[ Energie et d騅eloppement durable ]

Publié le dimanche 21 juin 2009

[ Dimanche 21 juin 2009 ]

21 Juin Revue de Presse EED

L'ALBERTA VEUT QUE TOUS LES CANADIENS CONTRIBUENT À LA RÉDUCTION DES GAZ À EFFET DE SERRE DANS SA PROVINCE

Le premier ministre de l'Alberta, Ed Stelmach, estime que tous les Canadiens devraient contribuer financièrement à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans sa province. Ed Stelmach souligne que le Canada tout entier a bénéficié du développement énergétique en Alberta au cours des dernières décennies. Le premier ministre albertain rappelle qu'il y a dix ans, l'Alberta obtenait pour chaque dollar versé à Ottawa, l'équivalent de 70 cents en programmes fédéraux. Il ajoute que l'an dernier, sa province ne recevait plus que la moitié de ce qu'elle donnait au pays. Pour Ed Stelmach, cela prouve que le Canada est de plus en plus dépendant des taxes et impôts générés par la richesse albertaine.

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PROJET DE PIPELINE CANADO-AMÉRICAIN DE 26 MILLIARDS $ EN ALASKA

Le géant canadien des pipelines TransCanada et la compagnie pétrolière américaine ExxonMobil ont annoncé jeudi qu'ils vont travailler ensemble pour construire un gazoduc en Alaska. Le projet est évalué à 26 milliards de dollars. Le pipeline doit transporter du gaz naturel de Prudhoe Bay vers les États américains plus au sud via le Canada. TransCanada avait reçu le feu vert du gouvernement de l'Alaska en décembre dernier pour ce projet, mais aucun producteur ne s'était jusqu'à présent engagé aux côtés de la firme canadienne pour le mettre en oeuvre. Le gazoduc de 2.760 km n'entrerait pas en opération avant 2018. Les sociétés ConocoPhillips et BP, qui sont aussi des joueurs majeurs dans l'exploitation gazière en Alaska, ont également un projet de pipeline rival, baptisé Denali, mais en marge du processus supervisé par l'État de l'Alaska.

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UNE SOCIÉTÉ ENVISAGE DE CONSTRUIRE UN SITE DE DÉCHETS NUCLÉAIRES AU QUÉBEC

Des spécialistes de la société montréalaise Securad désirent construire un site de stockage de déchets nucléaires à Blanc-Sablon, sur la Basse-Côte-Nord, près du projet de barrage hydro-électrique de la rivière Romaine. Selon un document de la firme obtenu par le quotidien montréalais "Le Devoir", Securad a consacré plus de 11 ans pour tenter d'obtenir "le soutien local nécessaire" pour ce projet afin d'entreposer le combustible irradié par les producteurs canadiens et étrangers. Dans ce document, la compagnie soutient avoir trouvé les formations géologiques "les plus stables" du Bouclier Canadien. Elle priorise un site accessible seulement par la mer, ce qui est le cas sur la Basse-Côte-Nord qui donne sur le golfe du Saint-Laurent. D'après Securad, la réalisation du projet devrait coûter 1,5 milliard de dollars. Les revenus des frais de stockage seraient de l'ordre de 6,5 milliards de dollars. Securad

estime que les revenus proviendraient des quatre provinces canadiennes impliquées dans le nucléaire, soit le Québec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Saskatchewan.

 

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NÉGOCIATIONS SUR LE CLIMAT: LE CANADA EN POSITION INCONFORTABLE À BONN

Le Canada se présente en position inconfortable à la rencontre de négociations qui a commencé lundi à Bonn, en Allemagne, pour préparer l'après-Kyoto. Les représentants de 191 pays et plus de 4.300 délégués entendent jeter les bases du prochain accord sur le climat qui devrait être conclu à dans six mois à la conférence de Copenhague. À cette occasion, Ottawa proposera de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020 par rapport à 2006, soit de 3% par rapport au niveau de 1990, année de référence du Protocole de Kyoto. Or, le grand rapport scientifique de l'ONU, publié en 2007, propose une réduction de 15 à 40% des émissions de GES si on veut éviter une catastrophe climatique.

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PREMIÈRE ÉTAPE AU CANADA VERS UN MARCHÉ NATIONAL DU CARBONE

Le ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice, a présenté mercredi un système national de crédits compensatoires pour les émissions de gaz à effet de serre, soulignant qu'il s'agissait de la première étape vers la mise en place d'un marché du carbone. Ce système permet aux entreprises assujetties à la réglementation sur les GES d'acheter des crédits compensatoires pour se conformer aux cibles prévues par la loi qu'Ottawa doit prochainement adopter. Ce système offre également la possibilité aux petites entreprises et aux particuliers non tenus d'acheter des crédits, de le faire sur une base volontaire. Ottawa accordera par ailleurs des crédits compensatoires aux entités réduisant les GES, tels que les propriétaires d'éoliennes ou les sites d'enfouissement de déchets qui détruisent les gaz produits par leur activité.

 

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OGM: onze pays européens demandent le droit d'interdire les cultures

 

 

Onze pays de l'Union européenne ont réclamé la possibilité d'interdire la culture de semences génétiquement modifiées sur leur territoire, dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie vendredi.

L'Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas et la Slovénie demandent que cette possibilité soit discutée lors du prochain conseil des ministres de l'Environnement le 25 juin à Luxembourg.

Le processus d'autorisation des OGM est actuellement paralysé par la méfiance de l'opinion publique en raison des incertitudes entourant leurs éventuelles conséquences pour la santé et l'environnement.

"Si une demande d'autorisation devait être soumise à un vote au niveau européen, nous aurions un rejet c'est sûr, car la tendance est au refus", a indiqué à l'AFP un responsable de la Commission européenne sous couvert de l'anonymat.

L'Allemagne, la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg ont interdit pour ces raisons la culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto MON810.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, partisan de l'autorisation des OGM par crainte de plaintes devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a été désavoué lorsqu'il a tenté d'imposer la culture du MON810.

A une écrasante majorité de 22 contre 5, les Etats de l'Union européenne ont refusé de forcer la Hongrie et l'Autriche à lever leur interdiction de cultiver le maïs génétiquement modifié américain. M. Barroso n'a toutefois pas renoncé et doit revenir à la charge contre la France et la Grèce, a-t-on appris à la Commission.

Cette situation est déplorée par les Etats signataires de la lettre qui soutiennent une proposition des Pays-Bas de reconnaître le droit aux Etats membres d'autoriser ou non la culture des OGM.

La Commission européenne est sceptique sur l'idée de nationaliser les autorisations, mais considère qu'une distinction entre autorisations de culture et de commercialisation doit être étudiée, car elle serait "plus acceptable pour l'opinion publique", a expliqué le directeur général Environnement Karl Falkenberg.

 

Articles sur le même sujet

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http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/ogm-onze-pays-europeens-demandent-le-droit- d-interdire-les-cultures-19-06-2009-553499.php

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Le soja, nouveau prédateur de l’Amazonie

 

Malgré un discours officiel préconisant la protection de l’environnement, le Brésil continue de privilégier une politique agricole fondée sur les exportations massives, dont les conséquences pourraient s’avérer bientôt funestes pour la forêt amazonienne, menacée de disparition.

 

Depuis 4 ans, le père Sena s’est vu confier par l’évêché la direction de la radio du diocèse, Radio Rural Santarem. Sur son antenne, il aborde les problèmes liés à la culture du soja :«Ce que font les gens en Amazonie est un crime, un crime humanitaire car ils dévastent notre terre, ils la désertifient avec la culture du soja. Ils détruisent notre terre pour nourrir les cochons et les poulets d'Europe et de Chine. Ce que fait l'Europe est cruel : elle finance la préservation de l'Amazonie et en même temps, elle encourage les gens à planter du soja car, depuis le problème de la vache folle, elle a besoin d’une nourriture végétale pour nourrir son bétail. C’est pour cela que l’on est en colère et que l’on se bat».

«Il y a une volonté réelle d’action qui n'existait pas il y a 10 ans. Le gouvernement a pris des mesures effectives de protection, avec la fiscalisation de l'environnement, l’intervention de la police, on a même vu l'armée s'en mêler. Mais, au Brésil, la politique macro-économique de fond reste orientée sur le développement économique à tout crin, basé sur l'exportation. En Amazonie, le réflexe de cette politique-là, c'est l'élevage, c'est l'exploitation des bois, en grande partie illégale et plus récemment le soja. Pour moi, nous sommes face à une politique schizophrénique».

http://www.rfi.fr/actufr/articles/067/article_37417.asp

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Régulièrement, la police brésilienne fait une descente dans les grandes propriétés et en délivre des esclaves. On les a fait venir en leur promettant des salaires élevés. A leur arrivée dans la forêt, ils découvrent que leur paye a fondu. Des gardes leur interdisent de repartir. Les biens de première consommation leur sont fournis par le propriétaire. Ils s'endettent, et ne pourront jamais rembourser. "Ils étaient dans un état redoutable quand nous sommes arrivés", raconte un policier intervenu sur la ferme Vale do Rio Verde en 2005. Il n'y avait pas de sanitaires. Les ouvriers travaillaient pieds nus. Huit mille sept cents de ces esclaves ont été repérés dans les Etats producteurs de soja. En 2004, l'armée est intervenue dans 236 fermes utilisant 6 075 travailleurs, dont 127 enfants. Bunge, Cargill et Amaggi étaient en affaires avec elles.

http://terresacree.org/amazoniesoja2.htm

 

 

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NOUVEAU PROJET PÉTROLIER OFFSHORE À TERRE-NEUVE

Le Premier ministre de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, a annoncé mardi la conclusion d'une entente de principe pour le développement d'Hibernia South, un nouveau projet pétrolier offshore dont le potentiel est évalué à 223 millions de barils. M. Williams a précisé que son gouvernement prendra une participation de 10% dans ce projet. Il a ajouté qu'Hibernia South générera plus de 10 milliards de dollars dans les coffres de la province et 3,5 milliards dans ceux du gouvernement fédéral du Canada. Le consortium d'Hibernia South est aussi composé d'Exxon Mobil, Chevron, Petro-Canada, Norsk Hydro, Murphy Oil et Canada Hibernia Holding.

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LE MEND ATTAQUE UN OLÉODUC DE SHELL AU NIGÉRIA

Le MEND, principal groupe rebelle du Nigéria, a revendiqué mercredi soir l'attaque d'un oléoduc du groupe Royal Dutch Shell dans le delta du Niger, où il a déclaré une "guerre totale" au secteur pétrolier et à l'armée. Le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger dit avoir détruit à l'aide de puissants explosifs un important conduit pétrolier appartenant à Shell dans l'État de Bayelsa. Il s'agirait de la première attaque contre une installation située hors de l'État de Delta depuis le lancement d'une offensive militaire contre les rebelles le mois dernier. Le MEND, qui dit se battre pour un meilleur partage des ressources issues de l'exploitation pétrolière, avait déjà annoncé lundi et vendredi dernier avoir saboté des installations du groupe américain Chevron dans l'État du Delta, un autre État pétrolier de la région. Le mouvement est responsable de multiples attaques qui ont provoqué en trois ans une chute de 20% de la production pétrolière du Nigéria, le plus important pays africain exportateur de pétrole.

 

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Obama's OK

by Tom Hamburger and Peter Wallsten

WASHINGTON - With the election of Barack Obama, environmentalists expected to see the end of the "Appalachian apocalypse" -- their name for exposing coal deposits by blowing the tops off of whole mountains.

 

But in recent weeks, the Obama administration has quietly decided to open the way for at least two dozen more "mountaintop removal" projects.

The decision to clear a path for the controversial projects was never officially announced, but instead conveyed in a letter this month to a West Virginia congressman and coal ally, Democratic Rep. Nick Rahall. The letter said that the Environmental Protection Agency would not block 42 of 48 mine projects that it had reviewed so far, including some of the most controversial mountaintop mines.

In mountaintop removal, explosives blast away a peak and expose coal seams. Coal companies say the practice is safer and more efficient than traditional shaft mining. Critics say the process scars the landscape and dumps tons of waste, some of it toxic, into streams and valleys.

The administration's decisions are not the final word on the projects -- or on the future of mountaintop removal -- but it removes a major obstacle. And the decision, coupled with the light it sheds on relations between the mining industry and the Obama White House, has disappointed environmentalists. Some say they feel betrayed by a president they thought would end or sharply limit the practice.

What makes the issue politically sensitive is the fact that environmentalists were an active force behind Obama's election, while his standing among Democratic voters in coal states is tenuous. Halting mountaintop removal could eliminate jobs in those states and put upward pressure on energy prices.

http://www.commondreams.org/headline/2009/06/02-4

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No effective deal will be possible without the US and China, which together account for almost half of the planet's carbon emissions.

http://www.commondreams.org/headline/2009/06/09-8

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[ publié par jeromet le 2009-06-21 08:29:01 ]

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