[ Energie et développement durable ]

Publié le mardi 13 janvier 2009

[ Mardi 13 janvier 2009 ]

13 Janv Revue de Presse E&D

Moscou rouvre le robinet

Reuters

 

 

Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a donné hier soir le feu vert au géant gazier Gazprom, contrôlé par l'État russe, pour reprendre les livraisons de gaz via l'Ukraine à l'Europe, interrompues depuis six jours en raison d'un conflit entre Moscou et Kiev, selon les agences russe.

Lors d'un entretien avec M. Poutine, le patron de Gazprom, Alexeï Miller, a déclaré: «Nous allons commencer demain à 10h du matin, heure de Moscou, à pomper du gaz», qui doit transiter par l'Ukraine pour les clients européens en vue de reprendre les livraisons, a-t-il dit. «D'accord, commencez le travail», lui a répondu M. Poutine, selon des images retransmises par la télévision russe. Une fois les vannes du gaz russe rouvertes, il pourrait y avoir un délai d'au moins trois jours, selon l'Union européenne, pour qu'il arrive aux clients de l'UE. L'UE, la Russie et l'Ukraine semblent désormais d'accord sur les modalités de déploiement des observateurs internationaux censés veiller au bon acheminement des livraisons russes à travers l'Ukraine -- comme le réclamait Moscou, qui accuse Kiev de lui «voler» du gaz destiné aux clients européens.

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L'Espagne se résout à acheter des "droits à polluer" à des pays ayant dépassé leurs objectifs

Très mauvais élève du protocole de Kyoto, l'Espagne est contrainte de sortir son carnet de chèques pour combler ses lacunes. Dans l'incapacité de maîtriser ses émissions de gaz à effet de serre, Madrid a décidé d'acheter massivement des quotas de "droits à polluer" à des pays qui ont dépassé leurs objectifs. Ainsi, le ministère de l'environnement vient de boucler l'achat de six millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) à la Hongrie. Des négociations sont en cours, selon le quotidien El Pais du 2 janvier, avec la Pologne, l'Ukraine, la République tchèque et les pays baltes.

Depuis 1990, année de référence du protocole de Kyoto, les émissions espagnoles de CO2 ont augmenté de 52,3 %, alors que l'Union européenne avait autorisé une progression maximale de 15 %

Cet achat de 6 millions de tonnes de CO2 ne représente toutefois qu'une part modeste tant de la quantité de "droits à polluer" que devra acheter le gouvernement que des efforts financiers réalisés pour satisfaire aux objectifs de Kyoto. Madrid estime ainsi à 159 millions de tonnes la quantité de droits à acheter nécessaire rien que pour compenser les seuls excès d'émission dus à la consommation domestique et aux transports. Une évaluation que les experts jugent optimiste. Selon eux, l'acquisition des droits d'émission pourrait coûter entre 3,5 et 5,3 milliards d'euros à l'Etat espagnol.

Par ailleurs, avant de se résoudre à acheter des "droits à polluer" en Europe de l'Est, les Espagnols ont aussi mis en route les mécanismes de développement propre (MDP) prévus par le protocole de Kyoto. Le principe en est simple : moyennant le financement de projets d'énergie renouvelable dans des pays en voie de développement, les réductions d'émission de CO2 se comptabilisent dans le pays développé. Madrid envisage de participer à plus de 80 projets dans le monde, soit une dépense potentielle globale de 1,2 milliard d'euros. En Amérique latine, l'Espagne a déjà investi 370 millions d'euros dans divers projets (parcs éoliens, reforestation, etc.), ce qui correspond à 60 millions de tonnes de CO2, l'équivalent de ce que rejette annuellement 15 % de la population espagnole.

Jean-Jacques Bozonnet

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01 /05/l-espagne-se-resout-a-acheter-des-droits- a-polluer-a-des-pays-ayant-depasse-leurs-obje ctifs_1137971_3244.html

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Une facture similaire d'un peu plus de 5 milliards $CAN attend le Canada

http://www.ledevoir.com/2009/01/06/225957.htm l

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Alimentation: les Européens boudent la dinde de Noël américaine au chlore

"En plein scandales du porc irlandais à la dioxine et du lait chinois à la mélamine, un tel projet fait désordre. Le refus ne sera qu'une formalité, les Etats peuvent difficilement le faire accepter à leurs consommateurs", souligne une source diplomatique

Les Etats-Unis privilégient une méthode radicale pour tuer les bactéries dangereuses dans leur volaille, salmonelles et autres campylobacters, qui consiste à les tremper dans une solution chimique antimicrobienne, contenant notamment du chlore.

Cette pratique est interdite dans l'UE où les vétérinaires préfèrent des contrôles d'hygiène préventifs tout au long de la chaîne alimentaire.

http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-san te/alimentation-les-europeens-boudent-la-dind e-de-noel-americaine-au/1055/0/300765

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Avant de partir, Bush crée une vaste zone protégée dans le Pacifique

Par Laurent LOZANO

George W. Bush a annoncé mardi la création dans le Pacifique d'une zone océanique protégée d'une superficie équivalente à celle de l'Espagne, deux semaines avant la fin d'une présidence au bilan environnemental très contesté.

Selon la Maison-Blanche, M. Bush a placé sous protection la zone océanique la plus vaste au monde en déclarant "monuments nationaux marins" trois sites: la Fosse des Mariannes et des massifs coralliens des îles Mariannes; l'Atoll rose, à l'extrémité est des Samoa américaines; et un archipel isolé du Pacifique. Les trois sites totalisent environ 505.000 kilomètres carrés.

Ce classement devrait protéger des raretés naturelles comme le crabe géant des cocotiers (le plus gros crustacé terrestre au monde); le seul oiseau connu pour utiliser la chaleur volcanique pour l'incubation de ses oeufs; une chaîne de 21 volcans actifs au fond de la Fosse des Mariannes, près de l'île de Guam, la plus profonde au monde à environ moins 11.000 mètres.

Il va de pair avec des mesures de préservation de la ressource et des interdictions ou des restrictions de la pêche commerciale ou de la pêche de loisir.

Pour les scientifiques, le classement annoncé mardi offre "des perspectives magnifiques", "vous ne trouverez jamais un meilleur laboratoire naturel que dans ces endroits-là".

"la décision historique prise par le président Bush protège une partie de l'habitat océanique le plus rare et le plus important d'un point de vue biologique

"Ceci marque la fin d'une époque où l'être humain a compris de mieux en mieux la nécessité de conserver des espaces sauvages en voie de disparition sur la terre, mais n'a pas vu que les océans connaissaient le même sort", a-t-il dit.

La Fosse des Mariannes, cinq fois plus longue que le Grand Canyon, recèle le seul cratère de soufre en ébullition sur Terre et une faune "fascinante" vivant dans des conditions extrêmes qui, selon les scientifiques, pourraient être semblables à celles où la vie est apparue, a dit M. Bush.

Les massifs coralliens placés dans le même ensemble abritent plus de 300 variétés de coraux et l'une des plus grandes abondances de poissons de l'archipel.

L'Atoll rose est une zone réduite mais spectaculaire qui tient son nom de la couleur que lui donne une algue. Il abrite des palourdes géantes, des requins des récifs, de très gros poissons perroquets et est le séjour fréquent de baleines à bosse et de marsouins.

Le dernier archipel est décrit comme un paradis pour les oiseaux de mer et les oiseaux migrateurs.

http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-san te/avant-de-partir-bush-cree-une-vaste-zone-p rotegee-dans-le/919/0/304616

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Les investissements américains en électricité seront colossaux

par Jean-François Barbe

2 250 G$ nécessaires pour sauver des réseaux vétustes

Parce que leurs réseaux électriques sont vétustes et qu'il faudra réduire les émissions de CO2, les autorités américaines devront investir quelque 2 250 G$ d'ici vingt ans dans la mise à niveau des système de distribution d'hydro-électricité.

Tels sont les chiffres d'une ampleur colossale avancés par la société-conseil Brattle Group, dans le cadre d'une recherche commanditée par la firme énergétique Edison.

Ces chiffres sont à lire ainsi:

. 700 G$ pour la mise à niveau des réseaux de distribution actuels;

. 590 G$ pour l'implantation de systèmes d'efficacité énergétiques;

. 950 G$ afin de financer l'effort de réduction des gaz à effets de serre.

Ces données représentent la fourchette inférieure des investissements à venir, puisqu'ils n'incluent pas les sommes qui seront injectées lorsque les réseaux auront à répondre aux besoins de recharge des futures voitures électriques.

En savoir plus www.eei.org

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L'éolien capte l'intérêt des décideurs chinois et indiens

par Jean-François Barbe

 

La Chine et l'Inde accroissent au pas de charge la taille de leurs parcs éoliens. A un point tel que ces deux pays émergents rattraperont les pays de tête en production d'énergie éolienne que sont l'Allemagne, les Etats-Unis et l'Espagne.

Selon un rapport publié par un organisme de promotion de l'énergie éolienne appelé Global Wing Energy Council, la capacité éolienne chinoise augmente à un taux de 145% depuis 2006. L'Empire du Milieu pourrait, dès l'année prochaine, dépasser le géant industriel allemand

http://www.visiondurable.com/article-278932-L eolien-capte-linteret-des-decideurs-chinois-e t-indiens.html

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En bref - L'Arctique convoité

Edmonton -- Une nouvelle politique des États-Unis sur l'Arctique, rendue publique hier, représente un défi majeur pour les Canadiens qui doivent établir leur contrôle sur la région avant les Américains, selon un universitaire de Calgary. Le président George W. Bush a signé le document vendredi et l'a présenté hier, quelques semaines après le dépôt d'un rapport similaire de l'Union européenne.

Le professeur de l'université de Calgary Rob Huebert a dit croire que cela prendrait des années avant que les États-Unis n'établissent leur présence dans l'Arctique, et que le Canada devait dans l'intervalle montrer à son voisin du sud qu'il peut prendre la responsabilité d'une frontière du nord sécuritaire et bien réglementée. La politique américaine ne laisse aucun doute sur la volonté des États-Unis de protéger sa sécurité et de demeurer un joueur majeur dans l'Arctique sans égard notamment aux sensibilités canadiennes. Elle fait état de l'importance de «protéger des intérêts essentiels des États-Unis». «C'est un message très clair que les Américains envoient au reste du monde quant au contrôle de l'Arctique», a affirmé M. Huebert.

http://www.ledevoir.com/2009/01/13/227161.htm l

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160 M d'oiseaux : victimes collatérales de l'exploitation des sables bitumineux

par Jean-François Barbe

Plusieurs espèces d'oiseaux menacées de disparition

L'expansion de l'industrie de l'extraction des sables bitumineux en Alberta pourrait entrainer la disparition d'espèces d'oiseaux et de plus de 160 millions (M) de volatiles, privés de leurs habitats de reproduction.

C'est qu'affirme un rapport publié aujourd'hui par un groupe de réflexion et deux associations écologistes.

Chaque année, entre 22 M et 170 M d'oiseaux se reproduisent dans une région qui pourrait éventuellement être exploitée pour y extraire des sables bitumineux. Le rapport afirme que d'ici les 50 prochaines années, quelque 166 millions d'oiseaux pourraient périr. En outre, des espèces pourraient disparaître, parmi lesquelles les grues blanches, les petits garrots, les jaseurs boréaux, les parulines du Canada, les parulines rayées, les bruants à gorge blanche, les chrysopes aux yeux d'or, les petits fuligules et des espèces de geais.

http://www.visiondurable.com/article-278931-1 60-M-doiseaux-victimes-collaterales-de-lexplo itation-des-sables-bitumineux.html

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Réchauffement climatique: la Chine demande l'aide des pays développés

Le gouvernement chinois brosse un portrait sans complaisance des impacts des changements climatiques sur son territoire

La Chine ne vit plus dans le déni et demande aux pays développés de l'aider à faire face aux conséquences catastrophiques du réchaufement climatique sur son territoire.

Dans un livre blanc publié la semaine dernière et dont des extraits sont publiés par le quotidien suisse Le Temps, le gouvernement chinois prévoit la "baisse des rendements des trois principales récoltes (blé, riz et maïs), [...] une accélération de la décomposition des éléments organiques dans le sol, une désertification accélérée, [...] un risque accru des épidémies pour les troupeaux. [...] Le réchauffement climatique renforcera les crues dans le nord et intensifiera le manque d'eau et la contradiction entre l'offre et la demande en eau. [...] La hausse du niveau de la mer affaiblira les capacités de drainage des eaux publiques dans les zones côtières et endommagera les fonctions des ports."

Gao Guangsheng, un des responsables de la Commission de développement national et de réforme, indique que "plus de 90% de la technologie avancée liée au changement climatique se trouve aux mains des pays développés mais ils sont réticents à l'apporter aux pays en voie de développement par peur de perdre leur compétitivité".

Un des pommes de discorde actuelle entre le gouvernement chinois et les pays possesseurs de ces technologies porte sur la protection de la propriété intellectuelle.

http://www.visiondurable.com/article-268635-R echauffement-climatique-la-Chine-demande-laid e-des-pays-developpes.html

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Climat : lettre de la NASA à Obama

par Marie Quinty

Dans une lettre de quatre pages adressée à « Michelle et Barack », le climatologue en chef de la NASA, James Hansen, supplie le nouveau président des Etats-Unis d’accorder la première importance aux changements climatiques.

Pour ce faire, le célèbre climatologue, directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, propose trois mesures pour combler « la profonde déconnexion entre les actions envisagées dans les cercles dirigeants et ce qui est exigé par la science pour la préservation de la planète ».

Premièrement, James Hansen propose à Obama d’adopter un moratoire sur toute nouvelle construction de centrales électriques au charbon ne capturant pas le dioxyde de carbone (CO2) émis.

Deuxièmement, les Etats-Unis devraient instaurer un mécanisme de taxation du carbone qui aurait pour effet de « décarboner l’économie » américaine et « d’aiguillonner l’innovation », tout en aidant les « plus démunis et le climat ».

Cette taxe frapperait tous les produits, en fonction de leur contribution au changement climatique. Cet argent serait retourné à la population tous les mois. Ce système favoriserait notamment les produits locaux, qui n’entraînent pas de pollution reliée à un long transport.

Troisièmement, le climatologue croit urgent de « soutenir la recherche et le développement sur les réacteurs nucléaires de quatrième génération ».

http://www.visiondurable.com/article-288809-C limat-lettre-de-la-NASA-a-Obama.html

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International Energy Agency 'Blocking Global Switch to Renewables'

International Energy Agency accused of consistently underestimating potential of wind, solar and sea power while promoting oil, coal and nuclear as 'irreplaceable' technologies

by David Adam

The international body that advises most major governments across the world on energy policy is obstructing a global switch to renewable power because of its ties to the oil, gas and nuclear sectors, a group of politicians and scientists claims today.

http://www.commondreams.org/headline/2009/01/ 09-2

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[ publié par jeromet le 2009-01-13 08:11:09 ]

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[ Mardi 13 janvier 2009 ]

L’invasion israélienne de Gaza et les champs offshore E&D

Par Michel Chossudovsky

Global Research, January 8, 2009

Traduction : Laurence Kalafatides

L’invasion militaire de la bande de Gaza par les forces israéliennes, est directement lié au contrôle et à la propriété des réserves stratégiques de gaz offshore. Il s’agit d’une guerre de conquête. De vastes réserves de gaz au large de la côte de Gaza ont été découvertes en 2000.

British Gas (BG Group) et son partenaire, basé à Athènes Consolidated Contractors International Company (CCC) détenus par les familles Libannaises Sabbagh et Koury, se sont vues accorder un droit d’exploitation pétrolière et gazière de 25 ans - signé en novembre 1999 - par l’Autorité palestinienne.

Les droits pour ces gisements gaziers offshore vont, respectivement a British Gas (60 pour cent), Consolidated Contractors (CCC) (30 pour cent) et le Fonds d’investissement de l’Autorité palestinienne (10 pour cent). (Haaretz, 21 Octobre, 2007).

Les accords de PA-BG-CCC comprennent le développement des gisements et la construction d’un gazoduc. (Middle East Economic Digest, janvier 5, 2001). La licence de British Gas ( BG ) couvre l’ensemble de la zone marine au large de Gaza, qui est contiguë à plusieurs exploitations israéliennes de gaz offshore. (Voir carte ci-dessous). Il convient de noter que 60 pour cent des réserves de gaz le long de la côte de Gaza et Israël appartiennent à la Palestine.

Le groupe BG a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et la bande de Gaza Marine-2. Les réserves sont estimées par British Gas à 1,4 billions de pieds cubes, évaluées à environ 4 milliards de dollars. Ce sont les chiffres rendus publics par British Gas. Les réserves de gaz de la Palestine pourraient être beaucoup plus importantes.

 

Carte N° 1

 

 

Carte N°2

 

Qui détient les gisements gaziers

La question de la souveraineté sur les gisements de gaz de Gaza est cruciale. Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartenant à la Palestine.

La mort de Yasser Arafat, l’élection du gouvernement Hamas et la ruine de l’Autorité palestinienne ont permis à Israël d’établir de facto un contrôle sur, les réserves de gaz offshore de Gaza.

British Gas (BG Group) a traité avec le gouvernement de Tel-Aviv. De son côté, le gouvernement du Hamas a été contourné pour ce qui concerne l’exploration et les droits de développement des gisements de gaz.

L’élection du Premier Ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur. La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz en mer a été contesté devant la Cour suprême israélienne. Sharon a déclaré sans équivoque que « Israël n’achèterait jamais du gaz à la Palestine », laissant entendre que les réserves de gaz offshore de la bande de Gaza appartenaient à Israël.

En 2003, Ariel Sharon, a opposé son veto à un premier accord, qui permettait à British Gas de fournir à Israël du gaz naturel provenant de puits offshore de la bande de Gaza. (The Independent, 19 août 2003)

La victoire électorale du Hamas en 2006 a conduit à l’effondrement de l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas, qui resta confinée en Cisjordanie. En 2006, British Gas a été proche de signer un accord pour acheminer du gaz en Egypte. (Times, Mai 23, 2007). Le Premier ministre britannique Tony Blair est intervenu pour le compte d’Israël afin de faciliter l’accord avec l’Égypte.

L’année suivante, en Mai 2007, le Cabinet israélien a approuvé une proposition du Premier ministre Ehud Olmert "d’acheter du gaz à l’Autorité palestinienne." Le contrat proposé est de 4 milliards de dollars, avec des profits de l’ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens. Toutefois Tel-Aviv n’avait pas l’intention de partager les revenus avec la Palestine. Une équipe de négociateurs israéliens a été mis en place par le Cabinet israélien pour discuter d’un accord avec British Gas, en contournant le gouvernement du Hamas et l’Autorité palestinienne :

"Les autorités de défense israéliennes veulent les Palestiniens soient payés en biens et services et insistent sur le fait qu’aucun argent ne doit parvenir au gouvernement contrôlé par le Hamas." (Ibid)

L’objectif était essentiellement d’annuler le contrat signé en 1999 entre le BG Group et l’Autorité palestinienne conduite par Yasser Arafat. Dans le cadre du projet 2007 d’accord avec BG, le gaz palestinien des puits offshore de Gaza doit être acheminé par un gazoduc sous-marin au port israélien d’Ashkelon, transférant ainsi le contrôle de la vente du gaz naturel à Israël.

L’accord a achoppé et les négociations ont été suspendues :

"Le chef du Mossad, Meir Dagan, s’est opposé à l’opération pour des raisons de sécurité, et pour ne pas financer la terreur ». (Membre de la Knesset Gilad Erdan, Discours à la Knesset sur « l’intention du vice-Premier ministre Ehud Olmert d’acheter du gaz aux Palestiniens quand paiement peut servir le Hamas », Mars 1, 2006, cité par Le lieutenant-général (à la retraite) Moshe Yaalon, Est-ce que la perspective d’achat à British Gas du gaz des eaux côtières de Gaza, menace la sécurité nationale d’Israël ? Jerusalem Center for Public Affairs, Octobre 2007)

L’intention d’Israël était d’empêcher que des royalties soient versées aux Palestiniens. En Décembre 2007, Le groupe BG a interrompu les négociations avec Israël et en Janvier 2008, a fermé leur bureau en Israël. (BG site web).

Plan d’invasion sur la planche à dessin

Le plan d’invasion de la bande de Gaza en vertu de l ’ "Opération Cast Lead » a été mis en branle en Juin 2008, selon des sources militaires israéliennes :

"Des sources militaires ont déclaré que le ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de défense israéliennes de se préparer à une opération de plus de six mois [en Juin ou avant Juin], bien qu’ Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas." (Barak Ravid, Opération "Cast Lead" : Israeli Air Force grève suivi des mois de planification, Haaretz, 27 Décembre, 2008)

Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, en vue de la reprise de négociations cruciales relatives à l’achat de gaz naturel de la bande de Gaza :

"Le directeur général du ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du ministère des infrastructures nationales, Hezi Kugler, se sont entendus pour informer BG du souhait d’Israël de rouvrir les négociations.

Les mêmes sources ont ajouté que BG n’a pas encore officiellement répondu à la demande d’Israël, mais que les dirigeants de l’entreprise viendraient d’ici quelques semaines en Israël pour s’entretenir avec des fonctionnaires du gouvernement ". (Globes online-Israël Business Arena, Juin 23, 2008)

La décision d’accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) a coïncidé avec le processus de planification militaire. Il semble qu’Israël était inquiet de parvenir à un accord avec BG avant l’invasion, dont la planification était déjà très avancée.

Qui plus est, ces négociations avec British Gas, ont été menées par le gouvernement d’ Ehud Olmert en pleine connaissance d’une prochaine invasion militaire de Gaza et d’un projet de nouvelle politique territoriale de la bande de Gaza.

En fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens ont débuté en Octobre 2008, 2-3 mois avant le début des bombardements du 27 Décembre. En Novembre 2008, le ministère israélien des Finances et le ministère chargé des Infrastructures nationales ont donné des instructions à Israël Electric Corporation (IEC) pour entrer en négociations avec British Gas, afin d’achater de gaz naturel de la concession offshore de BG dans la bande de Gaza. (Globes, Novembre 13, 2008)

"Le directeur général du ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du ministère des infrastructures nationales, Hezi Kugler ont récemment écrit au chef de la direction de la IEC, Amos Lasker, pour l’informer de la décision gouvernementale de permettre aux négociations d’aller de l’avant, selon la proposition-cadre approuvé plus tôt.

La direction de la IEC, dirigée par le président Moti Friedman, a approuvé il ya quelques semaines, les principes de cette proposition-cadre. Les entretiens avec BG Group commenceront lorsque que le bureau aura approuve l’exemption d’appel d’offres. "(Globes Nov. 13, 2008)

Gaza et la géopolitique de l’énergie

L’un des but de l’occupation militaire de la bande de Gaza est le transfert de la souveraineté des champs de gaz à Israël.

Que pouvons-nous nous attendre à la suite de l’invasion ?

Quelle est l’intention d’Israël pour ce qui est des réserves de gaz naturel de la Palestine ?

Un nouvel arrangement territorial, avec la présence d’Israël et / ou de « maintien de la paix" des troupes ?

La militarisation de l’ensemble du littoral de Gaza, qui est stratégique pour Israël ?

La confiscation pure et simple des gisements de gaz Palestiniens et la déclaration unilatérale de souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza ?

Si cela devait se produire, les gisements de gaz de Gaza seraient intégrées dans les installations offshore d’Israël, qui sont contigus à ceux de la bande de Gaza. (Voir la carte 1 ci-dessus.

Ces différentes installations offshore sont également liées au couloir énergétique Israélien qui s’étend du port d’Eilat, terminal du pipeline de pétrolier, jusqu’à la mer Rouge au port pétrolier d’ Ashkelon, et au nord jusqu’à Haïfa, et pourait éventuellement être lié projet de pipeline israélo-turc avec le port turc de Ceyhan.

Ceyhan est le terminal de l’oléoduc de la Caspienne : Bakou, Tbilissi Ceyhan. "Ce qui est envisagé est de relier l’oléoduc BTC au Trans-Israël Eilat-Ashkelon pipeline, également connu sous le nom d’Israël Tipline". (Voir Michel Chossudovsky, La guerre sur le Liban et la bataille pour le pétrole, Global Research, Juillet 23, 2006)

 

Carte N°3

 

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id _article=3837

Nous vous invitons à consulter les sources en cliquant sur le lien de référence

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Michel Chossudovsky is the author of the international best seller "The Globalization of Poverty " published in eleven languages. He is Professor of Economics at the University of Ottawa and Director of the Center for Research on Globalization, at www.globalresearch.ca . He is also a contributor to the Encyclopaedia Britannica. His most recent book is entitled: America’s "War on Terrorism", Global Research, 2005

[ publié par jeromet le 2009-01-13 00:18:28 ]

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