Les coûts du recyclage refilés aux entreprises
Les contribuables et les municipalités pourraient ne plus devoir assumer les coûts du recyclage. Photo : Bloomberg
Une stratégie nationale proposée par les ministres de l'Environnement de tout le pays pourrait forcer le monde des affaires à payer pour la récupération des emballages non-biodégradables et leur réutilisation.
Rédigé par le Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME), le plan d'action sur la responsabilité élargie des producteurs pourrait ainsi transférer leur fardeau de l'emballage aux entreprises. Elles seraient ainsi responsables des emballages en aval de la consommation.
En vertu de ce plan, les contribuables et les municipalités ne devront plus assumer les coûts du recyclage.
Le plan vise également à favoriser l'innovation afin de concevoir des emballages plus écologiques, puisque les entreprises seraient forcées d'améliorer la durabilité des produits, à défaut de quoi elles devront faire face à des conséquences financières.
http://www.lesaffaires.com/article/0/environnement/2009-02-21/489630/les-coetucircts-du-recyclage-refileteacutes-aux-entreprises.fr.html
---------------------
Responsabilité sociale
Modèle de gestion du carbone
Document sur l’introduction au modèle de gestion du carbone d'IBM. (268 Ko)
Identification des priorités stratégiques
Document sur la façon d'identifier les priorités stratégiques pour votre programme de gestion du carbone. (107 Ko)
Optimisation de l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement
Document sur la gestion du carbone et sur les compromis à faire pour optimiser l'efficacité de la chaîne d'approvisionnement. (242 Ko)
L'efficacité énergétique dans les TI pour les petites et moyennes entreprises
IBM a mené des entrevues avec plus de 1 100 dirigeants de petites et de moyennes entreprises pour découvrir en quoi les préoccupations environnementales touchent les politiques quotidiennes des PME et quel rôle joue le secteur informatique à cet égard. (590 Ko, en anglais)
http://www.lesaffaires.com/article/0/environnement/2009-02-16/489312/sables-bitumineux--les-provinces-peteacutenaliseteacutees.fr.html
----------------------
Droits d'émission de CO2 : Obama veut lever 80 milliards de dollars dès 2012
Le président Barack Obama compte lever 80 milliards de dollars par an dès 2012 par la vente de droits d'émission de gaz carbonique aux entreprises dans le cadre d'un marché fédéral d'échange destiné à lutter contre le réchauffement, selon son projet de budget transmis jeudi.
Au total, ce système qui pénalisera les plus gros pollueurs et récompensera les entreprises les plus vertes et auquel était farouchement opposé l'administration Bush, devrait permettre de financer à hauteur de 15 milliards de dollars annuellement des investissements-clé pour le développement de sources d'énergies propres, selon le document remis à la presse.
Les quelque autres 63 milliards de dollars de revenus tirés de la vente de ces droits de polluer seront redistribués sous forme de réduction d'impôt aux familles, communautés et entreprises les plus vulnérables pour les aider dans la transition vers une économie basée sur une énergie propre, explique l'administration américaine.
La création d'un système contraignant de plafonnement du CO2 notamment par la mise en place d'un marché d'échange de droits des émissions polluantes couplé au développement de sources d'énergie propre, devrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'environ 14% sous leur niveau de 2005 d'ici 2020 et de 83% d'ici 2050.
http://www.lesechos.fr/info/energie/afp_00124691-droits-d-emission-de-co2-obama-veut-lever-80-milliards-de-dollars-des-2012.htm
-------------------
France : lancement de l'éco-prêt à taux zéro et de l'éco-prêt logement social
Les autorités françaises ont signé jeudi avec les banques, les professsionnels du bâtiment et de l'immobilier et les organismes HLM des conventions concernant la mise en oeuvre de deux principales mesures du Grenelle de l'Environnement, à savoir l'éco-prêt à taux zéro et l'éco-prêt logement social, pour encourager les économies de l'énergie, a annoncé le ministère de l'Ecologie dans un communiqué.
L'éco-prêt à taux zéro, adopté en loi de finances pour 2009 à l'initiative de M. Borloo, constitue une des mesures phares du Grenelle de l'Environnement. Il financera la rénovation thermique des résidences privées afin d'encourager l'amélioration de l'efficacité énergétique du logement, a précisé le communiqué.
La convention sur l'éco-prêt logement social prévoit pour sa part une rénovation d'ici à 2020 des 800.000 logements sociaux les plus consommateurs d'énergie. Une première enveloppe de 1,2 milliards d'euros de prêts au taux fixe de 1,9 % sur une durée de 15 ans, est disponible pour financer sur la période 2009-2010 la réhabilitation énergétique de 100.000 logements, selon la même source.
Avec la signature des conventions, "nous entrons dans la phase extrêmement opérationnelle du Grenelle Environnement, avec le déploiement d'outils financiers très puissants qui vont aider les Français à réduire leurs factures d'énergie et contribuer ainsi à baisser nos émissions de gaz à effet de serre, et qui vont créer des dizaines de milliers d'emplois dans les secteurs du bâtiment et des énergies renouvelables", s'est félicité M. Borloo dans le communiqué.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-02/27/content_825636.htm
-------------------
National Geographic s'en prend aux sables bitumineux de l'Alberta
Geneviève Allard
Le reportage de 24 pages, qui a des échos à la Chambre des communes d'Ottawa, risque de nuire encore plus à la réputation du Canada ailleurs dans le monde.
Le National Geographic démontre les ravages que les sables bitumineux font sur l'environnement et leur impact sur le paysage. L'exploitation des sables bitumineux serait une des sources d'énergie les plus sales, comme nous l'explique notamment nos collègues de Materre.ca.
On y montre notamment une photo de la région où il y a les gisements de l'Athabasca dans son état naturel, avec des lacs et des forêts intacts. La photo suivante montre une nature défaite, les lacs sont gris et les forêts sont devenues des routes avec des camions chargés de sable bitumineux. Toutes les photos sont d'ailleurs saisissantes.
Les usines du secteur de Fort McMurray sont qualifiées de sombres et sataniques et le journaliste a été parler avec des autochtones qui vivent tout près, ainsi que des environnementalistes.
Là où le bât blesse, c'est que le National Geographic compte plus de 50 millions de lecteurs et est traduit en 32 langues.
Qu'à cela ne tienne, le ministre conservateur de l'Environnement estime que ce qui compte est que le Canada a entamé un dialogue avec les États-Unis pour miser sur la technologie et l'innovation et que les deux pays veulent réduire leur production de gaz carbonique.
Le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, a pour sa part dit qu'il n'allait pas diviser le pays avec un discours contre les sables bitumineux. Ce qui a fait dire au député néo-démocrate Thomas Mulcair de tenter de gagner des votes dans l'Ouest du Canada.
Le NPD maintient que le Canada est un délinquant environnemental, en ne respectant pas le droit international, le protocole de Kyoto, et en détruisant l'environnement.
Le Bloc québécois argue pour sa part que le premier ministre conservateur Stephen Harper est vendu aux pétrolières.
(sources: Le Devoir, La Presse, National Geographic)
http://matin.branchez-vous.com/nouvelles/2009/02/national_geographic_sen_prend.html
Le reportage en anglais
http://ngm.nationalgeographic.com/2009/03/canadian-oil-sands/kunzig-text
Les photos
http://ngm.nationalgeographic.com/2009/03/canadian-oil-sands/essick-photography
----------------
Les nouvelles technologies
au secours de l'agriculture
Marielle Court
Une expérimentation menée en Inde auprès de 8 000 agriculteurs était présentée cette semaine au Salon international de l'agriculture
Internet, téléphone portable, images satellite… les agriculteurs des pays en voie de développement brûlent les étapes.
Consciencieusement, l'homme tourne et retourne les feuilles de la plante malade avant de les prendre en photo. Vingt-quatre heures plus tard, ces mêmes photos s'afficheront sur l'ordinateur d'un expert agronomique installé dans un centre de recherche à des centaines de kilomètres. Encore quelques clics sur Internet et l'agriculteur recevra la solution à son problème par l'intermédiaire d'un coordinateur, lien indispensable entre des paysans souvent analphabètes et des scientifiques ultraspécialisés.
Cette expérimentation menée en Inde auprès de 8 000 agriculteurs était présentée cette semaine au Salon international de l'agriculture, à Paris, dans le cadre d'un programme baptisé Tech For Food. Un projet né en 2000 avec une idée : «Détourner les nouvelles technologies pour les mettre à la disposition d'agriculteurs, à commencer par les téléphones portables qui peuvent aujourd'hui servir à autre chose qu'à téléphoner», raconte Jean-Paul Hebrard, directeur du groupe de presse TVagri et organisateur de l'opération.
En Inde, où se concentre 23 % de la population rurale mondiale et où l'agriculture est la source de revenu principale pour 70 % de la population, souvent très pauvre, l'idée n'a rien de saugrenu. Il faut dire que le pays dispose également de structures scientifiques extrêmement pointues telles que l'Agence spatiale indienne (Isro). Des techniques appelées au secours de l'agriculture.
Plate-forme de l'ONU
K. R. Manjunath, qui est spécialiste de la télédétection en agriculture à l'Isro, enchaîne les cartes prises par satellite : l'érosion des sols ici, l'état des terres irriguées là, l'avancée des moissons, les rotations des cultures ailleurs… Autant d'informations qui permettent au gouvernement de suivre de très près les évolutions dans l'agriculture et de prendre des décisions notamment sur «les importations et exportations», explique M. Manjunath. Il n'en reste pas moins vrai que l'utilisation des satellites pour ces questions agricoles reste encore assez marginale et surtout qu'il faut disposer de spécialistes pour pouvoir les interpréter.
L'utilisation des nouvelles technologies est largement promue, également par les organisations internationales, à commencer par la FAO (Food and Agriculture Organisation). Cette agence de l'ONU propose ainsi une plate-forme, e-agriculture.org, basée sur l'expertise internationale et dont la vocation première est d'améliorer le développement de l'agriculture durable et la sécurité alimentaire par une meilleure utilisation des nouvelles technologies. De son côté, le ministère français des Affaires étrangères promeut en Afrique le Sist (système d'information scientifique et technique) afin de mettre en valeur le travail des scientifiques africains et de réduire en la matière la fracture Nord-Sud.
Intérêt des entreprises
Mais aujourd'hui ce sont les entreprises qui commencent à voir tout l'intérêt qu'il peut y avoir à élargir l'utilisation des nouvelles technologies. Ainsi, BASF (leader mondial des produits chimiques) souhaite proposer aux pays du Sud son logiciel Educ'Phyto, «ludique et interactif», destiné à améliorer la gestion des pesticides. «La très grande majorité des mauvaises pratiques se trouvent dans les pays en voix de développement alors qu'ils ne sont utilisateurs que de 20 % de pesticides», explique Jean-Marc Petat, responsable des affaires gouvernementales au sein de BASF France. L'entreprise Nokia, pour sa part, lance pour les utilisateurs de téléphonie mobile des zones rurales des pays émergents Nokia Life Tools. Un programme très accessible donnant des informations sur les semences, les pesticides, les fertilisants, la météo ou encore les cours des matières premières. Une initiative qui devrait susciter l'intérêt tant des autres fabricants de téléphones mobiles que des grandes entreprises dont les informations sont susceptibles d'être relayées.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/02/27/01008-20090227ARTFIG00363-les-nouvelles-technologies-au-secours-de-l-agriculture-.php
------------------
Station de pompage à Dunham
Vive opposition des écologistes
Agence QMI
Bernard Plante
Station de pompage à Dunham - Vive opposition des écologistes
Le projet de la construction d’une station de pompage sur le pipeline Montréal/Portland à la hauteur de Dunham en Estrie soulève de vives inquiétudes chez les écologistes.
Le groupe Équiterre a déposé, mardi, un mémoire devant la Commission de protection du territoire agricole (CPTA) pour lui demande de refuser le projet de la compagnie albertaine Enbridge Pipelines.
La station permettrait d’acheminer vers l’est du pétrole venant des sables bitumineux de l’Alberta: «Cette station de pompage favorisera l’extraction des sables bitumineux de l’Alberta, la cause principale de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre au Canada», écrit Équiterre en soulignant que ce pétrole est parmi «les plus sales au monde».
Vieilles installations
Ces écologistes affirment que le pipeline Montréal/Portland, construit en 1941, est l’un des plus âgés du continent et que le pétrole des sables bitumineux, à haute teneur en souffre, est fortement corrosif.
Une situation, selon eux, qui augmente les risques de bris, de ruptures et de fuites. Ils soulignent que près de la moitié des incidents touchant des pipelines aux États-Unis se produisent sur des installations qui ont plus de 50 ans.
«Le projet d’une station de pompage pour faire couler du pétrole corrosif dans un pipeline vieux de plus de 65 ans pose des risques de contamination au terroir de Dunham. Ces risques vont à l’encontre du mandat de la CPTA d’assurer un développement durable des terres agricoles et leur mise en valeur», soutient Hugo Séguin, le porte-parole d’Équiterre.
http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2009/02/20090225-082854.html
------------
Le Congrès américain alerté sur les dangers de l'extraction d'uranium
WASHINGTON - Un physicien français et un acteur américain se sont engagés aux côtés de représentants de peuples indigènes d'Afrique, d'Australie et des Etats-Unis, pour alerter les parlementaires américains des dangers de l'extraction de l'uranium.
"Nous voulons que les parlementaires américains comprennent que l'extraction d'uranium est très polluante et qu'il n'y a pas de réponse scientifique actuellement à la question du stockage des déchets", a dit à l'AFP Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire du laboratoire français de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité).
Des responsables de la communauté nomade touareg du Niger, des Indiens d'Amérique, des Aborigènes d'Australie ont souligné les ravages causés par l'extraction minière sur leur environnement.
Au Niger, la société française Areva extrait de l'uranium depuis plus de 40 ans sans "aucun souci pour l'environnement, la santé des personnes, les animaux", a déclaré à l'AFP Sidi-Amar Taoua, un Touareg qui vit depuis sept ans aux Etats-Unis.
L'extraction d'uranium "a engendré un conflit. Les Touaregs ont pris les armes pour défendre leur terre contre le régime du Niger qui est complice avec Areva", a-t-il ajouté.
En janvier, Areva avait annoncé le dépôt d'une demande d'agrément des autorités américaines pour construire un site d'enrichissement d'uranium d'un coût de deux milliards de dollars, dans l'Idaho (nord-ouest).
Les terres réservées aux Indiens dans le sud-ouest des Etats-Unis ont abrité plus de 1.300 mines d'uranium. Même si la plupart ont fermé, elles ont laissé derrière elles de l'eau polluée et des maladies telles que le cancer ou les affections rénales, a assuré le militant écologiste amérindien Manny Pino.
"Dans ce contexte de renaissance nucléaire, le gouvernement fédéral en oublie presque les inconvénients historiques de l'extraction d'uranium, et donne la priorité aux avantages économiques du nucléaire au détriment de nos terres, notre eau, et notre peuple", a-t-il dit.
http://www.romandie.com/ats/news/090301055110.ggzmq1ap.asp
----------------
Le Québec poursuivi pour avoir interdit un pesticide
Louis-Gilles Francoeur
Une société des États-Unis, Dow AgroSciences, a entrepris une poursuite en vertu de l'ALENA pour obtenir deux millions en compensation sous prétexte que le Code québécois des pesticides viole son droit de vendre du 2,4-D dans la province.
http://www.ledevoir.com/2009/02/28/236508.html
--------------
LE GOUVERNEMENT ONTARIEN PRÉSENTE SON PROJET DE LOI SUR L'ÉNERGIE VERTE
Le gouvernement de l'Ontario espère que son projet de loi sur l'énergie verte, qui sera présenté lundi à l'Assemblée législative, va entraîner la création de 50 000 emplois et permettra de transformer l'économie de la province. Le ministre de l'Énergie et de l'Infrastructure, George Smitherman, a indiqué que le projet législatif devait faciliter le lancement de projets de production d'énergie renouvelable et la mise en place d'une culture de la conservation. Ainsi, d'ici quelques mois, il entend mettre en place une grille de tarifs tenant compte des différentes heures du jour afin que les particuliers puissent économiser de l'argent en utilisant leurs machines à laver et sécheuses hors des périodes de pointe. Greenpeace Canada affirme que ce projet de loi est un bon outil, mais qu'il n'aiderait pas vraiment si le gouvernement persiste à vouloir que l'énergie nucléaire produise la moitié des besoins en électricité de l'Ontario, comme c'est le cas aujourd'hui.RCI
------------------
LIVRE
OGM
Christian Vélot
Organismes Géniaux et Merveilleux, Organismes Génétiquement Monstrueux ou Outils Génétiques de Marketing ?
Les OGM ont multiples facettes car multiples domaines d’utilisation et d’application. OGM et recherche fondamentale, OGM et médecine, OGM et industries, OGM dans l’agro-alimentaire, autant de catégories que l’auteur s’évertue ici à différencier afin d’éviter certains amalgames fallacieux si chers aux VRP de la transgenèse généralisée. C’est avec des expressions imagées, des métaphores audacieuses et croustillantes, le tout arrosé de quelques notes d’humour, que Christian Vélot explique, avec pédagogie et simplicité, dans un langage accessible à tous, les aspects scientifiques et sociétaux des OGM en s’appuyant sur des exemples concrets.
Depuis la définition des OGM jusqu’aux questions qu’ils soulèvent — tant sur les plans sanitaire, environnemental, éthique que du point de vue sociétal —, en passant par leurs modes d’obtention, la carence d’évaluation dont ils font l’objet, et des réponses aux arguments les plus répandus chez les inconditionnels des OGM tous azimuts, cet ouvrage apporte les outils qui permettent aux citoyens de se réapproprier un débat que l’on a tenté de leur confisquer. De la science en toute conscience …
240 pages, couleur, ISBN 978-2-917904-01-5