[ Energie et développement durable ]

Publié le vendredi 7 novembre 2008

[ Vendredi 7 novembre 2008 ]

7 Nov Parlons OGM

Regain de popularité des OGM au Canada

Fabien Deglise

 

Le nombre de cultures a augmenté de 136 % depuis 2004

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) connaissent un regain de popularité au Canada. Signe révélateur, depuis 2004, le nombre de cultures expérimentales, en pleine nature, de transgènes a augmenté en effet de 136 %. Une croissance fulgurante qui s'explique en partie par l'apparition de nouvelles perspectives commerciales pour les OGM à travers le monde, mais qui confirme aussi le «manque de sérieux» avec lequel le gouvernement fédéral appréhende les risques potentiels que font peser ces végétaux, ont dénoncé hier quelques groupes environnementaux.

Selon les informations obtenues par Le Devoir, cette année, les autorités réglementaires canadiennes ont donné le feu vert à la mise en champ d'OGM expérimentaux dans 425 parcelles un peu partout au pays. C'est plus du double qu'en 2004, année où 180 cultures expérimentales de transgènes ont été autorisées par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), l'organisme qui encadre ce type d'«essai au champ» réalisé dans des conditions dites «confinées», c'est-à-dire en serre.

Depuis le milieu des années 2000, des entreprises comme Monsanto, Bayer Crop Science, Dow AgroSciences, Pioneer Hi-Bred International, Syngenta, mais aussi le Plant Biotechnology Institute et Agriculture Canada ont intensifié de manière significative leurs recherches en plein champ sur les OGM. L'an dernier, 349 expériences de ce type sur des transgènes ont été menées. Il y en a eu 250 en 2006 et 208 en 2005, selon les données obtenues auprès de l'ACIA.

Ces parcelles expérimentales ont été cultivées dans toutes les provinces canadiennes, y compris au Québec, qui dans les dernières années a été le théâtre d'expériences menées sur des peupliers et des épinettes blanches génétiquement modifiés, mais aussi sur des nouvelles variétés transgéniques de maïs et de soya. L'Agence refuse toutefois d'indiquer l'endroit exact où ces tests en champ ont été menés. Par mesure de sécurité, indique-t-elle.

Ce renouveau de la recherche appliquée sur les OGM n'étonne pas le spécialiste en génétique des plantes François Belzile, du département de phytologie de l'Université Laval, qui constate un changement d'attitude à l'égard des plantes transgéniques. «Les perceptions ont changé, a-t-il indiqué hier. Les OGM font moins la manchette, de nouveaux marchés d'exportation se sont ouverts, les entreprises [qui en font la promotion] se sont diversifiées et, dans ce contexte, ces plantes sont vues désormais comme un pari moins risqué.»

Au-delà de l'augmentation du nombre de cultures expérimentales, le Canada confirme également son intérêt pour les OGM, dont plusieurs nouvelles variétés chaque année obtiennent le droit d'être commercialisées au pays. Par exemple, depuis le début de l'année, des espèces génétiquement modifiées de tournesol, de coton et de maïs ont obtenu leur droit d'entrée sur les marchés de consommation de Santé Canada, l'agence qui réglemente l'introduction des aliments dits nouveaux dans la chaîne alimentaire, autant humaine qu'animale. Au total, le ministère fédéral a accordé sa confiance à 30 de ces «aliments» depuis les trois dernières années, la majorité étant des plantes transgéniques.

La recherche sur des plantes transgéniques en cours actuellement dans les champs au Canada laisse d'ailleurs présager l'arrivée prochaine de nouveaux organismes génétiquement modifiés sur les marchés. Des variétés de tabac, de moutarde brune, de moutarde éthiopienne, de caméline et de luzerne pourraient être visées. Toutes ces plantes font l'objet d'expériences sur des parcelles, indiquent les registres de l'ACIA.

«Tout ça est très désespérant, a commenté Charles-Antoine Drolet, de l'organisme Nature Québec. Nous avons une fois de plus la preuve de la puissance du lobbying mené par les multinationales des OGM comme Monsanto dans les coulisses du parlement à Ottawa. Le problème, c'est qu'on autorise la culture de toutes ces parcelles sans vraiment évaluer les risques qui viennent avec elle.»

«Déçue» également par l'augmentation des cultures expérimentales d'OGM au pays, Maude Prud'homme, du Réseau québécois des groupes écologistes, s'est dite toutefois peu «étonnée» par cette croissance qui révèle le «manque de conscientisation» des autorités sanitaires «face aux dangers que font peser les OGM», a-t-elle indiqué. «On donne le droit à des entreprises de faire des expériences en pleine nature alors qu'on devrait plutôt imposer un moratoire sur ce type d'expérimentation en champ.»

Depuis leur apparition dans le paysage agricole canadien en 1994, les plantes génétiquement modifiées sont en croissance constante au pays. Les superficies cultivées d'OGM à des fins commerciales ont en effet augmenté de 15 % entre 2006 et 2007, et ce, malgré les vagues d'opposition alimentées par les groupes écologistes comme consuméristes. L'agriculture transgénique se répand aussi dans le monde entier: à ce jour, 22 pays en ont autorisé la vente et la culture, dont plusieurs grands marchés économiques comme les États-Unis, l'Union européenne et l'Argentine, a indiqué au début de l'année l'International Service for the Acquisition of Agribiotech Applications (ISAAA). Ces marchés stimulent aujourd'hui la recherche dans ce domaine avec intérêt: cette année, l'industrie de la transgénèse espère faire entrer 7,5 milliards dans ses coffres, comparativement à 6,9 milliards l'an dernier.

 

 

http://www.ledevoir.com/2008/11/07/214618.html

La solution ? Voter intelligement !

Laurent S.c.

 

Pourtant, en 2003, M. Charest et le PLQ s'étaient engagés à mettre en place l'étiquetage obligatoire des OGM...

Une autre promesse qui n'est pas respectée...

Le seul parti qui semble s'opposer aux OGM est Québec solidaire :

« Québec solidaire appliquera les mesures de transition suivantes vers une nouvelle agriculture par :

1. l'étiquetage obligatoire des organismes génétiquement modifiés (OGM) et moratoire sur leur mise en culture;

2. un appui accru aux producteurs d'aliments biologiques et du terroir, système de crédits environnementaux d'investissement pour les agriculteurs qui mettent en place des pratiques faisant usage de technologies vertes. »

Le programme de l'ADQ ne contient même pas le mot OGM et ni fait pas référence...

Quant au parti québécois, leur programme n'est pas encore publié...

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La Commission Européenne travaille en secret pour accélérer l’introduction des OGM

Les Amis de la Terre ont appris que Jose Manuel Barroso a mis sur pied une commission de travail, dite Groupe des Sherpas, dont ni les missions ni le nom des participants n’ont été rendus publics, mais dont l’objectif est d’accélérer l’introduction des OGM en Europe, malgré les réticences des opinions publiques. The Independent et les Amis de la Terre ont pu se procurer les documents de travail de ces « Sherpas ».

par Geoffrey lean, The Independent, 26 octobre 2008

Mais de ces documents, il est clair aussi que Mr Barroso va bien au-delà de simples exhortations et qu’il essaye de faire en sorte que les Premiers Ministres passent par-dessus leurs propres ministres de l’Agriculture et de l’Environnement pour favoriser les OGM. On peut y lire que le président a « rappelé l’importance pour les Premiers Ministres de garder une vision plus large », « invité les participants à rapporter le contenu des discussions à leur chef d’Etat » et « souligné l’importance d’attirer leur attention sur les discussions en cours, au niveau du Conseil (des Ministres) »

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2298

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[ publié par jeromet le 2008-11-07 20:56:44 ]

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[ Vendredi 7 novembre 2008 ]

7Nov Revue de Presse E&D

LE CANADA, UNE DES "PIRES" GESTIONS ENVIRONNEMENTALES AU MONDE

Un rapport publié lundi par le Conference Board du Canada affirme que la performance environnementale du Canada est l'une des "pires" au monde, notamment en raison de sa gestion de l'eau et de ses émissions de gaz à effet de serre. Selon le Board, le Canada se place à la 15ème place des 17 pays les plus avancés du monde au niveau des résultats environnementaux, juste devant l'Australie et les États-Unis, mais loin derrière les champions scandinaves. Le rapport met notamment en cause la trop grande production de déchets au Canada, une consommation insatiable d'eau et un dossier "désatreux" des émissions de GES, "les plus élevées du monde". L'institut de recherche patronal note que "le Canada produit plus de déchets par habitant que n'importe quel autre pays de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE)". L'organisme relève que ces "piètres résultats" viennent occulter la bonne gestion des forêts ainsi que la bonne qualité de l'air au Canada.

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HARPER RAPPELLE AUX USA QUE LE CANADA EST LEUR PLUS SÛRE SOURCE D'ÉNERGIE

En conférence de presse à Toronto jeudi, M. Harper a affirmé sa volonté de "coopérer pleinement" avec l'administration de Barrack Obama dans le domaine de l'environnement. Conscient que le nouveau président américain a déjà annoncé son intention de

réduire la dépendance de son pays envers le "pétrole sale",

dont une bonne partie provient des sables bitumineux de l'Alberta, M. Harper a fait valoir que le Canada constitue la "source d'énergie la plus importante et la plus sécuritaire" pour les États-Unis. Pour M. Harper, une approche commune américano-canadienne sur la lutte contre le changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre doit préserver à la fois l'environnement et l'économie. Soucieux de protéger la production pétrolière des sables bitumineux, M. Harper affirme qu'il "faut diminuer les émissions de GES en Amérique du Nord, mais d'une façon qui ne handicape pas davantage la situation économique de nos pays".

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LES PÊCHEURS DE THON DE L'ÎLE DU PRINCE ÉDOUARD CRAIGNENT UN MORATOIRE

Les pêcheurs de thon de l'Île-du-Prince-Édouard craignent qu'un moratoire sur cette pêche soit décrété lorsque, dans deux semaines, 48 pays, dont le Canada, participeront au Maroc à une réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique, l'ICCAT. Le 12 octobre, le comité scientifique de l'ICCAT a rendu public son rapport annuel qui fait le point sur l'état des stocks. Alors que le niveau de captures autorisées par la Commission internationale était de 29.500 tonnes, le comité scientifique estime que pour 2007, le niveau réel de captures a été de plus du double. Les scientifiques présentent diverses options pour la restauration du stock de thon. Au nombre de celles-ci figurent la fermeture de la pêche pendant la période de reproduction entre mai et juillet et un moratoire de plusieurs années sur la pêche au thon.

 

 

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L'atrazine, un fléau pour les amphibiens

Louis-Gilles Francoeur

 

 

Toutes les études démontrent que les amphibiens accusent plus sévèrement que d'autres espèces les contrecoups de la pollution et de la disparition des milieux humides, comme l'ont démontré les inventaires de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Dans le dernier bilan de l'ONU sur l'état de la vie sur notre planète, soit le bilan intitulé GEO4, publié en octobre 2007, on apprenait que parmi les 16 000 espèces menacées connues, on trouve 30 % de tous les amphibiens, 23 % des mammifères et 12 % des oiseaux. Des chiffres encore plus troublants quand on constate que si peu a été fait depuis, chez nous, pour infléchir cette tendance.

Des chercheurs viennent d'ajouter au dossier une pièce maîtresse, qui démontre à quel point le laisser-faire est potentiellement dangereux.

Dans l'édition du 30 octobre de la revue Nature, des scientifiques de plusieurs universités des États-Unis signent une étude qui met en évidence le rôle de l'atrazine dans les infections des amphibiens par les vers trématodes. Qui plus est, ce pesticide abondamment utilisé au Québec par les agriculteurs des régions dominées par la culture du maïs semble agir en synergie avec les phosphates, particulièrement abondants dans nos régions de grandes cultures industrielles.

Or qu'a fait Québec lorsqu'il a dû faire face au lien entre l'utilisation de ces pesticides et les problèmes de reproduction de notre principale espèce menacée au Québec? Un programme de reproduction contrôlée et de réintroduction des chevaliers cuivrés a été mis en place. Mais Québec n'a pas tenté de contrôler l'intensité des épandages dans ce bassin versant stratégique pour l'espèce menacée. L'atrazine et autres merveilles de la chimie contemporaine continuent d'être épandues conformément aux prescription du manufacturier même si l'on connaît maintenant les faiblesses du système d'homologation. Heureusement que des membres des clubs agro-environnementaux de la région ont volontairement décidé de réduire leur utilisation d'atrazine. Mais ces clubs ne regroupent que le tiers environ des producteurs agricoles, et réduire n'est pas remplacer...

L'étude étatsunienne est aussi intéressante parce qu'elle met en relief le rôle que joue le phosphore,

On touche ici un aspect méconnu de la crise des algues bleu-vert que le gouvernement Charest a évitée cet été en privant la population d'information sur l'intensité du problème pendant la saison estivale, sous prétexte d'éviter des paniques inutiles mais surtout pour éviter les projecteurs médiatiques. Que les toxines de ces algues nuisent aux usages de l'eau par les humains, c'est une chose. Mais quand elles portent atteinte à la reproduction des espèces ou provoquent des mutations génétiques, comme dans le cas des amphibiens, on assiste à une réduction importante de notre capital génétique.

L'incapacité des gouvernements québécois successifs à contingenter l'usage des pesticides en fonction de niveaux de sécurité viables pour les humains et les espèces vivantes ou menacées engendre une hypothèque environnementale qui s'alourdit d'année en année. Nous refilons ainsi une partie de la facture de notre alimentation industrielle à la prochaine génération. Et ce n'est ni la Loi sur le développement durable, ni le projet de loi sur l'eau laissé en plan par le déclenchement des élections, ni même notre Loi sur la qualité de l'environnement vieille de 30 ans qui semblent pouvoir améliorer la situation.

Voilà des considérations dont on ne risque pas de débattre à fond durant ces élections, les seuls aspects agricoles de cette «campagne» qui s'annonce pas très verte se limitant plus souvent qu'autrement au combat des coqs en chef, dont les exploits quotidiens seront scrutés à la loupe par nos chroniqueurs (sportifs?) entassés dans les poulaillers roulants de chaque parti.

http://www.ledevoir.com/2008/11/07/214570.htm l

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Des pommes bio saines sans pesticide chimique

Les chercheurs du groupe de travail Agrolytix de l'Université d'Erlangen-Nuremberg (Alemagne) ont mis au point un procédé qui permet de protéger les pommes produites en agriculture biologique des attaques de vers.

[Larve de carpocapse] L'équipe pluridisciplinaire, dirigée par le Dr. Stefan Schwab et composée de biologistes, de chimistes et de techniciens a attaqué les larves du carpocapse (un papillon) des pommes, l'ennemi principal des vergers, à l'aide d'un virus, mortel pour les larves, mais inoffensif pour les autres insectes et animaux. Pour les larves, en revanche, l'infection est mortelle.

Le produit biologique ainsi pulvérisé présente une efficacité comparable à celle d'un pesticide conventionnel, tout en étant plus respectueux de l'environnement. Les chercheurs sont parvenus à emballer le virus dans une capsule qui protège le virus des rayons UV, qui provoqueraient sa mort, et le rend attractif pour les jeunes carpocapses grâce à des substances appétentes. La capsule permet d'accroître le degré d'efficacité de ce produit pesticide de 60% à 80%. Parallèlement, le nombre de pulvérisations recule d'un tiers.

http://www.bulletins-electroniques.com/actual ites/55607.htm

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Un parc hydrolien va produire une énergie non polluante et inépuisable

Ce projet, qui représente "l'aboutissement de plus de quatre années de concertation et d'études sur les côtes bretonnes et normandes", aboutira à la construction de trois à six hydroliennes, d'une capacité de 4 à 6 MWe.

Selon EDF, "ce mode de production d'énergie, qui n'émet pas de gaz à effet de serre et présente l'avantage d'être totalement prévisible pourrait, à long terme, contribuer significativement à la production d'électricité d'origine renouvelable".

Dans ce secteur, la France et le Royaume Uni sont bien placés car les deux pays concentrent à eux seuls 80% du potentiel européen hydrolien. L'installation de cette unité-pilote au large de la Bretagne permettra de tester la technologie en conditions réelles, d'en apprécier la rentabilité et d'établir un cadre administratif et juridique susceptible de favoriser le développement d'une filière française.

Concrètement, ces hydroliennes expérimentales, invisibles à la surface de l'eau, seront positionnées à une quinzaine de kilomètres des côtes et seront installées sur des blocs de béton posés sur les fonds. Cette zone bretonne n'a pas été choisie au hasard, puisque l'intensité des courants y atteint des niveaux parmi les plus élevés d'Europe.

Peu après le début de la production, une évaluation sera entreprise durant deux années avant de décider du développement ou non de cette filière énergétique. Pour Pierre Gadonneix, le président directeur général d'EDF, "les énergies marines constituent en effet une source d'électricité sûre et inépuisable, susceptible de contribuer à répondre aux besoins grandissants en énergie des populations et aux engagements internationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre".

http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/20 08/07/15/04010-20080715ARTFIG00458-edf-va-cre er-de-l-electricite-grace-au-vent-des-marees- .php

 

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Mer Cantabrique : électricité marémotrice

 

Dans la course aux énergies renouvelables, pour se défaire de la dépendance au pétrole, l'Espagne a intégré dans son Plan des Energies Renouvelables 2011-2020 une nouvelle source d'électricité : l'énergie marémotrice. Ainsi, après les énergies solaire et éolienne, l'Espagne se lance dans l'exploitation de la mer Cantabrique (côte Nord de l'Espagne) via ses trois premières installations de production d'électricité, grâce à des structures qui ont déjà fait leurs preuves à l'étranger, notamment au Portugal et en Écosse.

En Cantabrie, à Santoña, une "bouée" de 12 m de diamètre sera installée par Iberdrola Renovables en septembre. Elle produira de l'électricité grâce au mouvement pendulaire vertical des vagues. L'énergie mécanique sera transmise à une pompe hydraulique puis à un alternateur. L'électricité sera transférée à la côte via des câbles, qui seront installés en février 2009. Ce délai servira à la réalisation de mesures et d'ajustements nécessaires au bon fonctionnement de cette "bouée".

Au Pays Basque, à Mutriku, Iberdrola Renovables mettra également en place une colonne d'eau oscillante sur une nouvelle digue. Le principe est simple : l'eau rentre dans la colonne et met en mouvement l'air qu'elle contient, l'air actionne une turbine, qui produit de l'électricité. Ce projet de 6,1 millions d'euros sera mis en fonctionnement à la mi-2009.

En Galice, le projet Pelamis, qui a montré son potentiel d'exploitation en Écosse, a été choisi. Il s'agit de "vers" flottant amarrés au fond de la mer. Cette structure articulée semi-immergée est composée de sections cylindriques reliées par des joints. Le mouvement induit par les vagues au niveau de ces joints permet le pompage d'huile de haute pression à travers un moteur hydraulique, qui fait fonctionner les générateurs électriques. L'électricité est ensuite acheminée vers les côtes par des câbles sous-marins.

Selon Enrique Jiménez Larrea, directeur général de l'Instituto para la Diversificación y Ahorro de la Energía (IDAE, Institut pour la Diversification et l'Économie de l'Énergie), ces projets permettront de produire 10 MW d'électricité d'ici à 5 ans, chiffre qui pourrait atteindre 300 à 500 MW en 2020, date à laquelle l'UE a prévu de produire 20% de son électricité par le biais des énergies renouvelables.

De plus, le Pays Basque et la Cantabrie vont se munir de nouveaux laboratoires sur leurs côtes, afin de tester 81 prototypes, pour au final en garder deux ou trois et commencer la production industrielle d'électricité "maritime".

http://www.paperblog.fr/1002696/mer-cantabriq ue-nouvelle-source-d-electricite/

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[ publié par jeromet le 2008-11-07 20:51:05 ]

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