[ Energie et développement durable ]

Publié le vendredi 29 mai 2009

[ Vendredi 29 mai 2009 ]

29 Mai Revue de Presse EED

Une association de médecins demande un moratoire sur la nourriture OGM

L'American Academy of Environmental Medicine (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d’un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.

 

Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l’AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée. Citant plusieurs études sur des animaux, l'AAEM conclut qu’« il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l’équilibre de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique. » Ce rapport est un coup dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des fournisseurs de semences OGM et des herbicides.

 

Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l'AAEM, qui se décrit comme « une association internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d'aborder les aspects cliniques de la santé environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d'urgence suivantes, en ce qui concerne la consommation humaine des OGM :

 

* Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de l'étiquetage des denrées OGM.

 

* Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu’il faut éviter la nourriture OGM.

 

* Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le processus pathologique de leurs patients.

 

* D’autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine.

 

Le Dr Amy Dean, président de l’AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la nourriture OGM endommage divers systèmes de l’organisme. Devant la montée de ces évidences, il est impératif, pour la sécurité de nos patients et la santé publique, d'obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement modifiées. » Le président de l'AAEM et le Dr Jennifer Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments OGM les plus communs en Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l’huile de colza et de graines de coton. » La monographie de l’AAEM sur les OGM peut être trouvée sur aaemonline.org.

 

Ce document précise par ailleurs que le génie génétique « abroge le processus reproductif naturel, la sélection se faisant au niveau d’une cellule unique, la procédure est extrêmement mutagène et ouvre systématiquement une brèche dans la barrière génétique, et que la technique est utilisée à des fins commerciales depuis 10 ans. »

 

Le document de l’AAEM précise en outre que plusieurs études sur des animaux montrent de graves risques de santé liés à la consommation des aliments OGM, notamment l'infertilité, le dérèglement de la fonction immunitaire, le vieillissement accéléré, le dérèglement des gènes liés à la synthèse du cholestérol, à la régulation de l’insuline, aux transmissions cellulaires, et à la formation des protéines, et à des altérations du foie, des reins, de la rate et du système gastro-intestinal. »

 

Il ajoute : « Il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé. Il y a un lien de causalité, tel que défini par les critères de Hill, en matière de niveau élevé d’associations, de constance, de spécificité, de gradient biologique, et de plausibilité biologique. La constance et le niveau élevé des associations entre les denrées OGM et de la maladie sont confirmés par plusieurs études sur les animaux. »

 

Suite:http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=13709

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OTTAWA INCAPABLE DE MESURER SES RÉDUCTIONS DE GES SELON UN RAPPORT

Le commissaire Scott Vaughan, un fonctionnaire indépendant relevant du parlement fédéral, ajoute que le gouvernement reconnaît qu'il n'a pas de système de surveillance. Le commissaire qualifie de "faiblesse récurrente" le "manque de transparence du gouvernement en ce qui a trait au calcul des réductions attendues".RCI

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INDUSTRIE DE LA CREVETTE : LES SCIENTIFIQUES INQUIETS

Une équipe internationale de scientifiques s'inquiète des répercussions des changements climatiques sur les populations de crevettes nordiques du nord-ouest de l'Atlantique. Cette pêche, qui rapporte près d'un demi-milliard de dollars chaque année à l'industrie de six pays, dont le Canada, risque en effet de subir les effets du réchauffement climatique. Selon les onze chercheurs, qui viennent de publier un article dans une revue scientifique, le réchauffement de la planète pourrait modifier tout le cycle de vie de la crevette. Une augmentation de la température du fond de l'eau entraînerait un développement rapide des oeufs et une éclosion précoce des larves. Le réchauffement risque également de déphaser la floraison du phytoplancton, modifiant la chaîne alimentaire du crustacé. L'industrie de la crevette des pays producteurs pourrait être touchée dans tout l'Atlantique Nord, de Cape Cod jusqu'à la Norvège.RCI

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NOUVELLE PÉNURIE D'ISOTOPES EN VUE AU CANADA: LE MINISTRE DE L'INDUSTRIE INQUIET

Les autorités nucléaires canadiennes ont arrêté un réacteur produisant une bonne partie des isotopes médicaux mondiaux à la suite d'une fuite, ce qui pourrait entraîner rapidement une pénurie d'isotopes. La société publique Énergie atomique du Canada limitée (EACL) a annoncé qu'une petite fuite d'eau lourde avait été détectée dans le réacteur de Chalk River, vieux d'une cinquantaine d'années. EACL s'attend à que le réacteur soit hors service pendant un mois.RCI

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LE RÉCHAUFFEMENT DU CLIMAT DEUX FOIS PIRE QUE PRÉVU SELON UNE ÉTUDE US

Des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology affirment que les effets du réchauffement climatique au cours du XXIème siècle pourraient être deux fois plus importants que ceux estimés il y a seulement six ans. Selon ces chercheurs, la température moyenne à la surface de la Terre pourrait avoir augmenté de 5,2 degrés Celsius en 2100 alors qu'une étude datant de 2003 tablait sur une hausse de 2,4 degrés. Cette nouvelle étude, publiée dans le American Meteorological Society's Journal of Climate, se fonde sur des modèles économiques plus performants et sur de nouvelles données économiques qui n'avaient pas été prises en compte dans le précédent scénario.RCI

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LA CHINE PRÊTE 10 MILLIARDS $ AU BRÉSIL EN ÉCHANGE DE PÉTROLE

La Chine a conclu mardi un accord avec le groupe pétrolier brésilien Petrobras prévoyant un prêt de 10 milliards de dollars en échange d'une livraison de 200.000 barils de pétrole par jour pendant dix ans. Petrobras a besoin de fonds pour extraire de grandes réserves de pétrole, découvertes récemment sous le sous-sol marin au large des côtes du sud du Brésil. L'accord a été signé alors que le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva terminait une visite d'État en Chine. Lula et le président chinois Hu Jintao ont signé 13 contrats en tout, dans les domaines de la science, l'espace, la justice, les ports et les produits agricoles. La Chine a remplacé les États-Unis à la place de premier partenaire commercial du Brésil pour la première fois en avril. Les flux commerciaux du Brésil avec la Chine on atteint 3,2 milliards de dollars en avril, dépassant les 2,8 milliards de dollars d'échanges avec les États-Unis.RCI

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IMPERIAL OIL APPROUVE UN PROJET DE 8 MILLIARDS $ AU CANADA

Imperial Oil, filiale canadienne du géant américain ExxonMobil, a approuvé lundi un projet d'exploitation de 8 milliards de dollars dans les sables bitumineux de l'Alberta, dans l'ouest du Canada. Le projet Kearl, situé au nord-est de Fort McMurray, pourrait produire plus de 300.000 barils de pétrole lourd par jour, selon la société canadienne, dont 69% des actions sont détenues par ExxonMobil. La première phase devrait entrer en production en 2012, avec une production moyenne de 110.000 barils par jour. Les autorités canadiennes avaient annulé puis restitué un permis à Imperial Oil l'an dernier pour l'exploitation à ciel ouvert de ce gisement, un projet critiqué par les écologistes pour le volume de ses émissions de gaz à effet de serre. Les réserves du gisement Kearl sont estimées à 4,6 milliards de barils de pétrole. Les sables bitumineux de l'Alberta contiennent des réserves estimées à 175 milliards de barils de pétrole, les plus importantes du monde après celles de l'Arabie Saoudite.RCI

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IRRÉALISME DES ESTIMATIONS DES CONSERVATEURS EN MATIÈRE DE GES

Le Commissaire à l'environnement du Canada, Scott Vaughan, a laissé entendre, mardi, que les prévisions de réductions des émissions de gaz à effet de serre annoncées par le gouvernement conservateur sont au moins deux fois plus élevées que ce qui risque de se réaliser. M. Vaughan soutient qu'une grande partie des réductions de GES promises par le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper ne se concrétisera pas. Selon le commissaire, les prévisions des conservateurs sont supérieures d'au moins du double de la réalité. RCI

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Isotopes

Le gouvernement Harper veut privatiser le nucléaire

 

Nucléaire: le reportage d'Yves Malo.

par Normand Rhéaume

OTTAWA -- Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé de privatiser en partie ou en totalité la société fédérale Énergie atomique du Canada limitée (EACL), incluant les laboratoires de Chalk River (LCR), en Ontario. EACL a son siège social à Mississauga et emploie 5 000 personnes.

L'annonce survient au lendemain de la fermeture pour au moins trois mois des laboratoires LCR dont les installations vétustes et déficientes ne permettent plus de produire les isotopes radioactifs utilisés en médecines nucléaire, notamment pour diagnostiquer et traiter des cancers.

Responsable du dossier dans le gouvernement conservateur, la ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a expliqué que le secteur privé était très intéressé par les opérations commerciales de la compagnie fédérale qui développent les réacteurs nucléaires CANDU.

Dans le cas des laboratoires produisant les isotopes médicaux et des facilités de recherche nucléaire, le gouvernement fédéral entend demeurer propriétaire des installations et fournir le financement, mais désire confier la gestion à l'entreprise privée.

Par ailleurs, un groupe d'experts sera formé pour examiner de nouvelles sources de production pour les principaux isotopes médicaux requis au pays.

Le gouvernement Harper justifie la restructuration d'EACL par une volonté de tirer avantage de la relance de l'industrie nucléaire à l'échelle mondiale.

D'après l'Agence internationale de l'énergie, jusqu'à 100 nouveaux réacteurs nucléaires pourraient être construits sur la planète d'ici 2030.

Actuellement, il existe 18 réacteurs nucléaires CANDU en opération ou en rénovation au Canada, tous situés en Ontario, sauf Gentilly II au Québec et Point Lepreau au Nouveau-Brunswick.

La technologie CANDU a été exportée en Chine, en Corée du Sud, en Roumanie et en Argentine.

À l'échelle mondiale, Énergie atomique du Canada est une société dix fois plus petite que la plus grande compagnie de ce secteur, la française Areva.

Les autres concurrents internationaux d'envergure sont Toshiba/Westinghouse, GE/Hitachi, Mitsubishi et Rosatom.

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archi ves/2009/05/20090528-155639.html

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Des mesures environnementales obligatoires pour les projets des compagnies chinoises à l'étranger

Les investisseurs chinois à l'étranger devront considérer au préalable les impacts éventuels de leurs projets sur l'environnement et leurs projets devront comprendre des mesures de protection environnementale telles que des équipements de traitement des eaux usées et des déchets.

Les entreprises chinoises devront également respecter les traités environnementaux signés par la Chine ainsi que les règlements écologiques des autres pays.

Les investissements chinois augmentent dans les secteurs de l'exploitation minière, de la production de pétrole brut, de la fabrication et du développement d'infrastructures dans les pays d'Asie du Sud-Est, d'Afrique et d'Amérique latine, où les conditions écologiques sont déjà fragiles, selon le quotidien.

http://french.news.cn/environnement/2009-05/ 29/c_131334.htm

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UNE ENQUÊTE AU KASAKHZTAN FAIT CHUTER UN TITRE MINIER CANADIEN

Le groupe minier canadien Uranium One, présent au Kazakhstan, a perdu mercredi plus du tiers de sa valeur en Bourse après l'annonce par les autorités de ce pays d'Asie centrale d'une enquête sur la vente illégale de mines d'uranium à des sociétés étrangères. Uranium One, qui est établi à Vancouver et possède des mines au Kazakhstan, a indiqué coopérer à cette enquête. Les services de sécurité du Kazakhstan ont accusé l'ex-patron de la société kazakhe Kazatomprom, Moukhtar Djakchiev, d'avoir "dilapidé la propriété de l'État en vendant les plus grandes mines d'uranium du Kazakhstan à plusieurs compagnies off-shore". On mentionne entre autres la vente en 2005 de 30% de la mine de Kyzylkoum à une filiale d'Uranium One, une transaction qui aurait rapporté 103.000 dollars à M. Djakchiev. Son arrestation a été annoncée lundi, quelques jours après son limogeage de Kazatomprom. Uranium One dit maintenir ses opérations au Kazakhstan et a demandé de rencontrer la nouvelle direction de Kazatomprom. Le Kazakhstan, qui détient près de 20% des réserves d'uranium de la planète, ambitionne d'en devenir le premier producteur mondial en 2010.RCI

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GAZ À EFFET DE SERRE: L'ONTARIO VA DE L'AVANT AVEC LES PLAFONDS D'ÉMISSIONS

Le Premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a annoncé mercredi que sa province instaurerait un système de plafonnement et d'échange des droits d'émissions de gaz à effet de serre parce qu'elle ne peut plus attendre qu'Ottawa et Washington aillent de l'avant avec un plan semblable pour combattre les changements climatiques. Le gouvernement ontarien devait soumettre un projet de loi mercredi visant à adopter un tel régime. L'objectif est de réduire les émissions de GES en fixant un prix sur le carbone. Le principe du plafonnement et d'échange des droits d'émissions vise à établir un quota sur les GES et de permettre aux participants d'acheter et de vendre des permis d'émissions à l'intérieur de cette limite. Les entreprises qui ne parviennent pas à atteindre les cibles d'émissions peuvent acheter des crédits d'entreprises qui en possèdent en surplus, plutôt que de diminuer leurs émissions. L'Ontario est la 3ème province canadienne à adopter ce principe, après la Colombie-Britannique et le Québec. Le Manitoba devrait se joindre à elles sous peu. Ces quatre provinces et sept États américains ont adhéré au "Western Climate Initiative" dont le but est de créer une approche régionale de plafonnement et d'échange d'ici 2012.RCI

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UN PROJET MINIER CANADIEN CONTESTÉ DANS LES ANDES

Des organisations environnementales et des élus cherchent à obtenir de la Cour suprême argentine l'arrêt d'un gigantesque projet minier aurifère du groupe canadien Barrick Gold dans les Andes. La compagnie vient d'amorcer la construction du site de Pascua Lama, une des principales mines d'or à ne pas avoir encore été exploitées dans le monde. L'exploitation du gisement, près de glaciers culminant à 5.000 m d'altitude, nécessitera des investissements de trois milliards de dollars sur une période de 25 ans. Les gouvernements du Chili et de l'Argentine ont donné leur aval au projet en avril. La mine, qui permettrait à terme la production d'environ18 millions d'onces, est située à cheval sur la frontière entre les deux pays. Les opposants au projet affirment que l'exploitation du gisement causera des dommages irréversibles aux glaciers de la Cordillère des Andes en plus de contaminer les ressources hydriques.RCI

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[ publié par jeromet le 2009-05-29 11:06:55 ]

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[ Vendredi 29 mai 2009 ]

Pourquoi privatiser Énergie atomique du Canada?EED

Le Canada serait « très près » d’une entente nucléaire avec l’Inde

 

OTTAWA – La technologie canadienne CANDU n’est pas chose du passé. En fait, sa nouvelle mouture, l'ACR 1000, pourrait faire partie de l’avenir énergétique de l’Asie.

Selon Stockwell Day, le ministre fédéral du Commerce international, le gouvernement canadien est « très près » d’une entente en matière d’énergie nucléaire avec l’Inde. Cette entente serait un premier pas qui mènerait à la construction de centrales nucléaires de technologie canadienne.

M. Day estime la valeur du marché indien à jusqu'à 150 milliards de dollars CA.

http://argent.canoe.com/lca/infos/international/archives/2009/05/20090527-180557.html

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Le gouvernement du premier ministre Gordon Brown a donné le feu vert pour la mise en place d'une nouvelle génération de centrales nucléaires.

En juillet, les autorités britanniques avaient déjà retenu le nouveau réacteur nucléaire ACR-1000 d'EACL parmi les quatre qui seront considérés pour les nouvelles centrales. Les technologies des fabricants américains General Electric et Westinghouse, de même que du français Areva, sont aussi finalistes.

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Le gouvernement Harper veut privatiser le nucléaire

 

Nucléaire: le reportage d'Yves Malo.

par Normand Rhéaume

OTTAWA -- Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a décidé de privatiser en partie ou en totalité la société fédérale Énergie atomique du Canada limitée (EACL), incluant les laboratoires de Chalk River (LCR), en Ontario. EACL a son siège social à Mississauga et emploie 5 000 personnes.

L'annonce survient au lendemain de la fermeture pour au moins trois mois des laboratoires LCR dont les installations vétustes et déficientes ne permettent plus de produire les isotopes radioactifs utilisés en médecines nucléaire, notamment pour diagnostiquer et traiter des cancers.

Responsable du dossier dans le gouvernement conservateur, la ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, a expliqué que le secteur privé était très intéressé par les opérations commerciales de la compagnie fédérale qui développent les réacteurs nucléaires CANDU.

Dans le cas des laboratoires produisant les isotopes médicaux et des facilités de recherche nucléaire, le gouvernement fédéral entend demeurer propriétaire des installations et fournir le financement, mais désire confier la gestion à l'entreprise privée.

Par ailleurs, un groupe d'experts sera formé pour examiner de nouvelles sources de production pour les principaux isotopes médicaux requis au pays.

Le gouvernement Harper justifie la restructuration d'EACL par une volonté de tirer avantage de la relance de l'industrie nucléaire à l'échelle mondiale.

D'après l'Agence internationale de l'énergie, jusqu'à 100 nouveaux réacteurs nucléaires pourraient être construits sur la planète d'ici 2030.

Actuellement, il existe 18 réacteurs nucléaires CANDU en opération ou en rénovation au Canada, tous situés en Ontario, sauf Gentilly II au Québec et Point Lepreau au Nouveau-Brunswick.

La technologie CANDU a été exportée en Chine, en Corée du Sud, en Roumanie et en Argentine.

À l'échelle mondiale, Énergie atomique du Canada est une société dix fois plus petite que la plus grande compagnie de ce secteur, la française Areva.

Les autres concurrents internationaux d'envergure sont Toshiba/Westinghouse, GE/Hitachi, Mitsubishi et Rosatom.

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/05/20090528-155639.html

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[ publié par jeromet le 2009-05-29 11:01:45 ]

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