[ Energie et développement durable ]

Publié le dimanche 15 mars 2009

[ Dimanche 15 mars 2009 ]

15 Mars Revue de Presse EED

Exportation d'hydroélectricité: la résistance s'organise

François Cardinal

La volonté du gouvernement Charest d'exporter plus d'hydroélectricité vers les États-Unis rencontre une vive résistance: des communautés autochtones, des syndicats et des groupes écologistes se mobilisent afin de convaincre les législateurs américains de refuser l'hydroélectricité québécoise.

Le problème, à l'heure actuelle, c'est que le gouvernement américain ne considère pas l'hydroélectricité comme une énergie renouvelable. Plus précisément, il refuse que l'électricité provenant des grands barrages soit admissible à un programme fédéral de subvention appelé «Renewable Energy Production Incentive».

Du coup, l'hydroélectricité est financièrement moins intéressante que les autres filières d'énergie propre, comme le solaire, l'éolien et la géothermie, qui ont droit à une subvention de 1,5 ¢/kWh.

La situation est sensiblement la même dans les États américains, où les grands projets hydroélectriques ne sont pas reconnus dans les «Energy Portfolio Standards», un programme réglementaire qui vise le développement des petits producteurs d'énergie verte.

«Nous avons nos propres programmes d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables, précise Annie Wilson, responsable du dossier Énergie pour le Sierra Club USA, section Atlantique. Toute exportation supplémentaire d'hydroélectricité minerait les objectifs que nous nous sommes fixés.»

Cet argument, la Fondation Rivières le partage. «Les Américains craignent, avec raison, le dumping d'hydroélectricité québécoise, qui empêcherait le développement des énergies renouvelables aux États-Unis», indique la directrice, Anne-Marie Saint-Cerny.

Nous estimons que ce qui se prépare pourrait tourner à la catastrophe, ajoute-t-elle. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, les États ne prévoient pas d'achats massifs dans le futur, mais plutôt une réduction des importations. Et nous, on aménage des rivières en pensant qu'ils vont tout acheter! Dans un tel contexte, on ne peut écarter l'hypothèse d'une fermeture éventuelle des chantiers québécois.»

http://www.cyberpresse.ca/environnement/20090 3/05/01-833772-exportation-dhydroelectricite- la-resistance-sorganise.php

 

 

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Il est donc évident qu'un virage vert doit d'abord privilégier les interventions les plus vertes, les économies d'énergie en premier lieu, ensuite les sources d'énergie les moins intrusives: éolien, solaire, géothermie.

Mais il est parfaitement possible de militer en faveur de ces énergies très propres sans partir en guerre contre l'hydroélectricité. C'est même essentiel. Parce que l'ennemi, c'est le charbon: 48% de l'électricité aux États-Unis est produite avec du charbon, une source considérable de GES et de polluants.

L'enjeu est là. Et les sources purement vertes n'arriveront pas à éliminer cette cochonnerie. À moins de croire aux contes de fées sur la capacité des éoliennes de remplacer des centrales hydroélectriques, même quand le vent tombe.

Si l'objectif est de réduire les GES et de lutter contre le réchauffement climatique, l'allié le plus puissant pour déplacer le charbon, en matière de quantité, de fiabilité, et de propreté, c'est l'hydroélectricité: une énergie renouvelable, dont la production est propre et qui ne nuit pas à l'environnement après le choc initial.

Mais pour accepter cela, il faut s'affranchir du simplisme militant, avec sa vision en noir et blanc. Il faut être capable de marcher et de mâcher de la gomme en même temps.

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueu rs/alain-dubuc/200903/08/01-834326-hydro-le-d ada-des-ecolos.php

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Hydro-Québec est partenaire avec deux entreprises américaines de transport pour construire une nouvelle ligne de transmission qui passerait par les Cantons-de-l'Est pour se rendre au New Hampshire (20% au Québec, 80% aux États-Unis). C'est un projet, je ne dirais pas d'aussi grande envergure, mais aussi porteur que les lignes de 2000 MW qui partent de la Baie James et qui se rendent à Boston. Une telle volonté, au sud de la frontière, on n'a pas vu ça depuis 25 ou 30 ans.

Le but est-il d'exporter nos surplus ou de construire pour exporter?

R Le but est d'exporter nos surplus.

Claude Béchard

http://www.cyberpresse.ca/environnement/20090 3/06/01-833829-il-faut-exploiter-dans-le-resp ect-de-lenvironnement.php

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On l'oublie facilement, mais l'hydroélectricité se fait au prix de nombreux impacts sur l'environnement, indique Anne-Marie Saint-Cerny, directrice de la Fondation Rivières. Que l'on pense à l'assèchement des rivières, à l'inondation des forêts, à la création de méthyle-mercure, etc.»

Plus conciliant pendant des années, le discours environnemental s'est corsé récemment avec l'essor de nouvelles sources d'énergie qui, elles, sont considérées réellement vertes: éolien, solaire et géothermie. La Fondation Rivières, d'ailleurs, estime qu'un parc éolien en Minganie créerait 60% plus d'emplois que la Romaine, tout en coûtant 25% moins cher par kilowattheure.

Impacts?

Donc toute noire ou toute verte, l'hydroélectricité? Difficile de trancher, répond Éric Duchemin, professeur à l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM. Expert des réservoirs auprès du GIEC pendant six ans, il fait valoir que nous ne connaissons pas encore tous les impacts des projets hydroélectriques.

«On ne considère pas, dans les inventaires d'émissions, la quantité de gaz à effet de serre qui s'échappent des réservoirs. On ne connaît pas les impacts cumulatifs des différents projets sur le fleuve Saint-Laurent. Il faudrait donc regarder honnêtement ces impacts.»

Pour Pierre-Olivier Pineau, spécialiste des questions énergétiques à HEC, l'hydroélectricité peut être considérée verte... ou pas, selon la source d'énergie avec laquelle on la compare.

«En termes de gaz à effet de serre, l'hydroélectricité est presque imbattable. Ses émissions sont minimes en comparaison avec le charbon, le gaz naturel ou le mazout. Sur le cycle de vie, elles sont comparables à celles du nucléaire et des éoliennes. Par contre, il y a des impacts sur le territoire: zones inondées dans le cas des barrages avec réservoir, et perturbation des débits d'eau dans les cours d'eau affectés.»

http://www.cyberpresse.ca/environnement/20090 3/06/01-833828-lhydroelectricite-est-elle-ver te.php

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S'opposer aux exportations d'électricité profite à qui?

Les grands gagnants seront sans doute les producteurs de charbon et les compagnies d'électricité qui tirent leur énergie de centrales thermiques qui s'en alimentent. Les grands perdants seront les Québécois qui ne récolteront pas la richesse collective de la vente de leur hydroélectricité et qui, de surcroît, respireront un air contenant plus de polluants atmosphériques.

http://www.ledevoir.com/2009/03/13/238903.htm l

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Rivières vierges: une espèce menacée

Louis-Gilles Francoeur

Le rapport de la récente commission d'enquête fédérale-provinciale sur le projet de la Romaine apporte un éclairage majeur dans ce débat au Québec. Il établit que le nombre de rivières bétonnées par des barrages et des centrales hydroélectriques est en croissance fulgurante. En 1996, il existait 106 centrales sur 30 rivières. Quatre ans plus tard, leur nombre était passé à 145, et le nombre de rivières touchées, de 30 à 50. L'an dernier, 162 centrales artificialisaient 115 rivières. Avec les projets en préparation, on aura bientôt 174 centrales installées sur 121 rivières! En clair, en 15 ans, le nombre de centrales aura augmenté de 64 % et celui des rivières harnachées, de 400 %.

http://www.ledevoir.com/2009/03/13/238997.htm l?fe=6367&fp=400691&fr=137766

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Publication du 3e Rapport mondial sur l'évaluation des ressources en eau

PARIS, 12 mars (Xinhua) -- L'Organisation des Nations unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) vient de publier la 3e édition du Rapport mondial des Nations unies sur l'évaluation des ressources en eau, quelques jours avant le Forum mondial de l'eau qui se tiendra à Istanbul (Turquie) du 16 au 22 mars.

En raison de la croissance démographique, l'évolution des modes de consommation alimentaire ou encore les besoins accrus en énergie, la demande en eau n'a jamais été aussi forte. Face à des pénuries, une bonne gouvernance est "plus que jamais essentielle à la gestion de l'eau", a souligné dans un communiqué le directeur général de l'Unesco, Koïchiro Matsuura.

Selon le rapport, certains pays atteignent déjà les limites de leurs ressources en eau. Les effets attendus du changement climatique devraient encore accentuer ce phénomène. Par ailleurs, une compétition pour l'eau se dessine  entre les pays, entre les zones urbaines et rurales, mais aussi entre les différents secteurs d'activité - qui risque de se traduire à l'avenir par une politisation plus marquée des questions relatives à l'eau.

De nombreux pays ont déjà pris des mesures légales pour protéger leurs ressources en eau, mais les réformes entreprises n'ont guère porté leurs fruits jusqu'ici car les actions menées restent trop souvent cantonnées au seul secteur de l'eau, déplore le rapport, qui conseille aux décideurs dans les domaines agricole, énergétique, commercial et financière de s'impliquer dans la gestion de l'eau, afin de rendre les politiques plus efficaces.

Par ailleurs, le changement climatique pourrait avoir un impact très important sur les ressouces en eau. En 2030, 47% de la population vivra dans des régions déjà soumises à un fort stress hydrique. En Afrique, entre 75 et 250 millions de personnes seront confrontées en 2020 à des pénuries croissantes liées au changement climatique, prévoit le rapport.

Selon les auteurs du rapport, les pays riches ne sont pas les seuls à devoir investir dans le secteur de l'eau, parce que "l'eau est l'une des questions clé, parmi d'autres, que les pays en développement doivent leur aussi affronter".

Coordonné par le Programme mondial pour l'évaluation des ressources en eau (WWAP) et publié tous les trois ans, le rapport est le fruit du travail des 25 agences et entités des Nations unies qui composent l'ONU-Eau, a indiqué l'Unesco dans un communiqué.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-0 3/13/content_836135.htm

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Virage vert chez AT&T

Carl Renaud

Argent

AT&T (T) va acquérir 15 000 véhicules verts au cours des 10 prochaines années. Le géant des télécommunications investira 565M$ pour remplacer sa flotte actuelle de camionnettes et de voitures.

«C’est notre contribution pour stimuler d’autres industries en plus d’encourager l’utilisation et la production de voitures vertes.», a expliqué, Randall Stephenson, président et chef de la direction de AT&T, dans un communiqué.

350M$ seront consacrés à l’acquisition de 8 000 véhicules alimentés par du gaz naturel. La balance de l’investissement, 215M$, va être attribuée à l’achat de véhicules qui utilisent des carburants alternatifs. 800 véhicules vont être remplacés dès cette année. Certains seront des hybrides électriques et d’autres seront propulsés par du gaz naturel comprimé.

Le geste du géant américain aura un impact positif sur l’environnement. L’entreprise estime que son virage vert va réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25%.

Le Centre de recherche de l’industrie automobile (CAR) estime que d’ici 10 ans, la nouvelle flotte de AT&T va faire chuter la consommation de carburant d’environ 186 millions de litres en plus de diminuer les émissions de carbone de 211 000 tonnes métriques.

AT&T entend confier la fabrication du châssis de ses nouvelles voitures vertes à un constructeur américain. Des fournisseurs locaux convertiront ensuite les véhicules pour qu’ils fonctionnent au gaz naturel comprimé.

On ne peut douter de la détermination de l’entreprise. Elle veut aussi travailler avec les distributeurs de gaz naturels pour qu’ils ouvrent une quarantaine de nouvelles stations services aux environs de ses installations.

http://argent.canoe.com/lca/infos/etatsunis/a rchives/2009/03/20090312-101822.html

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Gazprom n'investirait pas dans Rabaska

Pierre Couture

Le Soleil

C'est du moins ce qu'avance l'analyste russe Dmitri Alexandrov de la firme Financial Bridge de Moscou. Dans une note de recherche envoyée aux investisseurs, l'analyste soutient que Gazprom a abandonné plusieurs projets d'investissements à l'extérieur de la Russie, dont Rabaska.

Selon ce dernier, la faiblesse des prix du gaz naturel en Amérique du Nord aurait incité le géant russe à revoir ses visées expansionnistes au Canada.

L'investissement de Gazprom dans Rabaska (27 % des parts) se serait surtout traduit par un débours de près de 400 millions $US. Le géant gazier russe aurait payé non seulement pour la construction du terminal, mais aussi pour l'accès au marché américain.

Il faut dire qu'en mai dernier, le prix du gaz naturel était à son apogée en Amérique du Nord. Le prix de 1000 pieds cubes de gaz valait alors 12 $US. Hier, cette même quantité ne se vendait plus que 4 $US.

La construction de Rabaska à Lévis est directement liée au développement du champ gazier Shtokman, situé dans la mer de Barents (nord de la Russie). La première phase de ce projet, mené par Gazprom (51 %) et ses partenaires Total et StatOilHydro, nécessite des investissements de 15 milliards $US.

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[ publié par jeromet le 2009-03-15 18:19:57 ]

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