[ Energie et développement durable ]

Publié le lundi 25 mai 2009

[ Lundi 25 mai 2009 ]

Sortons le Québec du nucléaire ALP

19 mai 2009

Lors de son Assemblée général annuelle 2009 tenue à Gatineau, l’Union des Municipalités du Québec a accueilli favorablement une résolution prônant l’arrêt de la production d’énergie électronucléaire au Québec ainsi que l’adoption, par le gouvernement du Québec, d’une loi interdisant la gestion permanente des déchets radioactifs en territoire Québécois.

Le Conseil d’administration de l’UMQ a confié à sa commission énergie et environnement le mandat d’analyser les tenants et aboutissants de la résolution présentée par le maire d’Amqui, Gaëtan Ruest et secondé par le conseiller de la ville de Québec Gérald Poirier. La commission présentera son rapport au CA pour approbation.

Selon le maire de la ville d’AMQUI, depuis que le gouvernement de René Lévesque a adopté un moratoire (1979) sur la construction de centrales nucléaires au Québec et que Robert Bourassa a affirmé que jamais le Québec n’autoriserait la gestion permanente des déchets nucléaires sur son territoire, les québécois et les québécoises attendent avec impatience la fin du nucléaire au Québec.

La proposition de résolution du maire Gaëtan Ruest présentée au congrès annuel de l’UMQ suggère plutôt au gouvernement de Jean Charest d’orienter les investissements de 2 milliards de dollars prévus pour la reconstruction du réacteur nucléaire de G-2 à la sécurisation complète du site nucléaire d’Hydro-Québec ainsi qu’à la modernisation de la politique énergétique du Québec.

Pour le maire Ruest, une telle modernisation passe d’avantage par des investissements dans la conservation de l’énergie par approche communautaire, par l’efficacité énergétique, une gestion intelligente de la demande et la production d’énergie par les renouvelables dans une perspective décentralisée. Selon ses dires : « Le Premier ministre Charest à l’opportunité de mettre tout le Québec à l’ouvrage en investissant dans de vastes programmes de réhabilitation immobilières qui prioriseront les mesures de conservation et d’efficacité énergétique ainsi que l’intégration au réseau d’Hydro-Québec de la production d’énergie renouvelable et décentralisée telle l’éolien, le solaire et la géothermie. »

Le maire Ruest insiste sur le fait qu’un tel chantier favoriserait toutes les municipalités du Québec et impliquerait les travailleurs de tous les secteurs d’activités dépendant de la construction. Il souligne également que sa résolution tient compte des travailleurs du nucléaire de Bécancour en proposant la sécurisation du site nucléaire d’Hydro-Québec et l’acquisition de l’expertise au Québec en déclassement des réacteurs nucléaires. « Un marché évalué à mille milliards de dollars pour le déclassement des infrastructures nucléaires dans le monde est à la portée des québécois. Les travailleurs du nucléaire au Québec sont en mesure de relevé ce défi et ainsi contribuer à solutionner les problèmes mondiaux découlant de l’utilisation du nucléaire. »

Pour le maire d’Amqui, première ville du Québec à avoir adhérer au tout nouveau mouvement citoyen MCN 21, la résolution vise à assurer la sécurité d’approvisionnement et l’autosuffisance en énergie du Québec dans un contexte de développement durable et socialement responsable.

Et Monsieur Ruest de conclure : « Pour nos enfants et les enfants des enfants de nos enfants, Sortons le Québec du Nucléaire. »

http://www.alternatives.ca/article4766.html

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Gentilly-2 : On se moque de nous

mardi 10 février 2009

Voici une lettre envoyé aux médias par une quinzaine de citoyens, très au fait de tout le dossier concernant la centrale Gentilly-2. Ce texte se veut un appui au Mouvement Sortons le Québec du Nucléaire, qui regroupe plus de 80 organismes sociaux et environnementaux, dont Alternatives.

Thierry Vandal se moque de nous

La « réfection » de la centrale de Gentilly-2, selon les estimations non vérifiées de façon indépendante, coûtera au moins $ 1,9 milliard. Le président d’Hydro-Québec, M. Thierry Vandal, prétend que, comme il ne s’agit pas d’un nouveau projet, mais de « rénovation » d’un projet existant, il n’est donc nul besoin d’audience du BAPE. Nul besoin non plus d’audience de la Régie québécoise de l’énergie pour déterminer si on a besoin de cette électricité…Il connaît trop bien la réponse.

Comment se fait-il que le président et le conseil d’administration d’une société d’état comme l’Hydro-Québec peuvent décider de cette orientation extrêmement dispendieuse (même ruineuse) et controversée sans être obligés de la faire approuver par l’Assemblée Nationale du Québec ?

M. Vandal et le gouvernement libéral répondent à ceux qui exigent qu’un débat sur cette centrale nucléaire ait lieu, qu’il y a les audiences publiques de la CCSN qui sont prévues à une date inconnue. Ce sera tout un débat sachant que la CCSN dit toujours oui !

Le gouvernement libéral se moque de nous

À l’automne dernier, le Parti Québécois dans l’opposition a exigé une commission parlementaire sur G-2. Réponse de Jean Charest : NON. Le gouvernement libéral évacue tout débat sur un projet de plus de $2 milliards, nucléaire en plus ? À la suite des récentes révélations inquiétantes sur la saga de Shannon (citoyens intoxiqués par l’eau du à l’irresponsabilité de l’armée canadienne et de son fournisseur SNC Lavalin), les contribuables du Québec et clients d’Hydro-Québec doivent-ils subir cette décision et ne pas s’inquiéter ?

La réponse est un grand NON.

Les citoyens ne peuvent pas se fier à ces entourloupettes administratives. Ils n’ont plus qu’un choix : interpeler les politiciens et la population du Québec, pour les exhorter à mettre le holà à cette catastrophe sociale, économique et environnementale appréhendée. Ils doivent se baser impérativement sur le principe de précaution mis de côté par les experts de la CCSN. C’est un devoir moral incontournable que nos élus doivent respecter en organisant au plus vite un réel débat de société, requis par le BAPE en 2005, afin de voir ce projet discuté sur la place publique, et éventuellement le mettre définitivement au rancart parce que dangereux, trop dispendieux, non prioritaire pour le Québec et ce, avec l’accord d’une majorité de QuébécoisEs.

http://www.alternatives.ca/article4484.html

[ publié par jeromet le 2009-05-25 08:05:24 ]

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