[ Energie et développement durable ]

Publié le mercredi 6 mai 2009

[ Mercredi 6 mai 2009 ]

Place aux énergies nouvelles EED

Rouler à l’air

Par Valérie Borde

 

Une voiture qui consomme 1,7 litre d’essence aux 100 km, n’émet presque aucun gaz à effet de serre et coûte 8 500 dollars : on en veut une !

La OneCATs, voiture à air comprimé à laquelle l’ingénieur français Guy Nègre travaille depuis 20 ans, pourrait débarquer sur le marché européen dès l’an prochain, grâce au géant indien Tata. Si l’auto obtient son homologation, qui implique notamment de sévères tests de collision.

Les pistons de cette petite voiture sont actionnés au moyen d’air comprimé stocké dans deux bonbonnes qui se trouvent dans le plancher. En version « hybride », le moteur à air comprimé est couplé à un moteur à essence, qui permet de rouler plus vite — jusqu’à 100 km/h — et plus longtemps. Après 800 km, il faut remplir les bouteilles d’air comprimé dans un garage équipé pour le faire.

Tata, qui vient de racheter Jaguar et Land Rover, croit au potentiel de la OneCATs. Le constructeur a décidé l’an dernier de financer le développement de la technologie, en échange des droits pour le marché indien. Un gros coup de pouce financier à MDI, l’entreprise de Guy Nègre, installée en Provence.

Le représentant américain de MDI, la société ZPM, proposera en Amérique du Nord une version plus étoffée de l’engin d’ici 2010. La CityCATs pourra transporter six passagers et atteindre 160 km/h, pour une consommation de 2,2 litres aux 100 km. Prix : 18 000 dollars.

http://www.lactualite.com/environnement/article.jsp?content=20080910_154841_40500

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Vachement puissant !

Par Valérie Borde

 

Au Vermont, de l’électricité est produite dans des fermes laitières à partir du biogaz issu de la fermentation, dans des bioréacteurs souterrains, de bouse de vache. Dans cet État, 4 500 foyers et entreprises ont accepté de payer leur électricité quatre cents de plus par kilowattheure pour soutenir à la fois les agriculteurs du coin et une énergie renouvelable.

Lancée en 2005 par le Central Vermont Public Service (CVPS), l’initiative Cow Power (énergie bovine) connaît un franc succès. Les cinq fermes qui y sont associées sont reliées au réseau du CVPS, qui assure la distribution de l’électricité produite, facture les clients et remet 95 % du montant perçu aux agriculteurs.

Le processus ne dégage aucune odeur et diminue nettement la quantité de GES émise par les fermes. Même les cendres sont réutilisées pour servir de litière aux animaux !

En juillet dernier, des chercheurs de l’Université du Texas à Austin ont estimé le potentiel de cette technologie à l’échelle des États-Unis : les déjections du cheptel américain pourraient générer 100 milliards de kilowattheures — de quoi alimenter plusieurs millions de foyers en électricité —, ce qui ferait diminuer de pas moins de 4 % les émissions de GES totales du pays.

http://www.lactualite.com/environnement/article.jsp?content=20080910_154057_34876

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Une mine d’énergie

Par Valérie Borde

 

La géothermie devient drôlement plus rentable si l’on utilise… des trous déjà creusés. Or, au Québec comme dans d’autres régions du monde, on ne manque pas de trous : des centaines de mines désaffectées pourraient se transformer en autant de petites centrales géothermiques.

Cette idée, proposée par Jasmin Raymond, étudiant en géologie à l’Université Laval, a convaincu la municipalité de Murdochville, puis le gouvernement du Québec, qui a investi en janvier dernier 350 000 dollars dans l’installation d’une telle centrale dans une mine de cuivre abandonnée depuis 1999.

Chauffés par les entrailles de la Terre, les quatre millions de mètres cubes d’eau accumulés au fond de la mine gaspésienne se maintiennent à une température constante de 7 °C. L’énergie est récupérée par des échangeurs de chaleur.

La centrale devrait produire 735 kW d’électricité, soit assez pour chauffer 14 000 m2 de locaux dans le parc industriel de Murdochville. Pour trois fois moins cher que le chauffage au mazout !

http://www.lactualite.com/environnement/article.jsp?content=20080910_154616_22248

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De l’eau dans l’ordinateur

par Valérie Borde

Faire circuler de l’eau dans les ordinateurs et récupérer leur chaleur pour chauffer les bâtiments : voilà la drôle d’idée d es chercheurs d’IBM. Mais personne n’a ri quand, en mars dernier, ils l’ont proposée au Cebit, le salon annuel le plus important des industries de l’information et des télécommunications. En circulant dans de minuscules tubulures logées entre les composants d’un serveur informatique, l’eau refroidit l’équipement puis est dirigée, brûlante, vers un échangeur de chaleur ou un système de chauffage des bâtiments, auquel elle cède sa chaleur avant d’être renvoyée dans le serveur. Futé, non ?

Les microprocesseurs consomment beaucoup d’énergie et dégagent énormément de chaleur lorsqu’ils traitent de l’information. Il suffit d’approcher sa main de l’unité centrale de son ordinateur pour s’en convaincre (prudence, on peut facilement se brûler !). On n’ose imaginer la chaleur dégagée par le dernier centre de traitement de l’information de Microsoft, en construction au Texas, qui aligne des serveurs sur l’équivalent de six terrains de soccer ! L’électricité consommée par ces parcs de serveurs générerait autant de GES que le trafic aérien mondial. Dans le monde, les serveurs consommeraient annuellement quelque 120 milliards de kWh, selon le Lawrence Berkeley National Laboratory… soit à peine moins que la consommation d’électricité totale du Québec ! Et près de la moitié de cette énergie sert à alimenter d’innombrables climatiseurs et ventilateurs pour refroidir les composants.

Le prototype conçu par IBM pourrait changer la donne. Selon ses concepteurs, ce système en circuit fermé pourrait diminuer de 40 % la consommation d’électricité des centres de traitement de données et leur permettre de générer autant d’énergie qu’ils en consomment. Tout un progrès… mais gare aux fuites !

http://www.lactualite.com/environnement/article.jsp?content=20080929_114622_11784

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Les énergies renouvelables sont en plein boom : en 2007 seulement, elles ont généré un investissement total de plus de 100 milliards de dollars sur la planète, d’après les Nations unies. Mais le soleil, le vent et la géothermie n’engendrent pour l’instant que 3,4 % de la puissance électrique mondiale. Alors que l’éthanol, qui devait aider à résoudre la crise énergétique, a déclenché une crise alimentaire.

Le défi est donc lancé pour trouver des solutions de remplacement aux carburants fossiles et diminuer la consommation. On mise sur l’imagination pour sortir l’humanité de ce guêpier !

Certaines inventions peuvent paraître loufoques, d’autres resteront trop coûteuses ou pas assez fiables. Mais il serait imprudent de les condamner d’office. Prenez les éoliennes espagnoles. Elles font vivre 500 entreprises et ont une puissance équivalente à celle d’Hydro-Québec à la Baie-James. Les doux rêveurs sont devenus des hommes d’affaires, et l’Espagne est aux avant-postes de la révolution énergétique. Alors, bon vent aux idées ingénieuses !

-Un tapis qui récupère l’énergie de celui qui marche dessus

 

-Une société norvégienne spécialisée dans les énergies renouvelables entend tirer parti d’un phénomène bien connu des physiologistes — l’osmose — pour produire de l’électricité... dans les estuaires. Et ce, grâce à une membrane séparant un réservoir d’eau salée et un autre d’eau douce

 

-Un moteur dans le genou

On récupére l’énergie libérée en marchant pour, par exemple, alimenter son cellulaire, un GPS, voire une prothèse motorisée ou un implant de neurostimulation ?

-À Stockholm, on s’apprête à chauffer un complexe commercial de 13 étages avec la chaleur dégagée par les usagers des transports en commun !

-Des hydroliennes au fond des mers

Cette nouvelle forme d’énergie pourrait connaître un développement semblable à celui de l’éolien, 20 ans plus tard. L’eau du Saint-Laurent, fleuve au potentiel très prometteur, concurrencera-t-elle un jour le vent de la Gaspésie ?

 

-La tour à énergie

L’eau pompée à proximité servirait à refroidir l’air en haut de la tour. Sous l’effet de la convection, l’air froid descendrait, actionnant des turbines sur son passage.

 

- L’énergie houlomotrice

À chaque jointure, qui se plie et se déplie sous l’effet des vagues, des vérins sont activés par le mouvement. Ils font pression sur un fluide qui fait fonctionner un moteur hydraulique caché dans la structure.

 

-Le pétrole solaire

Il s’agit de réaliser, grâce à l’énergie du soleil, la réaction chimique inverse de la combustion — qui transforme les hydrocarbures en gaz carbonique et en eau. Il faudra encore au moins 15 ou 20 ans avant d’y arriver à grande échelle…

-La police de l’énergie

Des contraventions lorsque la climatisation est réglée à moins de 2 6 °C ou le chauffage à plus de 2 0 °C.

 

http://www.lactualite.com/environnement/article.jsp?content=20080929_121113_12828&PAGE=5

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[ publié par jeromet le 2009-05-06 14:02:45 ]

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