise en otage par un seul secteur d'activité.?»

Mais le nombre de barils produits augmente si vite que chaque gain en intensité est effacé par la quantité totale de gaz à effet de serre émis par l'industrie.

D'ici 2020, ces émissions sont appelées à croître de 68% malgré l'existence des lois provinciales et du plan vert d'Ottawa,

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Depuis 1995, les États-Unis ont reçu la presque totalité (99%) des exportations pétrolières du Canada.

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Sachant que les sables bitumineux contiennent de l'eau et qu'entre deux et cinq barils d'eau sont nécessaires pour produire un seul baril de pétrole, on peut imaginer les quantités astronomiques de boues toxiques rejetées. «?En fait, 1,8 milliard de litres de ce liquide toxique sont produits chaque jour. C'est considérable?!?» s'exclame Simon Dyer, de l'Institut Pembina.

Contenant des centaines d'ingrédients toxiques, comme de l'arsenic, du mercure, du xylène et du benzène, ce liquide est confiné dans d'immenses bassins de décantation (appelés tailing ponds) dont la superficie totale en Alberta (130 km2) est équivalente à la moitié de l'île de Laval.

Plus impressionnants encore sont ces immenses barrages qui, à chaque coin stratégique, retiennent les bassins. Ils rivalisent de volume avec les barrages construits dans le Nord du Québec, comme l'a confirmé la visite des installations de Syncrude. On y retrouve, selon les calculs du département américain de l'Intérieur, le plus gros barrage au monde en volume.

Mais ce qui attire surtout le regard, c'est la proximité du site avec la rivière Athabasca, ce majestueux cours d'eau situé à quelque 700?m à l'ouest des installations pétrolières.

C'est là que l'industrie extrait chaque année en eau l'équivalent d'une ville de deux millions de personnes. Et c'est là, selon Autochtones et environnementalistes, que s'échappent certaines des boues toxiques à l'origine de cancers et de leucémies dans les communautés avoisinantes, ce que les pétrolières démentent avec vigueur.

Plusieurs rapports ont confirmé nos craintes, précise Mike Hudema, de Greenpeace. On a fait état de mutations parmi la faune aquatique, d'oiseaux tués chaque année par centaines. Certains ont même vu de leurs yeux des orignaux boire directement dans les bassins, avec la conséquence que l'on devine.?»

À la pollution de cet important cours d'eau de la province s'ajoute un autre problème de taille, le pompage massif de l'Athabasca.

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/les-sables-bitumineux/200809/21/01-22084-lalberta-noyee-dans-les-boues-toxiques.php

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«Il faut comprendre qu'à peu près tout le monde dans cette province est, d'une façon ou de l'autre, dépendant du pétrole, explique Julie Hrdlicka, coordonnatrice de l'Institut Parkland et ancienne candidate du NPD. Même le serveur du restaurant du coin profite indirectement du boum économique en cours.»

«Certes, les Albertains sont au courant des dommages environnementaux qu'inflige l'extraction pétrolière, mais ils n'en parlent que très peu, ajoute-t-elle. Ils sont déchirés. Ils ont l'impression d'avoir à choisir entre la protection de l'environnement et le bien-être de leur famille, qu'ils doivent nourrir.»

Également, la mainmise du Parti conservateur de la province sur le débat politique est très importante. Au pouvoir depuis maintenant 36 ans, les élus de cette formation, très favorables à l'exploitation des sables bitumineux, se sont habitués à diriger sans opposition.

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Une petite maison mobile vaut un demi-million a Fort-Mcmurray

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Un village malade du pétrole?

Au nord de Fort McMurray, la rivière Athabasca traverse plus de 200 km de forêt inhabitée. Puis elle débouche sur une vaste étendue d'eau douce : le lac Athabasca. C'est dans un village amérindien logé à l'extrémité de ce lac, Fort Chipewyan, que des enfants ont trouvé le mois dernier un poisson difforme dont la photo a fait le tour de la planète?: une laquaiche à deux bouches.

C'est le docteur John O'Connor qui, le premier, a donné l'alarme après avoir constaté une hausse inhabituelle de certaines maladies dans le village. Ce médecin qui suit le village depuis huit ans a diagnostiqué son premier cas de cholangiocarcinome en 2003, puis un second, et un troisième. Habituellement, ce cancer qui s'attaque aux voies biliaires frappe environ une personne sur 100?000...

Puis, il y a eu une étonnante série de cas d'hyperthyroïdie. cancers rares, lupus : personne ne peut affirmer avec certitude que ces maladies sont causées par les rejets toxiques des pétrolières. Mais tous sont inquiets.

Les organismes qui surveillent la qualité de l'eau de l'Athabasca rejettent le lien entre les maladies et l'activité pétrolière effrénée qui se déroule 200 km en amont.

Les résultats de deux autres études indiquant que l'eau et les sédiments de l'Athabasca sont loin d'être au-dessus de tout soupçon ont été écartés par le gouvernement albertain. L'une de ces études évoquait un niveau élevé de HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), une substance connue pour ses propriétés cancérigènes.

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[ publié par jeromet le 2008-11-04 10:40:29 ]

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[ Mardi 4 novembre 2008 ]

4 Nov Revue de Presse E&D

TEMPÉRATURE D'AUTOMNE RECORD DANS L'ARCTIQUE

La température moyenne cet automne dans l'Arctique se situe 5 degrés Celsius au-dessus de la normale, un record, selon un rapport de l'Agence américaine des océans et de l'atmosphère. L'Agence attribue ce phénomène à une forte diminution de la banquise sous l'effet du réchauffement climatique. Le rapport note que la perte des glaces dans l'océan Arctique permet un plus grand réchauffement de la température de l'eau sous l'effet des rayons solaires. Ce réchauffement de l'air et de l'océan affecte la faune marine et terrestre. Elle réduit aussi la masse de glace permanente de la banquise arctique qui a fondu de 38 kilomètres cubes depuis ces dernières années, devenant la plus grande cause de la montée générale du niveau des océans autour du globe. L'été 2007 a été le plus chaud dans les annales dans l'Arctique, suivi de près par 2008, ce qui perpétue une tendance générale de réchauffement entamée au milieu des années 60.

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«Il est à noter qu'un ménage qui recycle et composte la totalité de ses déchets «valorisables» réduira ses émissions de gaz à effet de serre autant que s'il abandonne carrément les déplacements automobiles», a illustré le Dr Morris.

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Mieux vaut enfouir que gazéifier les déchets

La transformation des déchets en énergie est loin d'être une panacée. Cette technologie, convoitée par la Communauté métropolitaine de Montréal, serait même plus dommageable pour l'environnement que l'enfouissement, conclut une étude américaine sur la question.

Côté énergie, toujours selon cet expert, le tableau ne serait pas plus reluisant. Une tonne de déchets traités par le recyclage/compostage permettrait de récupérer de trois à cinq fois plus d'énergie que la combustion, même si celle-ci en produit en bout de traitement.

Développée en Europe au courant des années 90 et appliquée à grande échelle au Japon, la gazéification permet de transformer tous les déchets domestiques en gaz de synthèse, lequel est ensuite brûlé pour produire de l'énergie.

http://www.cyberpresse.ca/environnement/pollu tion/200810/22/01-31667-mieux-vaut-enfouir-qu e-gazeifier-les-dechets.php

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La déforestation de l'Amazonie se poursuit à un rythme plus de deux fois supérieur à celui de l'an dernier, ont annoncé les autorités brésiliennes lundi, reconnaissant un brutal inversement de tendance après trois ans de baisse du rythme de déforestation.

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Il existe en effet de nombreuses techniques de chauffage confirmées favorables au climat: «Les pompes à chaleur consomment 60 % à 70 % de courant en moins que les chauffages électriques. Les panneaux solaires thermiques pour la production d'eau chaude réduisent la consommation de courant de 60 % par rapport aux chauffe-eau électriques»

http://www.viefemme.com/index.php/2272-les-el ectrocrates-torpillent-notre-avenir-energetiq ue.html

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FEU VERT AU MEXIQUE À L'OUVERTURE DE LA PEMEX AUX CAPITAUX ÉTRANGERS

Le Sénat mexicain a approuvé jeudi une réforme énergétique qui autorise notamment l'ouverture pour la première fois de la compagnie pétrolière nationale Pemex aux capitaux étrangers. L'octroi d'une autonomie de financement à Pemex et l'ouverture de son capital ont été proposés par le président mexicain Felipe Calderon depuis son arrivée au pouvoir fin 2006. L'activité de Petroleos Mexicanos (Pemex), qui contribue au revenu national à hauteur de 40%, est encadrée jusqu'ici par le budget national, ce qui limite sa capacité d'investissement.RCI

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Valeurs nutritives - L'information des emballages serait inefficace

«On ne tient pas compte du fait que 42 % de la population âgée de 16 à 65 ans au Canada est composée d'analphabètes fonctionnels, souligne M. Arnold. Oui, ils peuvent lire cette étiquette, mais pas la comprendre.»

Le groupe consumériste propose donc de revoir la législation fédérale afin de faire émerger un cadre plus simple qui pourrait par exemple mettre à profit des symboles de couleurs -- rouge, jaune et vert -- ou des pictogrammes afin de situer un aliment sur l'échelle de la malbouffe. «Un pictogramme, tout le monde comprend ça», poursuit M. Arnold.

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Il est urgent de considérer, outre les effets climatiques, les effets chimiques des émissions de CO2, sous peine d'ignorer une crise imminente et potentiellement sévère. Alors que le doublement du CO2 atmosphérique pourrait être considéré comme un objectif pertinent pour des buts climatiques, un tel niveau pourrait signifier la fin des récifs coralliens et d'autres ressources marines précieuses. Cela signifie qu'il est nécessaire de travailler beaucoup plus dur à la baisse des émissions de CO2.

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Réchauffement global : Les pluies intenses augmentent plus que prévu

Selon des chercheurs des universités de Reading (Royaume-Uni) et de Miami (États-Unis), les fortes chutes de pluies deviennent plus fréquentes avec le réchauffement global et surviennent plus souvent que ne l'avaient prédit les modèles climatiques.

Ce résultat implique que l'impact du réchauffement sur le cycle global de l'eau pourrait être plus sévère que tout ce que l'on avait imaginé. Richard Allan et Brian Soden ont utilisé des observations par satellite et des simulations avec des modèles climatiques pour examiner le lien entre les chutes de pluie tropicales et les modifications de la température de surface de la Terre ou de l'humidité atmosphérique.

Leurs observations révèlent une relation directe entre un climat plus chaud et une augmentation des précipitations extrêmes, déduite à la fois des données satellitaires et des simulations climatiques.

Cette augmentation des précipitations extrêmes est bien plus forte que celle prédite par les simulations actuelles, ce qui suggère que l'on sous-estime probablement les futures pluies causées par le réchauffement climatique. Les chercheurs ajoutent qu'il est crucial de déterminer dès que possible les causes de cette différence pour mieux cerner toutes les implications du réchauffement et ses effets sur le cycle de l'eau.

eurekalert.org

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Climat : l'AIE (International Energy Agency)

appelle à une "révolution technologique" immédiate

Une "révolution technologique" est nécessaire pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et le monde doit être prêt à y consacrer sans délai 1% de son revenu chaque année, a estimé le 6 juin l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Si aucune mesure immédiate n'est prise, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, bondiront de 130% d'ici le milieu du siècle, tandis que la demande de pétrole augmentera de 70%, a prédit l'AIE dans un rapport publié à Tokyo.

Pour diviser par deux ses émissions de CO2, le monde devrait d'ici 2050 dépenser 45 000 milliards de dollars (28 850 milliards d'euros) additionnels pour développer des technologies énergétiques "propres", soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB) de la planète prévu pendant cette période, selon l'Agence, basée à Paris, qui conseille 27 pays en matière de politique énergétique. "Atteindre l'objectif de 50% de réductions d'émissions constitue un formidable défi", a déclaré lors d'une conférence de presse à Tokyo le directeur exécutif de l'AIE, Nobuo Tanaka.

Cet objectif "nécessiterait des actions politiques immédiates et une transition technologique d'une ampleur sans précédent. Cela requerrait une nouvelle révolution technologique qui transformerait complètement la façon dont nous produisons et utilisons l'énergie", a-t-il poursuivi. M. Tanaka a rappelé que la réduction de 50% des émissions mondiales de CO2 d'ici 2050 est le scénario le plus ambitieux envisagé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) des Nations unies pour empêcher la température moyenne mondiale d'augmenter de plus de 2,4°C.

Selon le rapport de l'AIE, ce scénario suppose que 35 centrales thermiques au charbon et 20 centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu'elles émettent. Un total de 32 centrales nucléaires et 17 500 éoliennes devraient, en outre, être bâties chaque année. Aucune forme d'énergie ou de technologie ne peut à elle seule résoudre le problème du réchauffement, a souligné l'AIE.

Selon le Giec, de vastes régions peuplées de millions d'individus seront englouties par la mer et 20 à 30% des espèces végétales et animales seront menacées d'extinction si la température augmente de 1,5 à 2°C supplémentaires en 2100 par rapport à la fin du XXe siècle. Mais pays riches et pays pauvres sont divisés sur les mesures à prendre pour empêcher ce scénario.

http://www.ledevoir.com/2008/06/07/193059.htm l

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Manger des insectes : une réponse à la crise alimentaire ?

Grâce à leur forte teneur en minéraux et en acides gras essentiels, les insectes représentent une source d'alimentation variée.

Beaucoup de peuples consomment des insectes, encore aujourd'hui, notamment en Amérique latine, en Afrique et en Extrême-Orient. On a recensé environ 1 417 espèces appartenant à 628 genres et 112 familles consommés par 3 000 ethnies différentes. Les groupes d'insectes les plus consommés sont des coléoptères, des lépidoptères (surtout sous forme de chenille ou de chrysalide), des hyménoptères, des orthoptères et quelques autres groupes dont les termites (isoptères) et les hémiptères, etc.

Bien entendu, il ne s'agit pas de manger n'importe quel insecte, n'importe comment. Certains sont toxiques, soit de manière violente et immédiate, soit à la longue : comme toute source alimentaire, la consommation d'insectes doit répondre aux mêmes exigences de qualité sanitaire que d'autres produits.

http://claude.over-blog.com/50-categorie-3886 69.html

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TRANSPARENCY INTERNATIONAL MET EN GARDE CONTRE LES EFFETS DE LA CORRUPTION SUR LE CLIMAT

Une conférence internationale convoquée à Athènes par l'ONG Transparency International conclut que la corruption contribue au réchauffement climatique et risque de faire obstacle aux efforts internationaux pour lutter contre l'évolution du phénomène. Selon le texte adopté en fin de conférence, la corruption, qui par exemple, entrave la lutte contre la déforestation, menace d'exacerber les problèmes environnementaux et de saper les efforts pour les gérer. La conférence, qui a réuni depuis jeudi quelque 1500 participants venus de 135 pays, recommande que des mécanismes anticorruption soient intégrés dans les procédures de tout futur système international de lutte contre le réchauffement.RCI

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[ publié par jeromet le 2008-11-04 10:34:34 ]

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