[ Energie et développement durable ]

Publié le samedi 25 avril 2009

[ Samedi 25 avril 2009 ]

25 Avril Revue de Presse EED

 

Biocarburant: l'Europe, un débouché potentiel crucial pour la Russie

 

 

MOSCOU, RIA Novosti. L'Europe pourrait constituer un débouché stratégique, estimé à près de 40 millions de tonnes par an, pour les exportations russes de biocarburant, a annoncé dans un entretien à RIA Novosti le PDG du groupe russe Biotekhnologuii (Biotechnologies), Piotr Kanyguine.

Selon lui, jusqu'à 36 millions de tonnes de déchets sont produits annuellement par les usines russes de transformation de bois, avec lesquels on pourrait fabriquer près de 7 millions de tonnes de biocarburant.

"Nous pourrions transporter le biocarburant liquide, par exemple le butanol, par les conduites existantes destinées au transport d'essence, ce qui nous évitera de créer de nouvelles infrastructures", a-t-il précisé.

L'Europe a besoin de biocarburant, a poursuivi le chef d'entreprise. "Si l'Etat nous apporte le soutien nécessaire, cela impulsera le développement de l'ensemble du secteur", a indiqué M. Kanyguine, ajoutant que la Russie pourrait couvrir la totalité des besoins du marché européen en biocarburant.

http://fr.rian.ru/business/20090417/121177474 .html

-------------

Gaz: Achkhabad tourne le dos à Gazprom

MOSCOU, RIA Novosti. Les compagnies étrangères profitent de l'affaiblissement des positions de Gazprom au Turkménistan, lit-on vendredi dans les quotidiens RBC Daily et Kommersant.

Achkhabad et l'allemand RWE ont signé un mémorandum sur la coopération dans le transport de gaz turkmène vers l'Europe et la mise ne valeur du plateau continental de la mer Caspienne. Cet accord contribue, selon les experts, à la réalisation du projet de gazoduc Nabucco, auquel participe le holding allemand.

Le Turkménistan n'a pratiquement pas signé jusqu'à présent de contrats concrets avec des compagnies occidentales. Le document d'hier s'explique par le fait que la Russie a réduit de 90% l'achat de gaz turkmène ce qui s'est soldé la semaine dernière par une explosion sur le gazoduc Asie Centrale-Centre. Turkmengaz a annoncé hier qu'il préparait "encore quelques accords similaires avec RWE".

A moyen terme, Achkhabad n'a aucun moyen de remplacer Gazprom par un autre acheteur ou une compagnie de transit, indique Alexeï Belogoriev, chef du département des études du secteur gazier de l'Institut des problèmes des monopoles naturels. Cela exigera au moins la construction de nouveaux pipe-lines. Aujourd'hui, le pays intensifiera le travail dans ce domaine, car Nabucco sera apparemment mis tôt ou tard en service.

Les négociations entre le Turkménistan et RWE font progresser la réalisation du projet Nabucco, affirme Mikhaïl Kortchemkine, directeur général d'East European Gas Analysis.

L'effondrement de la demande rend les importations de gaz turkmène tout à fait inutiles, c'est pourquoi la conduite de Gazprom est absolument compréhensible. La cessation des livraisons du combustible turkmène pourrait cependant se traduire par des répercussions très graves à long terme. Sans le gaz d'Achkhabad, la balance gazière de la Russie se heurtera à un déficit sensible dans 1-2 ans après la fin de la crise. Il n'existe cependant pas de solution simple de ce problème. Même une diminution considérable des prix ne peut plus constituer une issue, car Gazprom a actuellement besoin de lancer tout d'abord ses propres sites d'extraction. Le volume de rachat pourrait, par exemple, être réduit au niveau des importations ukrainiennes. Les parties accepteront sans doute un compromis pour résoudre la situation actuelle, mais les relations entre Moscou et Achkhabad ont en tout cas irrémédiablement changé, affirme M. Belogoriev.

http://fr.rian.ru/world/20090417/121178595.ht ml

--------------------------------------------- ----------------

 

 

 

L'intelligence des dirigeants mise à l'épreuve par la crise alimentaire planétaire

BEIJING, (Xinhua) -- Plus d'un milliard de personnes dans le monde en proie à la famine voit s'amenuiser l'espoir de manger à satiété, suite au retrait des bailleurs traditionnels, qui ont transféré leurs fonds pour la reprise économique dans leur pays.

Les efforts internationaux pour répondre à ce fléau s'avèrent moins efficaces en raison de la faible coordination entre les gouvernements du monde, ont reconnu les ministres de l'Agriculture du G8, réunis pour la première fois en Italie entre les 18 et 20 avril à propos de la crise alimentaire.

La réunion du G8 a brossé un tableau sombre sur la crise alimentaire : le nombre croissant de la population de mal-nourris, pauvre et au chômage sur fond de morosité économique, le surrenchérissement irréversible des prix à mi-terme dû aux problèmes structurels, ainsi que les spéculations sur les fluctuations des prix.

Le monde est loin de parvenir aux Objectifs du millénaire de l'ONU de réduire de moitié la population de mal-nourris sur toute la planète avant 2015, ont déploré les ministres, appelant à des efforts immédiats pour trouver des solutions à ce grand défi et contribuer au développement durable de la production agricole.

Les ministres ont dénoncé le protectionnisme dans l'agriculture, qui dénature le commerce et menace la production agricole dans les pays en développement, vitale pour le bien-être de quelque deux milliards de pauvres dans le monde.

"Nous insistons sur l'importance d'un système règlementé d'échanges commerciaux international pour le commerce agricole... Nous souhaitons soutenir le rôle des marchés fonctionnant bien comme un moyen afin d'améliorer la sécurité alimentaire", ont indiqué les ministres dans leur déclaration finale.

Pourtant, ils ne sont pas parvenus à s'accorder sur les mesures afin de réduire les barrières commerciales, suite aux différends existant au sein du monde développé.

Malgré les engagements pris par le G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie), il existe encore une grande ambiguïté sur les décisions à être prises lors du prochain sommet du G8 en juillet, et sur la coordination entre les pays développés et en développement.

Voilà une épreuve à laquelle sera soumise l'intelligence politique des dirigeants.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-0 4/22/content_863743.htm

-----------------

LES USA DÉCLARENT LES GAZ À EFFET DE SERRE DANGEREUX POUR LA SANTÉ

L'Agence américaine de protection de l'environnement a déclaré vendredi les gaz à effet de serre dangereux pour la santé publique. L'agence confirme ainsi la volonté du président Barack Obama de s'en prendre au problème du réchauffement climatique. Cette décision ouvre la voie à la réglementation de ces émissions qui tomberont désormais sous le coup de la loi antipollution, dite "Clean Air Act", en vigueur depuis 1970. L'agence précise que les émissions les plus importantes sont les dioxydes de carbone ou CO2. En conséquence, les autorités fédérales pourront désormais prendre des mesures pour limiter les émissions dégagées par les voitures, les avions, les centrales électriques au charbon ou les raffineries de pétrole, toutes émissions qui contribuent au réchauffement de la planète. La Maison Blanche met ainsi la pression sur le Congrès pour l'adoption d'une loi créant un système de marché de permis d'émissions, pénalisant les pollueurs et encourageant les énergies vertes. M. Obama souhaiterait qu'un tel texte soit voté avant la conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague en décembre, où le reste du monde attend un réel engagement des États-Unis après les huit années de refus de l'administration Bush.RCI

------------

CLIMAT: L'INSTITUT PEMBINA DEMANDE À OTTAWA D'AUGMENTER SA PART D'AIDE

Selon un rapport publié lundi par l'Institut canadien Pembina, la signature d'un accord sur les changements climatiques en décembre à Copenhague dépend de l'aide financière que les pays riches accorderont aux pays en développement. Le rapport rappelle que même s'ils ont très peu contribué au problème, ce sont les pays les plus vulnérables qui subissent le plus fortement les effets des changements climatiques. L'Institut Pembina demande à Ottawa d'assumer 3 à 4% du financement mondial, ce qui correspond à la part canadienne des émissions de gaz à effet de serre sur la planète. Les chercheurs dénoncent le fait que le gouvernement conservateur du Premire ministre Stephen Harper exige de la Chine et de l'Inde les mêmes efforts que les pays riches.RCI

-------------

CLIMAT: LES BESOINS DES PAYS PAUVRES ÉVALUÉS À 267 MILLIARDS DE DOLLARS PAR AN

Un groupe africain qui participe aux négociations en vue d'un nouveau traité pour remplacer le protocole de Kyoto affirme que les pays en développement auront besoin d'au moins 267 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour combattre le changement climatique et s'adapter aux sécheresses, aux canicules et à la montée du niveau des mers. Ce chiffre représente plus du double de l'aide au développement actuellement versée par les pays riches aux pays pauvres. Cette aide a atteint l'an dernier le montant record de 120 milliards de dollars. Le prochain round de négociations de l'ONU sur le climat, qui doivent déboucher sur un nouveau traité en décembre prochain à Copenhague, est programmé du 1er au 12 juin à Bonn.RCI

---------------

ENVIRONNEMENT : LES CONSERVATEURS CRITIQUÉS

Le commissaire à l'environnement du Canada estime que le gouvernement conservateur n'a fait que des progrès insignifiants quant à la stratégie nationale de l'eau qu'il avait promise il y a plus de deux ans. Devant un comité de la Chambre des communes, mardi, le commissaire à l'environnement et au développement durable, Scott Vaughan, a affirmé que les conservateurs avaient fait plusieurs annonces au sujet de leur stratégie de l'eau, mais qu'ils n'y avaient toujours pas donné suite. Les conservateurs se sont d'abord engagés à mettre sur pied une stratégie nationale de l'eau en mars 2007, mais ils ont depuis fait l'objet de critiques, notamment d'avoir seulement fait des annonces sporadiques. Les écologistes se sont plaints qu'Ottawa ne fasse pas preuve d'une approche globale pour répondre à la pollution de l'eau et aux pénuries à travers le pays.RCI

-----------

Protect water as a commons,

ensure equity of access,

and prioritize environmental restoration.

Canada remains the primary opponent to the human right to water at the UN.

Dylan Penner, Media Officer, The Council of Canadians

--------------

[ publié par jeromet le 2009-04-25 10:54:30 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]



Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com